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Le luizenmolen

 

Le Luizenmolen

C'est l'histoire d'un moulin, l'un des derniers moulins à vent de l'agglomération bruxelloise. Erigé en 1862 le long de Luizenstraat (rue des Poux, actuelle rue des Papillons), à Anderlecht, le Luizenmolen, avait cessé ses activités en 1928 pour être complètement détruit en 1955, dans l'indifférence générale.

Générale ? Pas tout à fait : les nostalgiques du moulin étaient nombreux à Anderlecht. Parmi eux, Eric Tomas, alors député. Avec deux autres passionnés, il se mit en tête de reconstruire le Luizenmolen…

"Ça remonte à la fin des années 80, ou au début des années 90, j'étais encore un jeune député à l'époque. J'ai organisé un petit concours dans un journal local, car j'ai toujours aimé ce qui touche au patrimoine et à l'histoire Avec deux autres personnes d'Anderlecht, on concoctait les questions et ensuite, je remettais les prix aux gagnants. Nous avions posé deux ou trois questions sur le Luizenmolen : sa date de création, de destruction…. A la remise du prix, quelqu'un m'a dit : " C'est dommage que ce moulin n'existe plus, il faudrait le reconstruire !"

Le Luizenmolen, dernier moulin à vent d'Anderlecht, était un témoin de l'activité rurale de la commune.

Pour ma part, je n'avais aucun souvenir du Luizenmolen, bien que, j'en suis sûr, mes grands-parents ont dû m'y emmener au cours d'une promenade.

Il y avait énormément de documentation à rechercher, notamment au Musée Erasme. Beaucoup de personnes possédaient des tableaux ou des dessins représentant le moulin. Nous avons aussi retrouvé beaucoup de photos et un certain nombre de documents tout à fait intéressants.

J'ai fait une première exposition de tout ce matériel en 1993, avant de devenir ministre, et c'est à ce moment-là qu'a jailli l'idée de reconstruire le moulin à l'identique.

Nous avons constitué une ASBL et nous nous sommes lancés dans cette opération de sauvetage, Jean Van Audenhove, président du cercle d'histoire d'Anderlecht, Jean-Pierre Vanden Branden, conservateur des musées d'Anderlecht et moi-même. Nous nous sommes naturellement entourés de spécialistes.

Du moulin primitif, il ne restait que la butte. Il restait aussi deux ou trois pièces que le conservateur du musée d'Erasme avait pu sauver de la destruction : une grande meule d'1m50 de diamètre, ainsi que quelques éléments mécaniques conservés au béguinage d'Anderlecht.

Après beaucoup de difficultés pour réunir les moyens nécessaires (plus de 300.000 euros), le moulin fut érigé et inauguré en 1999. Depuis, outre les visites régulières, une Fête du Moulin est organisée chaque année au mois de juin.

Pour en savoir plus sur le Luizenmolen: http://come.to/luizenmolen

 

 

Vieux chromes

Ma passion des voitures anciennes remonte assez loin. J'ai ainsi retrouvé des photos de voitures anciennes, des "caisses carrées " comme on les appelle, que j'avais prises en Dordogne en 1975. On le voit, ça ne date pas d'hier.

J'ai acheté ma première Ford Anglia en 1966 pour 16.000 francs. J'étais étudiant et mon père était d'accord de me payer l'assurance, mais pas la voiture. J'ai donc du faire des petits boulots pour me la payer : tondre les pelouses, repeindre les châssis…

A cette époque, peu d'étudiants possédaient une voiture. Moi, j'en voulais une parce que, comme j'habitais de l'autre côté de la ville, je mettais un temps fou pour me rendre à l'Université : 1h20 à l'aller, 1h20 au retour. En voiture, je mettais plus ou moins vingt minutes. C'était le bon temps, on n'avait pas encore des bouchons à tous les coins de rue.

En réalité, la voiture ne m'intéressait pas en tant que telle. Ce qui m'intéressait, c'était la possibilité d'évasion qu'elle offrait. Grâce à elle, je me suis mis à voyager, j'ai découvert l'Angleterre, la conduite à gauche, la France, l'Espagne...

Au bout de trois ans, ma première Anglia a été refusée au contrôle technique.

J'en ai racheté une deuxième, tout en gardant la première pour avoir des pièces de rechange en cas de problèmes. Et des problèmes, j'en ai eu, puisque j'ai dû remplacer le moteur.

Ensuite, j'ai eu d'autres voitures, mais je devais avoir gardé la nostalgie de l'Anglia, car j'en ai racheté une en 1980. Je me disais "C'est un modèle qui se fait rare, elle va prendre de la valeur. " Je l'ai remisée dans le garage d'une connaissance en me disant qu'un jour j'aurais le temps de la restaurer. Je m'y suis mis avec un copain qui est prof de mécanique automobile, un vrai pro qui m'a tout appris des moteurs. C'est ainsi que j'ai attrapé le virus. Aujourd'hui, j'ai trois Anglia et deux Peugeot dont une de 1934, une caisse-carrée.

Ce que ça m'apporte ? C'est un divertissement extraordinaire, je n'ai pas le temps de penser à autre chose quand je travaille sur mes voitures. J'oublie tous mes soucis quand j'ai les mains dans le cambouis.

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