Ouvrez un journal, écoutez la radio, regardez la télévision, chaque jour vous constaterez des attaques, des vols, des délits commis avec de plus en plus de violence, de plus en plus de détermination.

Ces méfaits ne sont plus, ou plus uniquement, l’affaire de petits malfrats, il s’agit bien de bandes organisées, structurées, liées au grand banditisme, qui ciblent des objectifs précis avec la volonté de mettre les forces de l’ordre dans l’impossibilité d’agir ce qui laisse supposer que cela prépare d’autres actions plus violentes, plus ciblées, plus graves encore !

 Le tableau est noir mais c’est la réalité des  choses, une réalité qui accentue le sentiment d’insécurité qui existe auprès des citoyennes et des citoyens de notre région.

 

Le laxisme ne conduit à rien :

Dans beaucoup de cas, ces bandes organisées sont repérées et connues des services de police mais, par peur d’agir ou par crainte des représailles, les forces de l’ordre se contentent trop souvent de les tenir à l’œil ce qui entraîne un laisser faire, un laxisme que je continue à dénoncer avec force.

 Lorsque les forces de l’ordre doivent faire face à des bandes bien organisées, mieux armées et tout à fait déterminées, on comprend la démotivation des policiers.

 Lorsque les policiers doivent faire face non seulement à des menaces de plus en plus réelles mais également à des passages à l’acte de plus en plus violents, on se rend compte qu’il faut des moyens adaptés et des personnes formées aux circonstances rencontrées.

Lorsque tout cela va de pair avec une justice laxiste, on se trouve devant une réalité peu réjouissante que les gens perçoivent de manière extrêmement préoccupante et on les comprend.

 Mais je dis aussi que, lorsque ce ne sont plus les forces de police qui maintiennent l’ordre mais que ce sont les malfrats qui font la loi, alors la démocratie est menacée.

 Je continue à penser que ce n’est pas le laxisme tant au niveau local, qu’au niveau de la zone interpolice et qu’au niveau de la justice qui sera payant à terme, c’est la détermination !

 

Un Etat de droit :

Le laxisme constaté  conduit à l’aggravation d’une méfiance bien compréhensible. On peut effectivement comprendre que d’honnêtes citoyens. qui ont été menacés, attaqués, volés, réagissent face au sentiment d’insécurité qu’ils ressentent. Ils finissent par ne plus faire confiance à la police et à la justice et ils finiront, demain, par faire eux mêmes la justice.

 Cette solution est tout aussi inacceptable car il faut préserver un Etat de droit au sein duquel chacune et chacun a droit à la sécurité, à la protection des personnes et des biens, à une justice efficace.

Une police de proximité :

A plusieurs reprises le PSC a réaffirmé l’importance d’une présence policière sur le terrain. Aujourd’hui, cette présence de proximité est loin d’être une réalité et il faut le regretter. De plus, lorsque, grâce à d’importants moyens supplémentaires, les grandes villes comme Charleroi renforcent leur police, on constate que les délits ne diminuent pas mais qu’ils se déplacent dans la périphérie urbaine qui elle, manque de moyens!

 Bien entendu la notion de police locale doit aujourd’hui se comprendre dans la restructuration des forces de l’ordre au sein des zones de police.

Dans ce cadre, il faut rappeler que l’ambition de cette restructuration était de mieux gérer les forces de l’ordre tout en utilisant mieux les ressources financières. Ces ressources financières ne sont pas aujourd’hui au niveau attendu c’est malheureusement une réalité puisque sur les 196 zones de police, 105 n’ont pas la capacité financière pour assumer la réforme !

 

C’est pourquoi le PSC continue à réclamer une adéquation entre les besoins et les moyens dans le cadre de la réforme des polices mais aussi une amélioration significative de notre justice afin que celle-ci reste crédible aux yeux de tous !