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I. Introduction
Le cycle de l'eau est la suite des
déplacements de l'eau dans l'atmosphère, à la surface
et dans le sous-sol de la Terre.
Le cycle de l'eau peut être
décomposé en quatre processus distincts : stockage,
évaporation,
précipitation
et ruissellement. L'eau peut être stockée temporairement
dans le sol, les océans, les lacs et les rivières, ainsi
que dans les calottes glaciaires et les glaciers. Elle s'évapore
depuis la surface terrestre, se condense en nuages, retombe sous forme
de précipitations (pluie ou neige) sur les continents et les océans,
puis s'écoule, ruisselle et, à nouveau, est stockée
ou s'évapore dans l'atmosphère. Pratiquement toute l'eau
présente à la surface de la Terre a parcouru un nombre incalculable
de fois ce cycle. Au cours des derniers milliards d'années, la création
ou la perte d'eau dans ce processus a été infime.
II. Stockage
Les volumes d'eau impliqués
dans le cycle de l'eau sont énormes. On estime à 1,4 milliard
de km3 le volume d'eau total sur Terre. Réparti de façon
uniforme à la surface du globe, il lui correspondrait une épaisseur
moyenne de 3 km. Plus de 97 p. 100 de ce volume est constitué par
l'eau des océans (eaux salées). Toutefois, dans la mesure
où l'eau qui s'évapore des océans est pratiquement
exempte de sel, les précipitations (pluie, neige) sont relativement
douces. L'ensemble des eaux douces représente environ 41 millions
de km3 — 33 millions de km3 sous forme de glaciers, 8 millions de km3 d'eaux
souterraines, 100 000 km3 contenus dans les lacs, 70 000 km3 dans les eaux
des sols. L'atmosphère contient quant à elle en permanence
environ 13 000 km3 d'eau, cette quantité étant destinée
à augmenter si le processus de réchauffement de la Terre
persiste, dû à l'effet de serre.
Les calottes glaciaires de l'Antarctique
et du Groenland représentent pratiquement toutes les réserves
d'eau douce sous forme de glaces. Ces calottes couvrent une superficie
supérieure à 17 millions de km2 de terre, sur une épaisseur
moyenne de plus de 1,5 km. La majeure partie des glaciers, formés
dans les vallées montagneuses à haute latitude, constitue
un stock d'eau négligeable comparé aux précédentes.
La fonte soudaine des calottes glaciaires
et des glaciers provoquerait une hausse du niveau de la mer de l'ordre
de 80 m.
La quantité d'eau stockée
sous forme de glace varie en fonction du climat. À l'époque
glaciaire, il y a environ 22 000 ans, la Terre était couverte de
quelque 20 millions de km2 de surfaces englacées supplémentaires
(sur une épaisseur avoisinant 1,5 km), réparties sur presque
l'ensemble du territoire canadien, la ceinture nord des États-Unis,
l'Europe du Nord et de larges zones en Sibérie. Étant donné
que cette eau provenait des océans, le niveau de la mer était
d'environ 120 m inférieur à ce qu'il est aujourd'hui. La
majeure partie de l'eau constituant les calottes glaciaires est gelée
depuis des siècles et n'est pas aisément disponible.
La plupart des eaux souterraines
est plus accessible et pourvoit aux besoins en eau de la population terrestre
dans de nombreuses régions du globe. Le permafrost, partie du sol
gelée en permanence, forme une barrière imperméable
à l'infiltration des eaux souterraines. Ce type de sol est rencontré
dans diverses régions, notamment au nord du Canada et en Sibérie,
où la température moyenne annuelle est inférieure
à 0 °C.
Toutes les eaux souterraines s'accumulent,
en fait, dans les minuscules vides ou fissures présents dans le
sous-sol et dans les roches. Une infime quantité d'eau est stockée
dans des grottes souterraines. À proximité de la surface
terrestre, la majeure partie des sols et des roches sédimentaires
sont tellement poreux que l'eau peut occuper 20 à 40 p. 100 de leur
volume. À mesure que croît la profondeur et la pression, les
pores et autres vides dans les roches se referment. Il en résulte
que la majeure partie des eaux souterraines se trouvent dans les 8 à
16 km supérieurs de la croûte terrestre. L'eau présente
est chimiquement liée aux roches et aux minéraux et n'est
pas immédiatement disponible. Toutefois, cette eau est susceptible
d'être libérée sous l'effet de processus géologiques
tels que les éruptions volcaniques.
III. Évaporation
L'évaporation est le processus
par lequel l'eau se transforme en vapeur d'eau et, sous cette forme gazeuse,
entre dans l'atmosphère. Le passage direct de la glace à
l'état gazeux s'appelle sublimation. Les végétaux
perdent de l'eau par les pores des feuilles (évapotranspiration).
Quotidiennement, environ 1 200 km3
d'eau s'évaporent des océans, des surfaces des continents,
des plantes, des glaciers et des calottes glaciaires ; une quantité
presque identique retombe sous forme de précipitations. Si l'évaporation
ne compensait pas l'eau perdue par les précipitations, l'atmosphère
deviendrait entièrement sèche en 10 jours.
La vitesse d'évaporation
croît avec la température, l'intensité du rayonnement
solaire, la vitesse du vent, l'importance du couvert végétal
et le degré d'humidité du sol. Elle décroît
quand l'humidité de l'air croît. Le taux d'évaporation
varie de quasiment zéro aux pôles à plus de 4 m par
an au niveau du Gulf Stream. La moyenne est de 1 m par an. Avec ce taux
d'évaporation, et si précipitations et ruissellement cessaient,
le niveau de la mer baisserait d'environ 1 m par an.
