© La liberté de l'Est ed. St Die - Epinal
date de publication : lundi 21 03 2002
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Ski alpin -D'Anvers à Gérardmer Plus qu'un simple accentEtonnante rencontre avec des Belges licenciés à Gérardmer. EPINAL. -ils sont d'origine marocaine, résident à Anvers et skient à Gérardmer où ils sont licenciés depuis maintenant quatre ans. Tombés amoureux de la Perle des Vosges et de l'ASG présidée par JeanClaude Defay, la famille Ben Mansour effectue chaque semaine le déplacement depuis le Nord de la Belgique pour que Sarah et David puissent prendre part aux entraînements. " On part le plus tôt possible pour pouvoir déjà profiter de la séance 'en nocturne du vendredi soir ", explique le papa. "Venir ici est indispensable pour que nos enfants progressent. En Belgique, le nombre de compétitions est très limité. Et la concurrence nettement moins relevée. D'ailleurs, Sarah, qui n'est que minime, est numéro cinq belge toutes catégories confondues ». Le coût élevé de ces aller-retour réguliers est en partie financé grâce à des aides allouées par la Fédération Royale du Maroc." Cela paye les déplacements et les entraîneurs. En Belgique,les entraîneurs compétents se comptent sur les doigts de la main. Dans les Vosges, il y a abondance ", poursuit Derek, qui accompagne Sarah sur toutes les compétitions. Spécialistedes pistes indoor Tous ces efforts et sacrifices sont en train de payer. Sarah a d'ailleurs remporté les trois dernières épreuves organisées dans les Vosges dans sa catégorie d'âge. Elle est même devenue championne des Vosges minimes samedi dernier à la Bresse. Mais l'histoire ne s' arrête pas. Lorsqu'onlui suggère de déménager et de venir habiter dans les Vosges, le chef de famille répond à la volée: «Pourquoi pas, mais où skierait-on durant l'été? Il n'ya pas de piste indoor avec neige à canon dans les Vosges. En Belgique, durant l'été, Sarah peut s'entraîner 6 heures par semaine». Et pan ! Derek est bien placé pour en parler. En Belgique, il fait partie d'un groupement de personnes, avec les frères Mollin et Marc Girardelli, proposant une nouvelle technologie éprouvée de piste en intérieur. A son invitation, une délégation géromoise a d'ailleurs pu découvrir ce concept en mai 2001 et n'en est toujours pas revenue (voir par ailleurs). «Les Belges ont dû inventer des montagnes», explique Derek, intarissable sur le sujet, «nous avons donc fait des pistes indoor. L'une est à Anvers, l'autre à Hasselt. Nous disposons d'une technique très fiable assurant une neige de parfaite qualité. Ce que n'ont pas les Japonais, les Australiens ou même les Hollandais qui ont fait des copies sans brevet. Ils rencontrent de gros soucis avec leur neige. La neige est soit trop mouillée, on appelle ça "l'effet yaourt", soit trop poudreuse, comme du sable de mer». Pour le papa de Sarah, l'idéal serait bien sûr que de telles infrastructures soient construites dans les Vosges: « Vous possédez un gros avantage par rapport à la Belgique. Ici, il n'y aurait pas besoin d'échafaudage». Derek précise que le coût de la piste indoor (200 m de long et 50 m de large) construite à Anvers s'est élevé à 5 millions d'euros. «Mais ce serait moins cher dans les Vosges car il ne faudrait pas d'ouvrage pour porter la piste". Commercial avec ça.
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Blouson de l'ASG sur les épaules, Sarah s'entraine dans les Vosges durant l'hiver. Et en Belgique durant l'été... Photo Antoine DOMENGET |
« Extraordinaire »EPINAL. -Les Ben Mansour ne sont pas les seuls résidents belges àprofiter de la neige vosgienne. Trois autres familles, dont les Vanderkelen et les Baix (qui sont carrément venus "s'installer à Xonrupt), ont adopté Gérardmer. «C'est assez, remarquable», confie Jean-Claude Defay, «ils font même partie des plus assidus aux entraînements. Et ce n'est pas un feu de paille. Ils sont régulièrement là depuis maintenant trois ans». Le président de l' ASG embraye aussitôt sur l' expérience vécue en juin 2001 à l'occasion de la découverte de la piste indoor construite à Anvers. «On est parti là-bas à une dizaine. Et on a été extraordinairement surpris. Il faisait 35 degrés dehors et les gens fartaient leurs skis. On se demandait ce qu'on faisait là. Finalement, on est entré dans un vrai frigo. On a mis les gants, le bonnet et le blouson et c'était parti. Honnêtement, c'était presque meilleur que les pistes artificielles qu'on connaît. Si les hivers continuent comme ça, on va finir par faire nos courses en Belgique!», rigole-t-il. |