Itinéraire Récits Rencontres Chiffres Conseils Revue de presse Remerciements
Diaporama Livre Galeries photos Parcours
originaux
Cols Liens FAQ Contacts
HOME


Nous n'avons pas pour ambition dans cette section de romancer notre voyage.
Nous reprenons juste quelques anecdotes prises par-ci par-là!

Frontière Sénégal-Mali, des coins complètement oubliés!

Kilomètre après kilomètre, la nationale se transforme en vieille route qui n'est plus entretenue depuis l'indépendance, puis en piste de latérite pour finalement terminer en chemin abominable où notre avancée se résume à un veritable parcours technique de VTT. Mais où tout cela va-t-il finalement nous mener, nous nous demandons? Et bien, dans un des coins les plus reculés de tout notre voyage, au sud-est du Sénégal. Bien peu de cyclos se rendent dans ce coin, vu que le poste frontière principal avec le Mali se situe bien plus au nord et la route y a déjà bien piètre réputation. C'est donc sans la moindre info dans ce décor quelque peu surréaliste que nous tentons de passer au Mali. Rouler sur ces sentiers procure tout de même une sensation bien particulière, celle de l'isolement le plus total, coupé du monde extérieur, en pleine harmonie avec la nature. De temps en temps, nous croisons un village. Et à chaque fois, la gentillesse des locaux nous pousse a accepter bien vite leur proposition à rester pour la nuit. Tous les soirs, nous continuons alors notre régime d'arachides, préparées tous les soirs à peu près à toutes les sauces. A l'approche de la rivière faisant office de frontière avec le Mali, nous traversons simplement le gué à hauteur du bassin. Piste malienne
Aucun contrôle, les locaux passent d'un côté comme de l'autre. Au bout du compte, sur notre passeport, six jours sépareront notre sortie officielle du Sénégal et notre entrée au Mali! De l'autre côté de la frontière, les choses ne vont guère mieux. La route n'existe plus, seul un sentier subsite laissant juste la place pour un vélo chargé. La plupart de ces villages ne voient jamais de voitures. Dans un hameau, la pompe à eau n'existe même pas encore, ce qui est exceptionnel pour un pays d'Afrique de l'ouest (en tout cas d'après ce que l'on en a vu!). Bref, nous aurons ainsi passé une semaine de dépaysement total, éloigné au plus haut point de toute civilisation.

Nord de l'Argentine, le bourbier

Bourbier argentin Afin d'éviter la route monotone et isolée du Chaco Paraguayen, nous décidons de le contourner via la Nazionale 81 au nord de l'Argentine. Route traversant de nombreux villages et de bonne qualité selon notre carte. La réalité en fut tout autre...Rapidement, elle se transforme en piste de terre. Pas bien grave, nous nous disons, cela nous est déjà arrivé de rouler sur de telles routes. Le problème est que dès le lendemain soir, la pluie se met à tomber à verse et transforme la piste en un véritable bourbier. Dans un premier temps, il est absolument impossible d'avancer dans ces conditions, même après avoir retiré nos garde-boue. Nous décidons donc de dormir une nuit de plus en cellule grâcieusement offerte par les policiers du village. Le lendemain, la situation n'est guère meilleure bien qu'il ne pleuve plus. Vu que nos jambes fourmillent d'impatience, nous décidons d'emprunter la voie de chemin de fer, sur laquelle les traverses nous fournissent un peu d'adhérence. Ce que nous n'avions pas prévu, ce sont les épineux qui jalonnent la voie et nous laisserons des dizaines de crevaisons en guise de souvenirs...En fin de compte, nous mettrons une dizaine de jours pour parcourir les 400 kilomètres de cette piste surprise.

Panama-city

Nous avons traversé des dizaines de villes mais Panama-City est incontestablement à mettre à part. Bien qu'ayant connu la folie des grandeurs de Los Angeles, la circulation impressionante d'Istanbul, le style stalinien des villes soviets, Panama-City dégage un sentiment bizarre. Mêlant la société occidentale aux trafics en tout genre vers la Colombie voisine. A plusieurs reprises, on nous fera signe de ne pas nous rendre dans certaines rues peu recommendables. A quelques kilomètres de là, par contre, on peut trouver des Trouvaille à l'hôtel de Panama-city centres commerciaux plus modernes que chez nous ou des magasins de vélos disposant de tout le matériel nécessaire. Dans notre petit hôtel situé dans le vieux quartier, nous aurons la visite de plusieurs prostituées. A un tout autre niveau, nous découvrirons un scorpion de huit centimètres dans notre chambre. Mais cette ville si particulière est avant tout marquée par son canal dont la souveraineté vient tout juste d'être retrouvée. Bref, ce n'est pas une ville que l'on adore ou que l'on déteste, mais sans doute tout un symbole d'une ville latino-américaine!

