Des remarques nombreuses et pertinentes ont été faites par les personnes présentes (entre 50 et 60), ainsi que des propositions d'aide. Vous trouverez ci-après une synthèse de la présentation du projet ainsi que l'accord général sur les principaux points évoqués. Une trentaine de personnes ont donné leur adresse pour être averties personnellement.
Un fonctionnaire des administrations communales de St. Gilles et Ixelles avait été invité à participer à nos débats.
Nous accueillons Monsieur Dedobeleer, directeur de l'urbanisme et de l'environnement de la commune de St. Gilles, ainsi que Florence Van den Eede, d'Inter-Environnement Bruxelles
Il faudrait donc se centrer sur deux aspects précis: taille des immeubles (gabarits, hauteurs) et nombre d'emplacements de parking.
Il y a 10 ans, le comité de quartier Trinité-Bailli-Defacqz s'opposait à un (faux) projet de démolition/reconstruction sur un îlot situé entre les rues Simonis et de l'Amazone (ancien garage FIAT).
La commune d'Ixelles a rapidement apporté son permis au projet, après un lifting léger de celui-ci, et une campagne de presse du promoteur.
La commune de St. Gilles n'a accordé le sien qu'en décembre 1996, sous réserve de respecter certaines parties de l'ensemble (éléments patrimoniaux de l'ancien manège situé rue de l'Amazone). A ce moment, le permis accordé par Ixelles était devenu caduc. Le promoteur n'a pas introduit une nouvelle demande à Ixelles.
Le bien a été vendu en 1998 à un investisseur de biens, Patrick Hals. Celui-ci a revendu l'ensemble en 2000. Le nouveau promoteur, Philippe Le Hodey a introduit les demandes de permis actuels.
4 demandes
Quatre immeubles sont à construire après arasement total de la parcelle, pour un total de 51 appartements de 1, 2, et 3 chambres selon le programme suivant:
Sur ce même emplacement le projet introduit aujourd'hui prévoit la construction de 176 emplacements de parking sur 3 niveaux. Une sortie unique étant prévue rue Simonis à l'emplacement de l'entrée actuelle de l'ancien garage Fiat.
L'étude d'incidence est tout à fait déficiente. Certains éléments sont même en contradiction avec le PRD (rapports avec les navetteurs entre autres). Des contacts ont été pris avec des bureaux d'étude. On trouve les chiffres fantaisistes concenant les incidences des voitures.
Le gros de la discussion a touché la question des gabarits des immeubles projetés. Leur hauteur est égale ou dépasse même les gabarits des immeubles qui avaient été dessinés dans le projet refusé il y à 10 ans. Tout le monde est d'accord pour les réduire de 2 niveaux dans les 2 rues.
L'autre discussion importante concerne les parkings. Le principe de base est de proposer un emplacement de parking par logement. Certains veulent obtenir un quota de parking pour les riverains. D'autres sontradicalement contre. Cette proposition est contestée. Il est en outre difficile de faire respecter ce type de disposition et les parkings servent finalement à des bureaux ou des navetteurs, de telle sorte que l'on ne réduit en rien la pression automobile.
L'augmentation du nombre de places de parking correspond à une augmentation de l'offre et de l'attrait du quartier pour les navetteurs. Nous sommes donc défavorables à l'augmentation du nombre des parkings.
Il est ains convenu que l'on n'accorde aucune place de parking pour les bureaux sinon 8 ou 9 prévues pour les petites activités prévues dans le projet (800 m² au total).
Contractualisation des parkings supplémentaires éventuels: comment réaliser l'accès nocturne, à quel prix, qui peut y accèder et comment? Il est finalement convenu de ne pas insister sur ce point, étant entendu qu'il est plus que probable que plus d'emplacements que 61 seront contruits. On retouvera là une marge qu'il sera possible d'affecter au quartier.
Il est pareillement demandé une stricte affectation du parking aux habitants
Inter-Environnement Bruxelles (IEB) propose de placer une station de car-sharing dans le complexe. Il s'agit d'un service supplémentaire offert aux habitants du complexe (et des voisins), qui sera un argument de vente supplémentaire.
Concernant la fonction "bureau": il faut l'accepter dans une idée de mixité des fonctions dans la ville. Néanmoins, ceux-ci ne peuvent devenir un seul ensemble et doivent correspondre à des fonctions urbaines de base, comme services de kiné, médecins, petites PME d'informatique, de design, etc. Ces fonctions, établies ainsi, ne déstructurent pas le quartier mais le nourissent.
Il faudrait vérifier les gabarits de la rue de l'Amazone.
Vérifier également le quota de bureaux dans la maille
Architecture: aucun effort n'est fait pour s'intégrer à la rue. Gabarits + trame de 6 mètres à 6m50. Il faut reprendre une typologie traditionnelle. Certains proposent même d'écarter la facade de la rue Simonis au profit du trottoir.
Surtout: On demande d'avoir des volumes francs. Pas des raccords de gabarits. Dans le projet ceux-ci se font sur base d'exceptions érigées dans le passé. Il faut s'inspirer des caractéristiques généraux du quartier, c'est-a-dire rez + 2.
Rue Simonis: réduction de 2 niveaux du projet présenté avec retrait du dernière étage(4°).
Rue de l'Amazone (ancien stock de pièces détachées): Rez + 2 existant. Un seul étage supplémentaire, sur l'ensemble de la superficie, en retrait. + Autre traitement (volumes nets et pas 'd'escalier')
Parkings: Non justification des 93 places excèdentaires.
Remarque: Il faut arrêter des principes clairs devant la commission. Sinon, on ne sera pas entendu.
Un argumentaire de base sera élaboré. A partir de celui-ci chacun pourra élaborer son propre courrier à transmettre à la commune avant la date limite de la concertation, soit avant le 16 octobre, sans oublier d'y ajouter ses propres remarques. Dans ce même courrier, il faut demander à être entendu par la commission de concertation.
Pour la rue Simonis, le comité de quartier reste en contact avec Guerly JAVOR (26 rue Simonis, répondeur/fax 02.539.31.34)