Le quartier est ainsi appelé à cause du théâtre édifié au début du XIXème siècle et devenu en 1967 l'Opéra Royal de Wallonie :

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SÉRIE 1

Gravure de Gabriel Bodenehr (1725): 1. La Sauvenière (alors bras de la Meuse), 2. Le pont d'Isle,
3. La collégiale Saint-Jean en Isle, 4. Le couvent des Dominicains, 5. La place aux Chevaux,
6. La place Verte, 7. La cathédrale Saint-Lambert.

Les vues ci-dessous montrent les lieux en 1800 et en 2006. Le bras de la Meuse (1) et la place aux Chevaux (2) constituent aujourd'hui la place de la République Française. Les locaux de la Société Littéraire, créée en 1779, existent toujours (3). L'actuelle galerie commerçante Opéra empêche de voir la basilique Saint-Martin à l'horizon (4) et le théâtre construit en avant de la collégiale Saint-Jean (5):

On parle de « place aux Chevaux », au XVIIIème siècle, parce que cette esplanade sert non seulement de promenade, mais aussi de manège pour les jeunes seigneurs qui viennent y entraîner leurs montures.

Le pont d'île au XVIIIème siècle...
...et dans les années 1970.


SÉRIE 2

 

Le couvent des Dominicains en 1812.

Fondé au XIIème siècle, embelli à la fin du XVIIème, le couvent des Prêcheurs dominicains est détruit en 1817, après avoir servi de magasin à fourrage pendant la période française.

En 1816, le roi Guillaume Ier d'Orange (le Congrès de Vienne, après la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815, a intégré la Belgique au royaume des Pays-Bas) cède gratuitement à la ville de Liège les fonds et les matériaux de l'ancien couvent des Dominicains, à condition de faire construire un théâtre à cet endroit.

C'est en juillet 1818 que Mademoiselle Mars, actrice parisienne de la Comédie Française, pose la première pierre du futur édifice, qui sera réalisé de « façon fort économique », grâce à la récupération de nombreux matériaux provenant des églises dévastées lors des révolutions liégeoise et française de la fin du XVIIIème siècle (de l'ancienne cathédrale Saint-Lambert par exemple).

Le théâtre est inauguré en novembre 1820 avec « Zémire et Azor » de Grétry.

Le théâtre vers 1850. Le bras de Meuse
a été définitivement comblé.
La statue de Grétry est installée là
depuis 1866.
 

Dès 1818, la place aux Chevaux prend le nom de place de la Comédie, puis place du Spectacle. L'art dramatique a suppplanté les activités équestres. En fait de cavalerie, très légère celle-là, il ne reste plus, au début du XIXème siècle, près de l'ancien pont d'île, qu'un « tourniquet » qu'on appelle en wallon les « dj'vâs d'bwès da Baifils ». Comprenez un carrousel avec des chevaux de bois.

En 1866, avec l'implantation de la statue de Grétry dans un petit parc, on parle désormais de place du Théâtre, que l'on renommera place de la République Française en 1918, question de remercier ce pays voisin pour son rôle victorieux dans la guerre mondiale qui vient de s'achever.

 

Au centre du square, s’élève la statue en bronze d'André Ernest Modeste Grétry, datant de 1842. Le piédestal renferme une urne en plomb contenant le coeur du célèbre compositeur liégeois.

Ce monument a d'abord été installé place du XX Août avant de trouver sa place devant le théâtre en 1866.

André Ernest Modeste Grétry (1741 - 1813) naquit à Liège dans une famille de musiciens (son père était violoniste d'église à Saint-Martin). Sa première formation musicale, à Liège, fut suivie d’études à Rome. En 1776,ce fut à Genève qu'il produisit son premier opéra-comique («Isabelle et Gertrude»); il y rencontra Voltaire, qui l'encouragea à tenter sa chance à Paris. Il enchaîna dès lors des opéras et des opéras-comiques («Richard Coeur de Lion», «Zémire et Azor»...) sans interruption jusqu'en 1803. Pensionné par Napoléon, qui en fit l'un des premiers chevaliers de la Légion d'honneur, il se retira couvert de gloire à Montmorency, dans l'ancienne propriété de Jean-Jacques Rousseau, où il finit ses jours. Son coeur, selon son désir, fut transporté à Liège.

En 1998, la partie en face du théâtre est différenciée de la place de la République Française et baptisée place de l'Opéra.

La place du Théâtre en 1905.
Le même endroit en 1979.
En 1910.
Au début des années 1980.
En 1911.
En août 2003.


SÉRIE 3

C'est de la place de l'Opéra que part le boulevard de la Sauvenière,
dominé par la basilique Saint-Martin.

La Sauvenière en 1910.
En août 2003.

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SÉRIE 4

Dos à l'opéra, on découvre la perspective de la rue Joffre, qui mène à la place Saint-Lambert.

Vers 1890 .
Au milieu des années 1970.
Au milieu des années 1980.
En août 2003.

Un petit coup d'oeil du côté de la place de la République Française.

En 1911.
En décembre 2003.

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