Back

Janvier Fevrier

Budget cyclable régional
En 8 ans, de 1995 (année de lancement des ICR) à 2002, 520 millions de FB ont été engagés pour la réalisation des ICR. La moyenne est donc de 65 millions de FB par an. Les associations de défense du vélo estime qu'il faut 300 FB/habitant/an (+/- 300 millions de FB pour Bruxelles) pour mener un politique cyclable dynamique. Si l'on regarde les réalisations (facturations), on atteint seulement 264 millions de FB en 7 ans, soit 37,7 millions de FB par an. Le point positif est l'accélération connue en 2001, puis que cette année représente à elle seule près de 65% de toutes les dépenses.
Le budget cyclable permet de réaliser des aménagements lourds (plateaux, oreilles de trottoirs, réaménagement de place) alors que souvent pour ouvrir l'ICR, il suffit d'installer des panneaux "excepté cycliste". L'aménagement d'un ICR vise souvent à réaménager des voiries en zone 30 (surtout bénéficiaire aux piétons).
Le problème est avant tout un problème de place, non un problème budgétaire. Monsieur Chabert préfère dépenser des millions pour des passerelles supplémentaires au pont de Laeken alors qu'il y a assez de place sur le pont pour faire deux bandes cyclables si une bande auto est supprimée. Ces passerelles qu'aucune association de cyclistes ne réclame permettront à monsieur Chabert de s'afficher comme le grand ami du vélo. A l'heure actuelle, un seul ICR est complètement réalisé. Deux autres sont en voie d'achèvement. Les travaux de l'ICR 12 (Evere - Bruxelles) doivent commencer ce printemps. Le réaménagement des rues de la Loi et Belliard sont prévus pour juillet 2003. L'accord de coopération financera l'ICR 5 qui longe le canal, traversant Bruxelles du nord au sud.

Des bus à contresens au centre-ville sans les vélos !
Malgré les promesses faites au conseil communal de lundi 18 février par Monsieur Decloux (Le Soir de mardi, Brussel deze week de jeudi), le nouveau contresens bus du centre-ville n'est pas accessible aux cyclistes. Marion Lemesre s'était permis d'interpeller le collège à cause de la disparition de la piste cyclable de la rue de l'Écuyer (axe cyclable Nord-Sud). C'est elle, bourgmestre intérimaire qui avait supprimé celle-ci en décembre 00 sans aucune concertation avec les cyclistes bruxellois. Il avait fallu une manifestation (action "chapelier") à laquelle les échevins Decloux et Simons avaient participé (voir le site web d'Ecolo-Bruxelles) et attendre encore 6 mois pour qu'en juin 01, la piste cyclable réapparaisse.
Le jour de l'inauguration, les panneaux "excepté cycliste" avaient disparu et des contrôleurs de la Stib essayaient de barrer le chemin aux cyclistes voulant prendre les bandes bus. C'est la deuxième fois que l'axe cyclable Nord-Sud est supprimé ! Il n'y a pas de raison d'opposer vélo et transport en communs. Nos intérêts sont communs. Pour faciliter la cohabitation, il aurait suffit d'élargir le site propre surtout à deux endroits : rue de l'écuyer entre la rue Léopold et le boulevard Anspach et rue d'Assaut. Les associations de cyclistes n'ont pas été consultées lors de l'élaboration des plans des bandes bus. Cela fait plus d'un an que la commission vélo n'existe plus et que l'on ne sait pas ce quels sont les projets qui se trouvent dans les tiroirs du collège qui se prétend pro piéton et pro velo. C'est politique du fait accompli qui prime. La ville vient d'inaugurer une piste cyclable sur le trottoir rue de Trèves. L'EUCG a déjà protesté. Vous pouvez vous rendre compte de l'aménagement sur www.ferrosteph.net/ferrosteph/velo/treves/treves1.htm

Le contresens de la rue des Fripiers est lui toujours impraticable à cause du cause du parking illégale. L'Echevine Mathias refuse de protéger matériellement la piste cyclable à contresens en déplaçant quelques potelets sous prétexte que cela coûte cher et que la police est priée de faire son boulot (réprimer le parking sauvage). La police a réprimé durant 15 jours puis a eu d'autres priorités. Bruxelles Ville continue à ne pas vouloir généraliser l'ouverture de contresens sous prétexte que le code de la route devrait changer et que le SUL serait généralisé sans panneau additionnel. Cette loi n'est pas prête de passer. Par contre la nouvelle ordonnance régionale subsidiant l'installation des SUL, elle est bien réelle. Pour Placeovelo, c'est pas la police qu'il faut "embêter", c'est les échevins Decloux et Mathias.

