Sur le Chemin de Compostelle   

«Buen camino!» C’est ainsi, toujours en espagnol, que se saluent depuis des siècles les centaines de milliers de voyageurs qui, partis du Danemark, des Pays-Bas, d’Italie, de France, du Portugal ou...du Québec, vont à Saint-Jacques-de-Compostelle par l’un des neuf chemins du pèlerinage.

Situation.

aint-Jacques-de-Compostelle, ville du nord-ouest de l'Espagne, capitale de la Communauté autonome de Galice, dans la province de La Corogne. La ville est le siège d'un évêché et l'une des principales métropoles religieuses d'Espagne. Les activités industrielles de la ville sont la fabrication des toiles de lin, les savonneries, l'industrie alimentaire et les articles religieux.

Pélerinage.

e pélerinage illustre retraçait à l'origine le chemin suivi par Saint Jacques le Majeur (frère de St Jean), l'un des douze apôtres du Christ, venu évangéliser la péninsule ibérique. A son retour de Jérusalem, en l'an 44, il subit le martyre et fut décapité. Sa dépouille fut ramenée par ses disciples dans le petit village de Compostelle, au nord de l'Espagne, où elle demeura ingnorée jusqu'en 814. 
Saint-Jacques ne fut pas touchée par la conquête musulmane. La reconquête s'organisa autour de la Galice, des Asturies et de la Catalogne. 
Dès le début du IXe siècle, Saint-Jacques-de- Compostelle fut un haut-lieu de pèlerinage de l'Église catholique, l'un des plus importants d'Espagne. 500.000 personnes s'y rendent encore annuellement.

En fait, prendre le chemin de Compostelle doit s'entendre d'avantage comme une démarche mystique, une expérience intérieure, une profonde remise en question de soi que comme un exploit sportif de marcheur. 
L'appel de la route doit s'accompagner d'une quête spirituelle, d'un temps de réflexion, quels que soit la direction prise et les kilomètres parcourus.
Compostelle, plus qu'un but, est une invitation à partir, à rompre avec le confort de ses habitudes. Et même, si l'épreuve physique s'annonce particulièrement longue, c'est pour donner l'occasion au marcheur de renouer, chemin faisant, avec l'esprit de partage et de solidarité avec des compagnons de rencontre.
Dans la pratique toutefois, les pélerins venus du nord empruntent principalement quatre itinéraires traditionnels.

Les chemins.
"Comme tous les chemins mènent à Rome, on pourrait dire que tous les chemins mènent à Compostelle".

ans entrer dans les détails, indiquons qu'il existe au moins quatre grands chemins jacquaires en France : 
- Tours (par Poitiers, Blaye, Bordeaux, Ostabat et Ronceveaux), 
-Vézelay (par Limoges, Périgueux, Roquefort, Mont-de-Marsan, Ostabat),
- Le Puy-en-Velay (par Miramont, Sensacq, Aire sur l'Adour), 
- Arles. 

Les trois premiers se rejoignent, entre Ostabat et Saint-Jean-Pied-de-Port, pour ensuite former, avec le chemin d'Arles et le chemin aragonais, à Puenta la Reina, en Espagne, le Camino Francés (chemin français).
Certaines portions de ces itinéraires sont balisées et de nombreux tronçons se confondent avec le GR 65, bien connu des randonneurs européens.
Que vous vous rendiez à Compostelle à pied, à dos d'âne, à cheval ou à byciclette, il existe tout au long du parcours de nombreuses possibilités d'hébergement en auberge, prebytère, monastère, gîtes d'étape ou gîtes équestre.

Des conseils.

es premiers jours 
Après avoir pris le temps de vous entraîner, continuez à favoriser vos chances de succès en faisant croître votre effort progressivement. Même si vous n'êtes pas fatigué, réservez-vous pendant les trois premières journées. Marchez quatre à cinq heures quotidiennement au début, puis augmentez la durée graduellement. 
Traditionnellement, c'est le troisième jour que surviennent les petits incidents dus à la fatigue : foulure, luxations, entorses... Soyez particulièrement vigilant ce jour-là. 

e rythme quotidien 
De façon générale, partez au lever du soleil ; à six heures en plein été. Arrêtez-vous avant le moment le plus chaud de la journée ; dès treize heures mettez-vous à l'ombre. Vers dix-sept heures, vous pourrez toujours prolonger votre étape de quelques kilomètres, si le corps vous en dit.
Marchez à votre pas, même si vous vous retrouvez loin derrière (ou devant...) vos compagnons. L'essentiel est d'avancer sans souffrir et d'arriver en bon état. 

La coquille.
 
La coquille est un des signes caractéristiques de la marche de tout Pèlerin vers Compostelle.
LA CREDENTIAL
Celle ci est un véritable passeport pour le pèlerin Jacquaire, elle permet d'être reconnu à travers les frontières comme un pèlerin et non comme un sans domicile fixe, ce qui est souvent le cas surtout pour les pédestre notamment en France.
La credencial est un document qui vous certifie un pèlerin bona fide, et qui vous donne accès aux refuges en Espagne. On la fait tamponner au départ et chaque jour suivant, dans les églises, les refuges, les bars ou les Offices de Tourisme, tout au long du Chemin. 
On montre la credential ainsi tamponnée au Bureau d’Accueil des Pèlerins de la Cathédrale de Santiago, au 1 Calle del Villar. Après avoir rempli un petit questionnaire sur votre motivation, vous recevrez la compostela.

La Cathédrale.
 
La ville conserve de superbes édifices du Moyen Âge, dont l'un des plus beaux est la cathédrale romane, consacrée en 1128, qui renferme le tombeau et les reliques de saint Jacques.
Elle abrite l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle, l'une des plus vieilles d'Espagne, fondée en 1532. 

L’association des pèlerins et amis du Chemin de Saint-Jacques existe pour aider les pèlerins à préparer leur chemin, pour les soutenir sur le parcours et finalement pour leur permettre de raconter leur chemin à leur retour. Les bénévoles qui travaillent pour l’association reçoivent pour toute récompense la joie d’apercevoir la lumière dans les yeux des pèlerins qui reviennent enchantés de leur expérience.
Pour compléter votre recherche, utilisez le guide pratique "miam-miam-dodo".

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"L'âne peut aller à la Mecque.
Il n'en reviendra pas pèlerin."
Proverbe arabe.

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vers histoire