Au
XIIIème siècle, un certain Gérard de
Bierset, chanoine de Saint-Lambert, possède, près
de l’actuelle place des Guillemins, un manoir entouré
d’eau, au milieu de bois et de prairies.
Le château est aussi appelé « Maison de
la Motte », car il est établi sur un tertre.
Dans sa propriété, Gérard de Bierset
fait construire un asile pour
prêtres âgés.
Le
manoir de la Motte
En 1287, ce sont des religieux de l’ordre des Guillemites (
Wilhelmites ou encore Guilhelmites ) qui prennent possession des lieux
; l'endroit devient un prieuré qui donnera son nom au quartier
: les Guillemins.
Le
prieuré d'antan devait se situer à l'emplacement
indiqué par l'ellipse rouge sur la vue de droite ( photo
de la rue du Plan Incliné en 2005 )
L’ordre
des Guillemites a été fondé au XIIème
siècle par Guillaume de Malavalle, canonisé
depuis.
Saint
Guillaume a vécu au XIIème siècle. C’est
un gentilhomme français (probablement originaire d’Aquitaine),
qui commence, au cours d’une carrière militaire,
par une existence aventureuse et dissolue. Touché par
la Grâce, il se rend à Rome demander pardon au
pape Eugène III.Celui-ci lui impose, comme pénitence, un pèlerinage
à Jérusalem.
Après
un séjour de huit ans en Terre Sainte, Guillaume
décide de vivre en ermite et se retire dans le
désert de Malavalle, sur le territoire de Sienne,
en Italie (Toscane). Tout son temps est désormais
consacré à la prière et aux exercices
de pénitence. La légende raconte même
qu’il a combattu des dragons et réalisé
des miracles.
Des disciples de plus en plus nombreux, attirés
par la sainteté de sa vie, se mettent à
partager son mode d’existence. A sa mort en 1157,
ils bâtissent un prieuré sur son tombeau.
C’est ainsi que commence l’ordre des Guillemites,
qu'approuvera le pape Alexandre IV.
Saint Guillaume est fêté le 10 février.
Quelques
étapes de l'histoire de ce couvent liégeois :
En
1568, les troupes de Guillaume d'Orange-Nassau passent par Liège,
où elles comptent traverser la Meuse pour fuir l'armée
du duc d'Albe traquant les calvinistes. Elles pillent le couvent des
Guillemites (tout comme d'ailleurs
l'abbaye de Saint-Laurent).
Dans
la première moitié du XVIIème siècle,
la principauté de Liège est marquée par l'opposition
entre Chiroux (les partisans du pouvoir en place) et les Grignoux
(les adeptes d'un régime plus libéral). En 1649, le
prince-évêque Ferdinand de Bavière mâte
l'insurrection populaire ; des Liégeois pourchassés
se réfugient dans le couvent entouré de fossés,
qu'alimentent en eau les ruisseaux descendant du Bois l'Évêque
et du bois d'Avroy, sur les hauteurs de Cointe.
Au
début du XVIIIème siècle, le couvent des Guillemites
connaît la prospérité. Mais dès 1770, le
nombre de moines périclite, la discipline monastique se relâche,
les bâtiments se dégradent, les dettes s'accumulent au
point que l'argenterie est mise au mont-de-piété.
Une
dizaine d'années plus tard, le monastère fait place
à un pensionnat où l'on enseigne « les langues
allemande, française, latine, ainsi que tout ce qui a rapport
à la meilleure éducation, comme la musique les armes,
la danse, l'équitation, le dessin » (Gazette de Liége
de l'époque).
En
1795, quand l'ex-principauté de Liège est intégrée
à la France, ces anciens bâtiments religieux sont confisqués
et vendus ; ils seront détruits au milieu du XIXème
siècle au fur et à mesure des travaux d'aménagement,
à cet endroit, d'une gare de chemin de fer.
Les
débuts du chemin de fer :
Au
milieu du XIXème siècle, le quartier s'urbanise à
la suite du développement des chemins de fer.
Dès
1838, une voie ferrée relie Bruxelles à Ans, mais les
trains ne peuvent accéder à la cuvette liégeoise
à cause de la trop forte déclivité. C'est grâce
au plan incliné imaginé par l'ingénieur Henri
Maus que le problème est résolu et qu'une première
gare est construite en 1842 dans le quartier. Pour descendre, il faut
faire confiance aux freins du convoi ; pour remonter, c'est tout un
système de treuil et de câbles qui est sollicité,
exemple unique à l'époque !
