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 Nouvelles locales - Bruxelles Lundi (17 avril 2000)

  IXELLES/SAINT-GILLES La restauration du lieu de culte se heurte toujours à d'insondables problèmes financiers. L'église de la Trinité excommuniée par Yves de Jonghe

IXELLES/SAINT-GILLES La restauration du lieu de culte se heurte toujours à d'insondables problèmes financiers L'église de la Trinité excommuniée par Yves de Jonghe


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ne petite phrase sibylline dans "l'Ixellois" et la polémique de l'église Trinité redémarre! Cet édifice de la rue du Bailli, à la frontière d'Ixelles et de Saint-Gilles, est entré en léthargie depuis quatre ans, quand le bourgmestre d'Ixelles Yves de Jonghe d'Ardoye a ordonné sa fermeture par mesure de sécurité.
Sa façade classée ne change rien à son état: pour retrouver sa stabilité, il faut investir massivement, ce que refusent les communes d'Ixelles et Saint-Gilles, à moins d'abandonner la fonction de culte du bâtiment. Bref, le pouvoir temporel refuse d'investir pour le compte du pouvoir spirituel. La Trinité bruxel -loise n'évoque pas vraiment la fusion des trois éléments. Ixelles, Saint-Gilles et la Fabrique d'Eglise ne font pas bon ménage...
Combien de millions pour sauver la Trinité? Cent vingt, dit "l'Ixellois", la voix du bourgmestre Yves de Jonghe.
Faux et archifaux, jure l'ange Olivier Degryse (conseiller PSC d'Ixelles) qui se base sur un rapport d'expertise de la société Setesco. Et en admettant même le chiffe de 120 millions, la note à payer pour Ixelles serait relativement indolore!
Selon le boulier d'Olivier Degryse, la paroisse interviendrait pour un tiers des travaux, soit 40 millions. La commune de Saint-Gilles, en vertu de sa quote-part caculée sur le nombre d'ouailles, devrait aussi verser une obole de 30 millions. On peut en outre espérer une manne régionale. Bref, la Trinité ne menace pas les finances d'Ixelles:
A raison de 10 à 15 millions par an étalés sur sur une législature, précise le conseiller PSC, on peut parfaitement régler les problèmes de stabilité et permettre à l'église de retrouver sa fonction cultuelle. Laisser cette église dans l'état, c'est la pire des choses. Cela ne profite à personne!
En entendant ses propos, Yves de Jonghe en perd la sérénité:
La paroisse est incapable de fournir 40 millions! J'ai pris contact avec la fabrique: ils proposent... 500.000 F! Depuis mon entrevue, je n'ai reçu aucune proposition. J'ai même rencontré Mg r Lanneau. Il m'avait promis des nouvelles dans six mois. J'ai patienté. Rien! J'attends toujours! Nous avons reçu le projet de budget de l'église en septembre: on nous demande un investissement extraordinaire de 9,2 millions pour la nef, 7,3 millions pour le nettoyage de la façade et 2 millions supplémentaires. Soit 19 millions à répartir entre les 2 communes. La part de la paroisse? 3 millions! Et vous parlez de 40 millions! Et encore ces 3 millions sont très théoriques!
Les projets "temporels" des deux communes s'accordent mal avec la rénovation spirituelle proposée par la paroisse. Ixelles et Saint-Gilles rêvent d'une affectation culturelle des lieux étant entendu que le site est bien trop vaste pour recevoir les quelques dizaines de fidèles que se rendent à l'office.
Bref, le problème de la Trinité devient avant tout un problème urbanistique. C'est son affectation qui décidera de l'investissement à réaliser. L'excommunication spirituelle de la trinité n'est pas prête de prendre fin.

FRANÇOIS ROBERT

 
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