LES
FOUILLES
En
1592, pendant les travaux de bonification de la vallée du Sarno,
l'architecte romain Domenico Fontana tomba sur des inscriptions latines
et sur quelques peintures murales. Il les trouva pendant qu'il était
chargé par un particulier de creuser une galerie pour amener
les eaux du fleuve dans les propriétés.
Il était tombé sur une cité antique.

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La vraie première fouille archéologique commença, cent cinquante ans plus tard, en 1748, à l'instigation de l'abbé Martorelli, sous le règne de Charles III de Bourbon, qui pensa être sur les traces de l'antique Stabiae.
Deux ans après, en 1750, débutèrent les fouilles de l'antique Herculanum, rendues plus difficiles par la suite de la grande dureté du matériau éruptif.
On tomba sur une villa très riche, appelée des PISONII, et également dite la villa des papyrus, à cause du grand nombre de rouleaux de la bibliothèque grecque qui y furent trouvés. En
1754, les fouilles furent reprises également dans la
colline de la CIVITA et ce n'est qu'en 1703 que la découverte
d'une inscription faisant état d'une respublica pompeinorum donna la confirmation que l'on se trouvait sur l'emplacement
de Pompéi et non de Stabiae.
Durant
la première moitié du 19ème siècle,
on mit au jour la plupart des édifices publics et privés,
dont la Basilique, l'amphithéâtre et les murs d'enceinte. En
1860, Giuseppe Fiorelli fut désigné directeur
des fouilles et commenca l'ère des fouilles méticuleuses
et modernes: ne pas s'attaquer aux fouilles d'un nouveau site
avant d'en avoir terminé avec le précedent!
Fiorelli
divisa la ville en régions et quartiers en établissant
un plan de déblaiement systématique des débris
de l'antique cité (près de 66 ha et une enceinte
de plus de 3 km).
C'est
lui aussi qui imagina de reconstituer les corps humains, les
corps d'animaux, les objets en bois... en versant du plâtre
liquide dans les cavités solidifiées autour d'eux
lors de l'éruption. On procéda aux fouilles des thermes centraux, du lupanar, de la maison des Noces d'Argent et d'autres édifices importants vers la fin du 19ème siècle. |
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Ensuite, en 1893, Guilio De Petra prit la direction des fouilles de Pompéi.
C'est à lui qu'on lui doit le déchiffrage des tabulae ceratae avec les comptes de caisse du banquier L. Caecillius Jocondus.
Pendant cette période, des maisons furent mises au jour dont la Villa de Lucretius Fronton, la Villa des Vetii et la Villa des Mystères. En
1910, la Maison de l'Ara Massima, la Maison des Amours dorés
et les Tombes d'Esquilia et de l'édile Vestorius Priscus
furent mises au jour par Ettore Pais et par Antonio Sogliani.
Vittorio Spinazzola donna la priorité aux fouilles du réseau
routier et des façades routiers et des façades des
habitations, reliant les parties déjà découvertes
de la cité à la zone de l'amphithéâtre
pour restituer à la science une vision globale de l'urbanistique
pompéienne.Sans être obligé, il fit une exploration rapide des maisons,
des routes et de monuments.
Il mit au jour : la Maison du cryptoportique, les Maisons des
Cei, de Trebius Valentius et de Loreius Tiburtinus.
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Amedeo
Maiuri continua l'exploration de la Villa des
Mystères et explora de nombreux édifices, surtout
au long de la rue de l'Abondance.
Il effectua aussi l'état des restaurations effectuées
entre le tremblement de terre de 62 après J.C et l'éruption
de 79 après J.C.
Les recherches furent effectuées sous certains secteurs de
l'enceinte et, surtout sous le Temple Dorique
et sous le Temple D'Apollon.
Alfonso De Franciscis entreprit des fouilles de la Villa de Poppée,
riche en peintures murales d'une extraordinaire beauté.
En 1978, Fausto Zevi découvrit de nombreux objets, surtout
en bronze, parmi lesquels un cratère, avec, en relief, des
scènes mythologiques et une statue lampadéphore d'Apollon,
certainement une des plus importantes sculptures récemment
découvertes à Pompéi.
Actuellement, fouilles et restaurations continuent et les découvertes
incessantes nous donnent une connaissance approfondie de la ville,
de l'art et de la vie quotidienne de ses habitants.
Depuis
peu, la construction d'une nouvelle autoroute près de Sarno
a mis à jour la Villea des Casti Amanti, en fait un véritable
complexe de meulerie et de boulangerie. Ce nom provient du fait que
pas très loin se situe une maison où plusieurs fresques
sont particulièrement osées!
Sous le niveau actuel de la nappe d'eau, grâce à un système
de pompage et d'assèchement, on découvre un hôtel
de luxe dont les fresques sont minutieusement découpées
afin de reconstruire l'ensemble dans un lieu sec.
Les
techniques actuelles de fouilles concernent l'archéologue mais
aussi le paléonthologue, le biologiste, le chimiste et le physicien:
les recherches ne sont plus la découverte d'objets isolés
mais la compréhension dans son ensemble de ce que devait être
la vie à Pompéi.

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