Quais sur Meuse La Batte. |
Au milieu du XVIème siècle, l'autorité
communale décide d'aménager une «batte»
(en wallon liégeois, ce mot signifie «digue»
ou «quai») le long de la rive gauche de la Meuse, pour
créer un port fluvial et ouvrir le quartier au commerce.
«Sol
bate a Lîdje». Cette expression wallonne signifie «Sur
la Batte à Liège». Elle invite à venir
sur la Batte, le marché dominical que fréquentent chaque
semaine des milliers de curieux, issus aussi des pays limitrophes,
principalement des Pays-Bas et d'Allemagne. 2. L'ancienne Grand-Poste 3. Quai sur Meuse 4. Pont des Arches 5. Quai de la Ribuée 6. Quai de la Goffe 7. Ancienne halle aux viandes 8. Cité administrative 9. Quai de la Batte 10. Quai de Maestricht 11. Musée Curtius 12. Pont Maghin (Saint-Léonard) Ces
deux photos présentent le marché de la Batte en avril
2004, la première prise du pont des Arches,
la seconde, dans l'autre sens,
du pont Maghin: |
La passerelle et la Grand-Poste. |
Bien que le projet ait été imaginée dès 1874, il faut attendre septembre 1880 pour que la passerelle soit terminée et ouverte aux piétons, diverses crues et inondations ayant retardé les travaux et même mis l'ouvrage en péril.
| La
toute nouvelle Poste Centrale en 1091. Remarquez le tram vert venant
de Seraing. |
L'intérieur
«Belle Epoque» de la Grand-Poste (carte postale écrite en 1903). |
Le quai sur Meuse. |
Le quai sur Meuse, c'est la portion entre la passerelle et le pont des Arches.
Le pont des Arches. |
Le pont des Arches prolonge la rue Léopold et accède au quartier Saint-Pholien en Outremeuse. Inauguré en 1947, il comporte trois travées, et les quatre statues qui décorent les piles symbolisent la naissance de la ville (une mère et son enfant), le Moyen-Age (un chevalier en armes), la révolution de 1830 (un personnage aux chaînes brisées) et la résistance à l'occupation allemande au cours des deux dernières guerres mondiales (un résistant dissimulant une grenade).
Cliquez
sur la photo ci-dessous pour ouvrir, en popup, une petite histoire illustrée
du pont des Arches:
Les quais de la Ribuée, de la Goffe et de la Batte. |
Sur
cette gravure de 1790, on distingue le pont des Arches (1), la Ribuée
(2), le trou de la Goffe (3) et le quai de la Batte (4):
«Ribuée»
vient du wallon «ribouwèye» (lessive). Le quai porte ce
nom car jadis, nos aïeules y lavaient le linge dans les eaux de la Meuse!
Le mot «goffe», en wallon, désigne un trou dans le fond du fleuve, une eau plus profonde. L'endroit connaissait autrefois une importante activivé portuaire.
Au 41 du quai de la Goffe, se trouve la maison Havart, l'une des plus vieilles habitations de la ville, puisque sa construction remonte à 1594.
Le quai de Maestricht. |
Le quai de la Batte se prolonge par le quai de Maestricht, où l'on peut admirer deux remarquables immeubles: le musée d'armes et le musée Curtius.
Le musée d'armes (1775) a été le siège de la préfecture du département de l'Ourthe pendant la période française (1795-1815). Napoléon y a même logé à deux reprises.
Le
Curtius est un imposant bâtiment de style mosan qui a été
édifié au début du XVIIe siècle pour servir de
seigneurie au richissime munitionnaire liégeois Jean de Corte (c'est
son nom latinisé qui est passé à la postérité).
Musée depuis 1909, il abrite de remarquables collections d'archéologie
(pièces rares belgo-romaines et franques), d'arts décoratifs
(céramique, orfèvrerie, mobilier, fer forgé, vitraux),
de peinture, de sculpture et d'art mosan. Y figurent des chefs-d'oeuvre renommés,
tels la Vierge de Dom Rupert et l'évangéliaire de Notger. Une
bonne part des oeuvres exposées illustre l'histoire locale, comme les
objets provenant des fouilles de la place Saint-Lambert.
A deux pas de là, du côté du quartier Féronstrée, il faut signaler la collégiale Saint-Barthélemy, édifice roman dont les origines remontant au XIème siècle:
Le pont Maghin et la place du Nord. |
La place du Nord vue depuis le pont Maghin (ou Saint-Léonard):
La prison Saint-Léonard a été ouverte en 1850 et détruite en 1982.