«  Je suis ambitieux...

raisonnablement  »

Nicolas Heinen souhaite rejouer à l'échelon national. Mais il espère, avant tout, aider Aubel à sortir de l'ornière dans laquelle il se trouve aujourd'hui.

Nicolas, pourquoi as-tu choisi le foot plutôt que le tennis de table dans lequel tu as baigné toute ton enfance  ?

Tout petit, j'ai fait quelques stages de TT avec ma soeur Laure. Mais, en même temps, je taquinais le ballon rond dans le jardin, avec des  copains. À six ans, j'ai choisi le foot.

En quoi ressembles-tu à ton père  ?

Je fais sérieusement le sport, même si je suis bien conscient qu'il s'agit avant tout d'un jeu. Comme papa, j'ai aussi une farouche envie de gagner. Lui, c'était à la table. Moi, c'est sur le terrain.

Qu'est-ce que tu admires le plus chez ton papa  ?

Sa longévité incroyable dans le sport qu'il pratique  encore à un haut niveau. J'admire aussi sa disponibilité, sa générosité aussi bien avec moi qu'avec ma soeur Laure. Il en a fait des milliers de kilomètres pour nous...

Qu'est-ce que le foot t'apporte à titre personnel  ?

Une grande respiration. Une forme de bonheur. La passion fait oublier les petits ennuis de la vie quotidienne.

Le poste de gardien de but, n'est-ce pas un poste à risques et à responsabilités  ?

C'est à la fois la place la plus risquée et la plus belle. Il faut savoir assumer.

Comment vois-tu l'avenir d'Aubel  ?

Dire qu'on est mal barré est un euphémisme. Néanmoins, je ne compte que des amis au club herbager. Malgré les résultats médiocres, l'ambiance reste bonne.

Est-ce difficile de concilier études universitaires et foot  ?

Ce n'est pas évident, mais ce n'est pas non plus insur montable. Je pense qu'on peut avoir de l'ambition pour son sport et pour ses études. Didier Xhardez et Christian Couturier sont de bons exemples.

Ton joueur préféré  ?

Michel Preud'homme.

Et ton club préféré  ?

Anderlecht.