Le façadisme n'est pas une marotte contemporaine. En 1893 déjà, on numérota toutes les pierres de la façade XVIIe de l'ancienne église des Augustins, place de Brouckere, et on les achemina rue du Bailli. Là, l'architecte Jules-Jacques Van Ysendijck reconstitua le puzzle. Vous l'avez deviné, nous parlons de " notre " église de la Trinité, devenue indésirable au centre-ville suite aux travaux de voûtement de la Senne.
Tous les ouvrages traitant de patrimoine le confirment : cette fameuse façade est un des exemples les plus accomplis de l'architecture baroque à Bruxelles. Le 10 novembre 1955, le gouvernement (national à l'époque), décida d'ailleurs de la classer. En 1968, la commune d'Ixelles la fit entièrement restaurer, confiant ce travail à de véritables artisans travaillant la pierre à même le sol, au pied de l'édifice.
Le reste de l'édifice de culte a été reconstruit en trois phases : 1893, 1907 et 1934, de la rue du Bailli vers la rue de l'Aqueduc.
En 1938, l'église de la Trinité devint le siège de l'ordre de Malte. D'où les vitraux Crépinque représentant les blasons des différentes familles membres de cette institution. D'autres vitraux mettent encore en scène le roi Albert Ier et la famille royale.
W. B.