Cette gare primitive (du « temporaire en bois » qui va
durer près de vingt ans) apparaît sur cette lithographie
gouachée de J-B GRATRY (1845). Cette vue montre le quartier
des Guillemins depuis Cointe ; dans la partie gauche, on distingue
la suation, le plan incliné, et dans le
lointain, l'hôpital
militaire Saint-Laurent et la basilique Saint-Martin.
Survolez les zones réactives encadrées de rouge :
La
première gare des Guillemins au milieu du XIXème
siècle, avec le célèbre plan incliné
d'Henri Maus.
Le
chantier TGV, en 2007, du côté de la rue du Plan
Incliné.
Le
plan incliné au bas du Laveu en 1849.
Le
plan incliné (la croix) surmonté de nos jours
par une autoroute urbaine.
La
première gare vers 1850. Si l'on s'en réfère
à l'hôtel de l'Univers, déjà présent,
elle devait se situer à la fin du parking actuel (la
flèche sur la photo ci-contre).
La
rue du Plan Incliné en mai 2008 (à droite de la
photo : l'hôtel Best Western Univers).
En
1863, on construit une gare en dur, dans l'axe de la rue de la station,
qu'on rebaptise « rue des Guillemins » pour la circonstance.
Le nouveau bâtiment est bâti en gros blocs de pierre de
France, avec, en façade, un impressionnant vitrail et un fronton
que surmonte une imposante statue féminine symbolisant l'industrie
(la carte postale colorisée ci-dessous date de 1915) :
1863.
Les wagons déchargent les matériaux nécessaires
à la construction
de la gare.
La
façade et son fronton sont érigés ;
au sommet, on aperçoit l'ossature en bois où
l'on va implanter la statue.
La
même perspective en 2008, lors des travaux d'aménagement
du quartier liés à la construction de la gare
TGV.
La
gare des Guillemins de 1863 trouve toute sa splendeur à l'occasion
de
l'Exposition Universelle de 1905 :
Dans
la première moitié
du XXème siècle.
En
octobre 2006.
Dans
la première moitié
du XXème siècle.
En
décembre 2003.
Pendant
la première guerre mondiale.
En
septembre 2007.
Déjà
des travaux dans les années 1950.
En
juin 2005.
À la fin des années 1940 ou début 50 :
C'est
en 1958 que la gare « Belle Époque » est remplacée
par un insignifiant bâtiment dit « moderne », probablement
pour avoir l'air à la mode à l'époque où
Bruxelles s'enorgueillit de son Exposition Internationale.
La
démolition en 1956 de la gare « Belle Époque »
:
La fin de la statue qui surmontait le fronton de façade
( photo Noir
Dessin Production).
Le
chantier de la nouvelle en 1957 :
Pendant
la grève générale de l'hiver 1960-61, cette nouvelle
gare est saccagée par les grévistes qui manifestent
contre la « loi unique » du gouvernement Eyskens :
Saccage des quais malgré la présence de l'armée.
Les forces
de gendarmerie au début de la rue du Plan Incliné.
Ces
deux photos m'ont été aimablement fournies par
Guillaume Rimbaud, de l'Institut Liégeois d'Histoire
Sociale.
La
gare remise de ses émotions au début des années
1960 :
Au
milieu des années 1970 :
Vers
1978-79 (photo présentée avec l'aimable autorisation
de Monsieur André DRÈZE, auteur du livre
« Liège, 100 vues aériennes d'une ville millénaire
», publié en 1980 à l'occasion du millième
anniversaire de la principauté de Liège) :
Début
juin 2007, la gare est fermée, vouée à la démolition
:
Septembre
2007, la démolition a commencé :
En
ce tout début du XXIème siècle, en effet, d'importants
travaux sont en cours pour doter l'endroit d'un tout nouveau complexe
ferroviaire. Monsieur « tout le monde » parle d'une nouvelle
gare TGV ; il s'agit en réalité d'un ensemble à
vocation mixte, destiné à la fois au service intérieur
de la SNCB et au service international à grande vitesse.
L'évolution
du chantier d'août 2004 à août 2007
Je
tiens ici à remercier Monsieur Michaël Nieves ASENSIO
de m'avoir autorisé à prendre des photos (comme celles
ci-dessus) depuis le toit de l'hôtel
de l'Univers.
La
gare en juillet 2006. A l'arrière-plan, le chantier du
nouveau complexe.
La
gare imaginée par l'architecte espagnol Santiago Calatrava.
