|
|
|
Monument commémoratif Georges Rodenbach à
Gand. photo: Dominique Rodenbach.
Hommage.
Quelques mois après la mort
de Georges Rodenbach, à l'initiative d'Emile
Verhaeren, un comité est mis sur pied
pour lui rendre hommage. Auguste Rodin lui-même se
propose de sculpter un monument à l'entrée du
Béguinage de
Bruges.
En 1900, aucune décision n'est encore
tombée... Les amis de Rodenbach commencent à
s'inquiéter.
Ils supposent que le titre Bruges-la-Morte ou l'article
contre Zeebrugge paru dans Le Figaro expliquent
l'indifférence
polie des pouvoirs publics. En réalité, les
milieux catholiques brugeois mènent une campagne
sournoise et farouche.
Les opposants vont jusqu'à distribuer une
pétition ! Celle-ci prétend que Georges
Rodenbach, s'il est bien né de
parents flamands (ndr : sa mère était picarde
et la famille paternelle d'origine allemande) et qu'il a
vécu à Gand, n'est en
rien flamand par la langue et les moeurs. Le fransquillon
Georges Rodenbach, « poète
décadent », décrirait la ville
et
ses habitants « sous un jour faux et
maladif » dans l'unique but de mieux
séduire son public parisien.
De guerre lasse, le Comité Rodenbach annulera sa
demande et se tournera vers Gand, ville d'enfance du
poète.
Le monument de Georges Minne sera solennnellement
inauguré en 1903 dans le jardin de l'ancien Grand
Béguinage

Monument commémoratif Georges Rodenbach à
Gand. photo: Dominique Rodenbach.
|