Le
Yeti
"L'abominable homme des neiges"
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Chaîne de l'Himalaya : l'Everest
Mystérieux et insaisissable, le yeti serait une créature
hybride, entre l’homme et l’animal, observée dans les hautes forêts
de l’Himalaya. Figure traditionnelle tibétaine popularisée
sous le nom “d’abominable homme des neiges”, également connu sous
le nom de big foot (nord des États-Unis), ou encore Sasquatch (Canada,
Indiens Salish), homme sauvage légendaire des montagnes.
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Il apparaît dans l’album Tintin au Tibet
d'Hergé comme un singe géant au cœur sensible.
Les hommes sauvages ont peuplé l'imaginaire de toutes les régions
reculées du monde, principalement les hautes montagnes et les forêts
profondes. Faute de preuves matérielles, les scientifiques refusent
de reconnaître son existence et n’ont toujours pas résolu
l’énigme que représentent les gigantesques empreintes qui
lui sont attribuées.
Le Yéti marche debout, un
alpiniste anglais a pris des photos des empreintes du Yéti. Celles-ci
sont très larges, plus d'une trentaine de centimètres, profondément
enfoncées dans la neige. (33 centimètres de longs et de 20
centimètres de larges). |
Description
Plus grands,
plus forts, plus poilus que les individus urbanisés, ils seraient
solitaires, dangereux, ressemblant plus à un ours ou un gorille
qu'à un homme. D'un point de vue ethnologique, le personnage de
l'homme des bois ou de l'homme des montagnes figure dans la plupart des
mythes ou folklores du monde.
L’étymologie de yeti viendrait
d’un dialecte tibétain, désignant sous le terme de “méti”
un grand ours brun, vivant isolé dans les contreforts de l’Himalaya.
Le yeti mesurerait selon les observateurs entre 1,50 et 3,75 m et pèserait
entre 250 et 450 kg. Bipède pour la marche, quadrupède pour
la course, omnivore et velu, il serait doté d’une force physique
supérieure à celle d’un homme. |
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Certains récits de sherpas distinguent
trois types de yetis, ressemblant à un ours bleu, à un gibbon
ou à un être simiesque inconnu. On lui attribue par anthropomorphisme
un caractère tantôt timide et inoffensif, tantôt agressif.
En Amérique du Nord une créature
comparable est dénommée “bigfoot”, eu égard à
la taille exceptionnelle de ses empreintes, ou “sasquatch” pour les Indiens.
On la retrouve dans le Caucase sous le nom “d’alma” ou “almasty”, à
Sumatra sous celui “d’orang-pendek”, mais aussi en Chine, en Australie
ou en Afrique sous diverses dénominations.
Le mystère.
reconstitution du yeti (Dinanthropoides nivalis Heuvelmans 1958)
(d'après Sciences et Avenir, 1958). |
Le yeti a
suscité des recherches passionnées de la part de ceux qui
disent l’avoir observé. Dès 1780, le London Time évoque
son existence, et en 1902 on l’accuse de la disparition d’ouvriers à
la frontière du Tibet. De nombreux alpinistes affirment l’avoir
aperçu au cours de leurs expéditions.
La légende atteint des proportions
mondiales dans les années 1950, lorsque Eric Shipton, accompagné
du chirurgien et alpiniste Michaël Ward, réalise des moulages
des empreintes laissées par un présumé yeti. En 1955,
l’abbé Bordet photographie trois séries de traces de pas.
En 1967, Roger Patterson surprend un étrange bipède dans
une forêt de Californie du Nord et réalise un film de quelques
minutes, largement diffusé et parodié.
Une première hypothèse
présente le yeti comme un ultime descendant du gigantopithèque,
singe géant d’Inde et de Chine, disparu depuis 500 000 ans.
La seconde en fait le chaînon
manquant entre le pithécanthrope et l’Homme de Neandertal. Chassé
par l’Homme de Cro-Magnon il y a 40 000 ans, ce dernier aurait trouvé
refuge dans les montagnes d’Asie centrale. |
En 1960, l'alpiniste sir Edmund Hillary entreprit d'enquêter sur
les divers témoignages concernant le yéti et notamment sur
celui du père de son propre guide sherpa Tenzing Norkay. Il ne trouva
pas la moindre preuve de l'existence de la créature, sinon un «!scalp!»,
venu d'un monastère tibétain, et qui se révéla
n'être qu'un simple chapeau en fourrure de chèvre. Les chasseurs
de l'abominable homme des neiges ne se sont pas avoués vaincus pour
autant, et leurs recherches continuent à alimenter une littérature
abondante.
Qu'en est-il vraiment du yeti? Vivant
dans un environnement gigantesque, subissant constamment les soubresauts
d'une nature indomptable, les Sherpas auraient-ils intégré
cette créature dans leur univers mental? Et le migou (mi-gueu) des
Tibétains, le migoi des Bhoutanais, le tedmo des Zanskaris (Inde)
le neeguyed des Sikkimais (Inde) et le junglyman des populations vivant
dans la chaîne du Karakoram? Dans ces pays himalayens où tout
est démesure, la frontière entre mythe et réalité
est parfois bien floue!
Si les scientifiques confirment que
les empreintes relevées sont celles d’une espèce non répertoriée,
ils n’ont jamais pu disposer de preuves permettant d’établir l’existence
formelle du yeti. Cette absence d’éléments tangibles les
a dissuadés de poursuivre leurs recherches, préservant ainsi
le caractère légendaire de “ l’abominable homme des neiges
”.
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