vers romantiques
Stéphane Mallarmé

(Paris, 1842 - Valvins, 9.09.1898)
«Il se moquait de tout pour plaire aux délicats dont il était, lui, 
le plus difficile, » dira de lui Verlaine, en 1880. 
Et aussi : « Pourvu que son vers fut nombreux, musical; rare, il considérait la clarté comme une grâce secondaire ».
Suite à la mort de Verlaine, Mallarmé est élu Prince des Poètes
ce qui consacre son influence.

Chronologie :

- 18 mars 1842. Naissance d'Etienne Mallarmé, dit Stéphane, à Paris, 12 rue Laferrière, dans le IXème arrondissement, fils de Numa Mallarmé et d'Elisabeth Desmolins. 
- 1856. Stéphane Mallarmé devient pensionnaire au lycée de Sens. 
- 1859. Il écrit ses premiers poèmes (Sa fosse est creusée - Prière d'une mère). Il découvre les poésies de Théophile Gautier. 
- 1860. Stéphane Mallarmé est bachelier, il commence à travailler chez un receveur.
- 1861. Découverte des Fleurs du Mal de Baudelaire, l'influence de cette oeuvre sur les premiers poèmes de Stéphane Mallarmé est indéniable. 
- 1862. Publication de poèmes et d'articles dans diverses revues. 
- 1863. Stéphane Mallarmé traduit les poèmes en prose d'Edgar Poe. Il affirmera plus tard n'avoir appris l'anglais que pour lire Poe. 
- 1864. Publication des poèmes en prose Las d'un amer repos, Les Fleurs, L'Azur.En visite à Avignon chez son ami des Essarts, Stéphane Mallarmé fait la connaissance des félibres, poètes de langue provençale, Aubanel, Roumanille et Frédéric Mistral. 
- 1865. Il commence à travailler sur le poème qui deviendra L'Après-midi d'un faune, mais ce premier projet est refusé par le Théâtre-Français, il reprend son poème Hérodiade. Première version de Sainte.
- 1866. Publication de poèmes dans la revue Le Parnasse contemporain. Séjour à Cannes chez son ami Lefébure, ou Stéphane fait "la rencontre du Néant". La publication de ses poèmes provoque son renvoi du Lycée de Tournon, il est nommé à Besançon. Début de la correspondance avec Verlaine.
- 1867. Mort de Baudelaire. Nomination de Stéphane au Lycée d'Avignon. Publication de ses poèmes en prose dans La Revue des Lettres et des Arts.
- 1868. Séjour chez Frédéric Mistral à Maillane. Séjour à Bandol. Cette année marque la fin des deux années de doute métaphysique de Mallarmé. 
- 1869. Stéphane commence à travailler sur Igitur.
- 1870. Il se met en congé du Lycée et commence divers travaux de linguistique. 
Il salue la proclamation de la République après la défaite de Sedan. 
- 1872. Il rencontre Arthur Rimbaud au "Dîner des Vilains Bonshommes". Professeur au Lycée Fontanes.
- 1873. Il fait la connaissance de Manet. Séjour en Bretagne. Hommage à Théophile Gautier, mort l'année précédente, avec le poème Toast funèbre.
- 1874. Stéphane fait la connaissance d'Emile Zola chez Manet. Il fait ses premiers séjours à Valvins, près de Fontainebleau. Il rédige une revue "La Dernière Mode".
- 1876. Parution de "L'Après-Midi d'un faune". Préface à Vathek de William Beckford. Parution du Tombeau d'Edgar Poe
- 1878. Rencontre avec Victor Hugo.
- 1883. Mort d'Édouard Manet, le 30 avril. Verlaine publie son article dans la revue Lutèce, Les Poètes Maudits.
- 1884. Publication en volume des Poètes Maudits
- 1885. Parution de Prose, "Le vierge, le vivace…", "Quelle soie aux baumes…" dans La Revue indépendante. Mallarmé débute probablement cette année là son idée du Livre «explication orphique de la Terre..
- 1886. "M'introduire dans ton histoire" paraît dans la nouvelle revue La Vogue. Mallarmé est chroniqueur théâtral dans La Revue indépendante.
- 1887. Parution de l'édition définitive de "L'Après-Midi d'un Faune".  
- 1891. Nouveaux problèmes de santé (crise de rhumatisme). Mallarmé réduit ses activités professionnelles. Rencontre de Valéry.
- 1892. Claude Debussy commence son Prélude à l'Après-Midi d'un Faune.
L'oeuvre est créée le 22 décembre 1894, à la Société nationale de Musique, à Paris. Debussy précise dans sa notice explicative :
"La musique de ce Prélude est une illustration très libre du beau poème de Mallarmé". 
- 1896. Mort de Verlaine, Mallarmé lui succède comme Prince des Poètes.
- 1898. Mallarmé manifeste sa solidarité à Zola, qui vient de faire paraître son "J'accuse" dans L'Aurore, et d'être condamné pour ce fait.
- 1898. Le 9 septembre, Stéphane Mallarmé est Accueilli aux portes de l'Eternité des Poètes…

«Tel qu'en lui même enfin l'éternité le change...»

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