Photos
aériennes du chantier, GlobalView
juillet 2006.
CliquezICIpour ouvrir un blog consacré à la ville de Liège.
Vous y découvrirez des photos concernant l'évolution
du quartier des Guillemins
et du chantier de la nouvelle gare.
La
rue des Guillemins :
Dès
la création de la gare en 1842, il s'avère indispensable
qu'une rue la relie à l'Avroy en pleine expansion. L'«
Avreû » ( du latin « arboretum », «
lieu planté d'arbres » ) est un ancien bras de la Meuse
remblayé et converti en promenade menant au centre-ville. Il
s'agit de l'actuel boulevard où se tient la foire d'octobre.
Au début, cette rue menant à la gare s'appelle tout
à fait logiquement rue de la station ; elle ne deviendra la
rue des Guillemins qu'en 1863.
En 1864, elle est bordée de deux rangées d'arbres, mais
ceux-ci seront abattus en 1881 pour entrave à la circulation
! Il est vrai que des trams y circulent depuis 1871.
La
rue des Guillemins réaménagée pour l'Exposition
Universelle de 1905. Une artère rectiligne, destinée
à mettre la gare en valeur ( le cercle rouge indique
de nouvelles maions construites pour la circonstance ). Il existait
là, dès le XVIIème siècle, un château
nommé la Bastrie
Ancienne
place fortifiée datant de 1638, la Bastrie est devenue,
au milieu du XIXème siècle, un restaurant appelé
le Vaux-Hall.
À
la fin du XIXème siècle, c'est le carrossier Walch
qui occupe les lieux.
En
2008, lors du réaménagement des voiries dans le
cadre de la construction de
la nouvelle gare TGV
La
rue des Guillemins vue de la place du même nom :
L'hôtel
de l'Univers vers 1900 .
Le
Best Western Univers en 2004.
Vers
1905-1910.
En
janvier 2006.
La
rue des Guillemins vue dans le sens « vers la gare » :
En
1910 ( la charrette tirée par un chien
est celle du marchand ambulant
des quatre saisons ).
En
novembre 2005.
Lors
de la démolition de la gare en septembre 2007
Au
tout début du XXème siècle.
En
septembre 2003.
Au
tout début du XXème siècle.
En
janvier 2008.
Depuis
le carrefour boulevard d'Avroy - avenue Blonden :
Vers
1900.
En
juin 2007.
Au
milieu des années 1960.
En
août 2007 ( la rue des Guillemins est fermée à
la circulation dans un sens, en vue d'un important chantier
de rénovation ).
La
rue des Guillemins vue dans le sens « vers le boulevard d'avroy
et l'avenue Rogier » :
Au
tout début du XXème siècle ( à remarquer
la charrette du laitier à
traction canine ).
En
septembre 2007.
Lors
des inondations de décembre 1925
et janvier 1926.
Lors
de la réfection de la voirie
en juin 2008.
À
la fin des années 1960.
En
décembre 2007.
La
place des Guillemins :
La
place des Guillemins le 7 juin 2007 ( la gare, à droite,
a fermé ses portes trois jours plus tôt, en attente
de destruction ; à l'arrière-plan, on aperçoit
le chantier de sa remplaçante ).
L'Hôtel
du Midi au tout début du XXème siècle, connu
pour ses spectacles de music-hall et sa terrasse estivale.
La
Brasserie du Midi en janvier 2006.
La
place de la Gare à la fin
du XIXème siècle.
La
place des Guillemins en
novembre 2005.
Au
début du XXème siècle.
En
décembre 2003.
Dans
les années 1950.
En
mars 2008.
De
1842 à 1899, l'espace devant les bâtiments ferroviaires
s'est appelé place de la Gare. C'est l'actuelle place Joseph
de Bronckart qui a d'abord porté le nom de place des Guillemins,
avant d'être rebaptisée du nom d'un politicien liégeois
ayant oeuvré pour le développement de l'enseignement primaire.
Le
fait que la place de Bronckart s'est primitivement appelée place
des Guillemins est certainement dû, à nouveau, à
l'ancien couvent des Guillemites, qui s'étendait jusqu'à
cet endroit.
Lors du chantier de construction, un terrassier n'y a-t-il pas
découvert, en 1877, une bourse contenant des pièces
de monnaie datant du XVème siècle, à l'emplacement
présumé d'une maison occupée jadis par
les moines ?
La place de Bronckart à la fin des années
1970 (photo d'André DRÈZE, « 100 vues aériennes
d'une ville millénaire »).