IV. Précipitations
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Des précipitations
se produisent lorsque la vapeur d'eau présente dans l'atmosphère
se condense en nuages et retombe sur Terre. Ces précipitations peuvent
se présenter sous diverses formes, notamment des chutes de pluie,
de neige, de grêle. En moyenne, les précipitations quotidiennes
représentent environ 300 km3. Approximativement deux tiers s'évaporent
à nouveau dans l'atmosphère, le reste alimentant le débit
des rivières avant de retourner à l'océan. Des orages
isolés peuvent donner d'énormes quantités de précipitations.
Ainsi, si un système de basses pressions hivernales provoque, pendant
sa durée de vie de plusieurs jours, la chute de quelque 100 km3
d'eau sur la Terre, un violent orage peut déverser 0,1 km3 d'eau
en l'espace de quelques heures sur une région très limitée. |
V. Ruissellement
L'eau qui alimente ruisseaux et rivières
est appelée ruissellement de surface. Chaque jour, fleuves et rivières
déversent quelque 100 km3 d'eau dans la mer. L'Amazone, le fleuve
au plus fort débit, fournit environ 15 p. 100 de cette eau. Le ruissellement
n'est pas constant. Il décroît au cours des périodes
de sécheresse ou des saisons sèches, et augmente pendant
la saison des pluies, les orages et les périodes de fonte des neiges
et des glaces.
L'eau atteint les rivières
en s'écoulant en surface ou après avoir transité par
des aquifères. Le ruissellement de surface se produit pendant et
peu après les pluies torrentielles ou les périodes de rapide
fonte des neiges et des glaces. Il peut provoquer une hausse rapide du
niveau des rivières et donner lieu à des inondations. Le
niveau des rivières peut alors augmenter de plus de 10 m et inonder
de larges régions. Les eaux souterraines, quant à elles,
circulent dans les roches et les sols. Les précipitations et l'eau
de fonte subissent une percolation dans le sol et parviennent à
un niveau — appelé niveau hydrostatique — où toutes les cavités
présentes dans les roches sont saturées d'eau. L'écoulement
des eaux souterraines se produit depuis les zones de haut niveau vers les
zones de plus bas niveau. La vitesse moyenne de circulation est inférieure
à 1 m par jour. Lorsque les eaux souterraines parviennent aux ruisseaux,
elles assurent un débit de base qui change peu au fil des jours
et qui peut persister ainsi pendant de nombreux jours ou semaines en l'absence
de pluie ou d'eau de fonte. Au cours des périodes de sécheresse
prolongée, le niveau des nappes peut chuter si bas que les ruisseaux
et les puits se tarissent.
VI. Effets de l'action humaine
L'Homme intervient dans le cycle
de l'eau depuis des millénaires. Des canaux d'irrigation sont construits
pour amener l'eau dans les régions arides. Des puits sont creusés
pour prélever l'eau du sol. Le pompage excessif des nappes à
partir de ces puits a provoqué une chute du niveau hydrostatique,
épuisant ainsi de façon irréversible d'anciennes sources
d'eau et provoquant la pénétration d'eau salée dans
le sol de basses régions côtières à forte densité
de population. Des levées sont construites pour guider le cours
des rivières, ainsi que des digues pour rendre les rivières
navigables, constituer des réserves d'eau et fournir de l'énergie
électrique. L'évaporation de l'eau de ces retenues aboutit
à des pertes d'eau importantes. L'urbanisation croissante a contribué
à aggraver les phénomènes de crues, dans la mesure
où les eaux de pluie atteignent plus rapidement les cours d'eau
et en quantités supérieures les zones où le sol a
été revêtu.
À mesure que la population humaine
continue de croître, une utilisation et une gestion efficaces des
ressources en eau de la planète s'imposent. Certes, la gestion raisonnable
des aménagements hydrauliques a permis d'alléger de nombreux
problèmes. Mais les limites des réserves en eau dans certaines
régions restreignent les possibilités de développement,
ce qui joue un rôle majeur dans la politique de certaines régions
du globe, notamment au Moyen-Orient.
Source:
"eau, cycle de l'," Encyclopédie
Microsoft® Encarta® 2002
en lignehttp://encarta.msn.fr http://encarta.msn.fr
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L'auto-épuration
Un milieu vivant
L'eau de mer ou de rivière,
riche en espèces animales et végétales, transforme
et élimine naturellement (en totalité ou en partie) les pollutions
auxquelles elle sert d'exutoire : c'est ce qu'on appelle l'auto-épuration.
Grâce aux phénomènes de filtration et d'oxydation,
combinés à l'action des organismes (bactéries, insectes,
plantes…) vivant dans le milieu aquatique et sur les berges, l'eau assure
le maintien de la qualité de son eau et préserve l'équilibre
de son écosystème.
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Si le niveau de pollution n'atteint
pas un seuil critique, l'eau est capable de s'auto-épurer, c'est-à-dire
d'éliminer progressivement les agents polluants. Ce phénomène
explique qu'une rivière peut être polluée par des rejets
à un endroit et être poissonneuse en aval de ce point. Bien
sûr l'auto-épuration de l'eau a ses limites. Par exemple,
le sel ou les plastiques ne sont pas dégradables et perturbent ce
phénomène naturel. |
L'entretien nécessaire
Lorsqu'elle n'est plus entretenue
régulièrement par l'homme, la rivière se dégrade.
Le lit et la végétation sont modifiés, ce qui entrave
fortement les fonctions biologiques naturelles :
• Le maintien de la qualité
de l'eau n'est plus assuré
• La capacité d'écoulement
est réduite et engendre des inondations
• La végétation
qui prolifère rend par ailleurs les berges inaccessibles aux promeneurs.
(réf. eaufrance)

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