Les nuits Thaï

La chaleur nous empêche de monter la tente pour dormir. Les nuits à la belle étoile sont impossible à cause de la quantité de moustiques. La dernière solution consistait à acheter une moustiquaire afin de se protéger des bebêtes et ainsi pouvoir dormir à l'air libre. Mais quand il se met à pleuvoir quelques gouttes pendant la nuit, ce n'est guère agréable. Cela nous a poussé à accumuler les squats originaux. Nous commençons par une nuit dans un abris bus trois étoiles de 12 mètres carrés entièrement en bois, avec banc et toît. La nuit suivante, nous dormons au milieu des rizières dans un abri spécialement prévu pour se protéger des pluies mais dont l'état nous pousse à nous demander si nous nous réveillerons bien dans l'abri ou bien un mètre plus bas dans l'eau arrosant les plants de riz? Mais la palme de l'originalité revient sans doute à cette nuit passée dans les toilettes d'une station service. Bien à l'abri de tout regard, nous profitons du confort des toilettes à planches et des robinets. Comme c'est bien connu que les toilettes de femmes sont plus propre que celles des hommes, nous y établissons notre campement. Mais quelle ne fut pas notre surprise le lendemain matin de voir débarquer une femme voulant profiter de tout ce confort alors que nous venions à peine de nous réveiller! Nuit au milieu des rizières

Chine, un accident et une inondation le lendemain

L'inondation Avant de partir, je disais déjà que le plus grand danger de notre voyage ne serait pas les mauvaises rencontres mais simplement la route. A plusieurs reprises, nous fûmes à deux doigts de la catastrophe. Mais fort heureusement, en fin de compte, aucun accident grave ne sera à signaler. Le seul incident survint en Chine. Alors que nous descendons à vive à allure, un pick-up venant en face se met à doubler et monopoliser notre bande. En poussant au maximum notre seul frein encore en état de fonctionnement, Patrick arrive à s'arrêter juste à temps. Olivier, réagissant un brin trop tard ne peut éviter le choc et préfère se laisser tomber sur le côté. Les plaies restent toutefois superficielles. La surprise viendra de la police chinoise, avertie par on ne sait quel moyen. Ils feront placer des barrages aux entrées de la petite ville et parviendront même à retrouver les fautifs.
Il s'en suivra un passage à l'hôpital ainsi que de longues palabres. En guise de dédomagements, nous aurons droit à une nuit à l'hôtel, des biscuits, des fardes de cigarettes et de l'argent. Mais comme un malheur ne vient jamais seul, à peine remis en selle, nous campons tranquillement au bord d'une rivère. Durant la nuit, la pluie se met à tomber. Alors que nous sommes plongés dans un sommeil profond, Patrick se fait réveiller par des clapotis à côté de son matelas. L'eau est en train d'envahir la tente! A toute hâte, nous sommes contraints d'évacuer et remonter sur la route. Nous nous retrouvons ainsi à quatre heures du matin, à pédaler en pyjama à la recherche d'un abri qui ne vient pas...

Kazakhstan, au pays de la Vodka

On nous avait prévenu avant d'y aller et force est de constater que les musulmans d'Asie Centrale ont avant tout conservé les traditions russes, à savoir un amour sans limite pour la Vodka. A bien des égards, les peuples de ces régions sont parmi les plus amicaux qu'il nous ait été possible de rencontrer. Leur respect pour l'étranger les pousse facilement à ouvrir une bouteille de Vodka artisanale. La première fois, nous nous disons que ce sera juste pour prendre un verre. Mais les verres sont aussi tôt resservi. Bon, on va devoir terminer la bouteille à trois alors. Une fois celle-ci finie, une autre vient immédiatement la remplacer. Ce scénario sera notre quotidien pendant pratiquement deux mois. L'avantage de cette boisson est que les séquelles sont quasiment inexistantes le lendemain. Le problème se pose cependant lorsque avant de repartir, nos hôtes insistent pour boire un dernier petit coup (donc descendre une bouteille...) avant de repartir! C'est ainsi que l'on se retrouve dans un sâle état sur une route complètement verglacée à onze heures du matin. Au premier village nous nous arrêtons et récupérons à l'hôtel... Cette bouteille nous accompagne partout!

Azerbaijan, quand le vent se met à souffler...

Impossible d'avancer... Lors de notre séjour dans la ville de Baku, nous sommes déjà mis en garde. Le vent s'engouffre de manière impressionante dans les rues. Une fois en route, nous sommes une nouvelles fois impuissant face aux forces de la nature. Ici en Azerbaijan, Eole battera tous les records. Durant trois jours, il soufflera sans relâche, la plupart du temps face à nous rendant notre progression quasi nulle. Fort heureusement, le parcours est assez vallonné, ce qui a pour effet de réduire l'effort dans certaines côtes ou lacets. Planter la tente dans ces conditions relève du défi. Rien que déployer la bâche est pénible, même en parvenant à trouver un semblant d'abri. Nous vivrons dans ces conditions durant trois jours, en ayant finalement (et péniblement) parcouru 120 kilomètres. Puis, en une nuit, tout se calme et on profitera pleinement durant une semaine encore des merveilleux paysages azéris.

Turquie, la pluie se met à tomber à flots

Sur 21 jours de vélo en Turquie, nous avons eu à affronter la pluie durant 19 d'entre eux. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes. Alors que nous avions fort heureusement évité la pluie durant la plus grande partie du voyage, ces trois semaines suffirent à nous rappeller notre dur climat à la belge. Un jour, passe encore. Deux, à la limite en se changeant complètement le second. Mais quand les journées se suivent et se ressemblent, tout devient mouillé, rien ne sèche. La tente repliée pèse deux fois plus que son poids normal. Au soir, lorsque on la monte, un odeur de renfermé s'en dégage. Pénétrer dedans, c'est se plonger dans l'humidité. Mais le pire reste encore le matin, lorsque l'on se doit enfiler short et T-shirt trempés. Le supplice est atteint au moment de lacer les chaussures, lorsque l'humidité jaillit. Il nous faut alors une bonne dizaine de minutes pour supporter tout cela! La pluie nous suit partout en Turquie