La
rue du Plan Incliné :
Il
s'agit de la rue qui relie la place des Guillemins à la bretelle
autoroutière A602.
La
rue du Plan Incliné, vue de la place des Guillemins, au
début des années 1960
Le
même endroit en novembre 2005
L'autre
extrémité de la rue en 1962, aboutissant à
la rue Édouard Wacken, au bas du quartier du Laveu.
Au
bout de la rue : l'entrée de la bretelle autoroutière
et le plan incliné ferroviaire.
(en cours de mise à jour)
La
rue du Plan Incliné, dont il est urgent d'améliorer
l'aspect vu qu'elle constitue l'accès à la gare
en venant de l'autoroute, connaît d'importants travaux
de voirie (photos de juin 2007)
Cette
rue est ainsi dénommée, bien entendu, parce qu'elle
mène au plan incliné conçu en 1842 par
l'ingénieur Henri Maus (voir plus haut).
Lithographie de 1843 (collections artistiques de l'Université
de Liège) représentant le plan incliné
à la station de Liège Haut-Pré.
Le plan incliné en janvier 2006, vu de la rue Saint-Laurent.
Le train TGV Thalys descend vers la gare des Guillemins
La
rue Paradis :
La
rue Paradis relie l'avenue Blonden à la place des Guillemins.
Elle est appelée à devenir, dans
les projets d'aménagement du quartier, l'artère principale
en face de la nouvelle gare Calatrava.
Cette
rue tient son nom d'une ancienne chapelle, dite du « Paradis
» (voire du « Petit Paradis »), sise au coin des
actuels quai de Rome et rue de Fragnée. Cette chapelle a été
démolie en 1881 après la construction de l'église
Sainte-Marie des Anges de la place des Franchises (1874).
La
chapelle du Paradis en 1850.
Peu
avant sa démolition en 1881.
L'appellation
de « Paradis » n'émane pas d'une quelconque origine
religieuse. Pour certains, elle proviendrait du fait qu'existait là,
au XVIème siècle, une maison de campagne très
agréable ; pour d'autres, elle ferait allusion à une
maison de réjouissance où se pratiquait le plus vieux
métier du monde. De nos jours, elle évoque le siège
de l'administration des contributions. Plus tellement le septième
ciel !
Dans
la rubrique « Grands
boulevards », nous avons vu qu'un bassin du Commerce,
dans la seconde partie du XIXème siècle, est
comblé pour faire place à l'actuel parc d'Avroy,
sur le boulevard du même nom. La suppression de ce bassin
est cependant compensée par l'aménagement sur
la Meuse, dès 1876, d'un chenal parallèle réservé
à la navigation commerciale, chenal qui s'étend
des Guillemins à l'évêché.
Dès
cette fin du XIXème siècle, le terme
« Petit Paradis » se met à désigner
l'écluse qui permet l'accès à ce chenal
au niveau des actuelles rues Paradis et de Fragnée.
La
maison de l'éclusier au niveau du Petit Paradis
Sur
la vue aérienne ci-contre (due à André
DRÈZE), on peut voir ce qu'il est advenu de nos jours
de ce chenal pour la navigation commerciale : en aval du pont
Albert 1er, un parc et un héliport (croix) ; en amont,
un port de plaisance (flèche).
1.
La Dérivation
2. Le pont Albert 1er
3. La Meuse
4. Le palais des Congrès
5. Le parc de la Boverie
6. Le quai de Rome
7. Le début de la rue de Fragnée.
8. La rue Paradis et l'immeuble des finances.
9. L'avenue Blonden
10. Le boulevard Frère Orban
P. L'emplacement à l'époque de la maison de l'éclusier
du Petit Paradis
Fin
du XIXème siècle : à gauche, l'entrée
du chenal ; à droite, un bateau-mouche sur le cours principal
de la Meuse.
En
2007. Au loin, à droite, on aperçoit le pont Albert
1er (pont du Commerce sur la vue ancienne ci-contre)
La
maison de l'éclusier au tout début du XXème,
vue depuis le jartdin d'Acclimatation (parc de la Boverie).
Remarquez, à l'horizon, les belles fleurs des charbonnages.
De
nos jours (photo de 2006), les buildings de l'avenue Blonden
cachent la colline.
Le
quai de Fragnée en 1905 (il deviendra le quai de Rome
en 1923). Dans le fond au centre, on distingue la maison de
l'éclusier du Petit Paradis
Le
quai de Rome en 2007
Tout
début du XXème siècle : on aperçoit,
de l'autre côté de la Meuse, le jardin d'Acclimatation
(le parc de la
Boverie).
