Le Voyage dans les yeux
VII
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Les yeux sont des bassins d'eau changeante qui dort, Où, parmi des frissons de moires remuées, Appareille une flotte éparse de nuées, Voiles blanches qui vont vers un horizon d'or; Mais parfois certains grands nuages couleur d'encre S' immobilisent comme en quarantaine, au fond De tels beaux yeux de qui l'étiage est profond Et qui portent en eux ces nuages à l' ancre.
"Le Voyage dans les Yeux" 1893. |
Le Béguinage de Bruges, 1984,
Béguinage Flamand
II
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Cependant quand le soir douloureux est défunt, La cloche lentement les appelle à complies Comme si leur prière était le seul parfum Qui pût consoler Dieu dans ses mélancolies !
Aux offices du soir la cloche les exhorte , Et chacune s'y rend, mains jointes, les yeux clos , Avec des glissements de cygne dans l' eau morte.
De leur âme s' épanche à la lueur des cierges ; Et, quand passe un vieux prêtre en étole, on croirait Voir le Seigneur marcher dans un Jardin de Vierges !
"La Jeunesse Blanche", 1886. |
Entrée du Béguinage de Bruges.
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