Dans
le fond : le pont Albert 1er. A droite, le parc de la Boverie.
Le
chenal du côté de l'évêché
au début du XXème siècle.
Le
port de plaisance en 2007.
La
rue Paradis et ses alentours, depuis le début du chantier de
la gare, sont aussi le théâtre d'importants travaux,
de démolition pour l'instant, avec quelques aménagements
provisoires.
La
rue Paradis en avril 2005. Tout un côté démoli.
Dans le fond : l'immeuble des contributions.
La
rue Paradis dans l'autre sens. Dans le fond : les armatures de
la future gare TGV.
La
rue Jonckeu, quelques mètres de voirie dans un quartier en
chantier, avec une impasse du même nom de l'autre côté
de la rue Paradis. C'est tout ce qui reste du Grand Jonckeu (bas-latin
signifiant « planté de joncs »), artère
très importante de l'ancienne cité de Liège,
qui allait de la rue Grandgagnage à Fragnée en passant
par l'actuelle rue Louvrex !
La
rue Jonckeu en avril 2005.
En
avril 2006.
En
juin 2007, avec des arrêts de bus et une gare transitoires
Quel
aspect le quartier des Guillemins présentera-t-il dans l'avenir
?
En
ce qui concerne l'aménagement de l'espace en face de la nouvelle
gare, la ville a retenu le projet de la société Dethier
& Associés • Agence Ter • Atelier 4D •
Ney & Partners. Je
remercie d'ailleurs les responsables du site http://www.dethier.be
de m'avoir autorisé à utiliser leurs documents.
La
Meuse à la hauteur du palais des Congrès en 1982.
L'avenir
avec une passerelle vers la Boverie.
La
rue Paradis vue du parc de la Boverie (palais des Congrès)
en octobre 2006.
L'avenir
selon le projet Dethier & Associés.
La
rue Paradis en juin 2007.
L'avenir
selon le projet Dethier & Associés.
Va-t-on
garder le nom de «Guillemins» ?
Certains
se disent que le mot « Guillemins » ne rappelle plus aucun
souvenir, même aux Liégeois, et qu'il conviendrait donc
de rebaptiser la gare.
De
nouvelles appellations ont été proposées, parmi
lesquelles « Liège-Eurégio », « Liège-Limbourg
» ou « Gare Charlemagne ».
«
Liège-Eurégio » pourrait se comprendre pour affirmer
l'importance de la gare dans la zone de collaboration économique
que constituent les provinces belges de Liège et du Limbourg,
le sud de la province néerlandaise du Limbourg (Maastricht) et
la région allemande d'Aachen.
«
Liège-Limbourg » (pourquoi pas « Limburg »)
apparaît plus flamand que wallon.
«
Gare Charlemagne », du nom de l'empereur d'Occident né
en périphérie liégeoise, prendrait ses racines
dans l'histoire médiévale liégeoise, tout en évoquant
un personnage connu au-delà de nos frontières. S'agirait-il
aussi de déménager la statue du boulevard d'Avroy pour
la replacer sur une esplanade en face de la gare moderne de Calatrava
?
Oeuvre du sculpteur Louis JEHOTTE, la statue équestre
de Charlemagne, est en place sur le boulevard d'Avroy depuis
1867.
Dans
les niches du socle, des statues représentent les ancêtres
de l'empereur, originaires du pays de Liège : sainte
Begge, Pépin de Herstal, Charles Martel, Bertrude,
Pépin de Landen et Pépin le Bref.
La
statue de Charlemagne au début du XXème siècle.
Dans le fond : le boulevard Piercot.
Un
siècle plus tard, Charlemagne, toujours fier, n'arrête
pas de faire la roue !
Serait-il
trop simple ou vieux jeu de conserver « Liège-Guillemins
» ? Comme me le faisait remarquer un internaute, imaginerait-on
de changer le nom de la Tour Eiffel sous prétexte que les Japonais
de passage ne savent pas qui était Gustave Eiffel ?
* * * * * *
Les
éditions Noir
Dessin Production viennent de publier
( début juin 2008 ) un ouvrage intitulé
« Les Guillemins ( et les autres gares
de Liège ) autrefois ».
Je
remercie Michel ELSDORF, l'éditeur, et Jean JOUR, l'auteur,
de m'avoir permis de contribuer à ce livre en y insérant
quelques-unes de mes cartes anciennes ou photographies récentes.