Mobilité dans le Pentagone : "Ceci n'est pas un plan !"
Le plan du Groep Planning n'est pas un plan de mobilité, mais un plan de travaux à réaliser sans objectif de mobilité fixé, ni planning de réalisation. Lors de l'inauguration du nouveau site propre, différentes associations et comités de quartier mettent en évidence cinq points essentiels que le Plan Communal des Déplacements du Pentagone doit comprendre. Le texte plate-forme 'STREETSHARING - AUTO STOP' reprend ces 5 points. il est possible de le signer en écrivant un mail à : beware@streetsharing.be (info: Bral/IEB). IEB et BRAL iront interpeller au conseil communal bruxellois le vendredi 15 avril 2002 et une streetsharingparty est prévue pour la fin avril. Une des actions possibles consistait à une action en semaine visant à équiper toutes les entrées de la ville de Bruxelles avec des panneaux "attention pollution" de différents types. Sur le newsgroup Placeovelo, le débat permis de mieux comprendre la pollution due au trafic, l'utilisé ou non d'un masque à gaz pour cyclistes. Cette pollution est sous-estimée et la population sous informée. La pollution tue plus de personnes que les accidents de voitures" Bruxelles dépasse largement les valeurs limites pour le benzène (5 µg/m3 à partir de 2010), et pour le monoxyde de carbone (10 µg/m3 à partir de 2005) afin de protéger la santé et l'environnement Et vivre à Bruxelles est cancérigène ! Dossier pollution : http://placeovelo.collectifs.net/Dossiers/Pollutions.htm

Sécurité routière
Si la moyenne européenne est de 11,1 morts sur les routes par 100.000 habitants, dit l'International Road Trafic and Accident Data Base de l'OESO, elle est de 13,7 pour la Belgique et de 6,9 pour les Pays-Bas. Mais... la Belgique possède moins de 60 radars sans surveillance tendis que les Pays-Bas en ont installé 1.500 (De Morgen, 23/8/01). Rien à faire, la peur du gendarme reste le facteur le plus efficace pour diminuer de moitié l'hécatombe. Encore faut-il s'assurer que tous les belges soient égaux devant l'amende (cela devrait valoir aussi pour José, Guy et Laurent) !

ParkingStrasbourg.gif (9398 octets)

La ville de Strasbourg était équipée de plus de 3.000 arceaux par petits groupes de 5 à 15

Parking vélo : 1%
Les responsables des villes françaises les plus dynamiques sur la place du vélo, réunis jeudi à Paris, se sont engagés à donner au stationnement vélo 1% de l'espace occupé par la voiture en ville. Plus de 400 villes, dont toutes les grandes villes françaises adhèrent au Club des Villes cyclables, soit 13 millions d'habitants. Ces villes s'engagent à favoriser le stationnement vélo, sans mordre sur l'espace bien maigre des piétons, en diminuant le stationnement des voitures. L'Ile-de-France prévoit déjà un ratio de 1% pour le stationnement des deux-roues dans son Plan de déplacement urbain (PDU). Les PDU, obligatoires dans toutes les grandes agglomérations, visent à rééquilibrer les transports en ville au profit de la marche, du vélo et des transports en commun. L'Ile-de-France prévoit déjà un ratio de 1% pour le stationnement des deux-roues dans son Plan de déplacement urbain (PDU). Les PDU, obligatoires dans toutes les grandes agglomérations, visent à rééquilibrer les transports en ville au profit de la marche, du vélo et des transports en commun. Les "dix commandements" adoptés jeudi préconisent d'intégrer dans les plans d'occupation des sols des places obligatoires pour les vélos pour les nouveaux permis de construire, comme c'est déjà le cas à Strasbourg, Toulouse et Rennes.
Garer sa bicyclette en ville relève souvent aujourd'hui du parcours du combattant: les trottoirs sont pris d'assaut par les voitures, les poteaux et arbres trop rares pour attacher correctement son vélo. Bien des cyclistes sont contraints de décrocher leur roue le soir et de l'emporter chez eux pour dissuader les voleurs.
Un cycliste sur deux s'est fait voler son vélo au moins une fois. 23%, dégoûtés, n'en ont pas racheté. L'essor du vélo en ville passe donc par la sécurité du cycliste, et par un stationnement facile et sûr, selon les participants à la journée de débat jeudi à l'Hôtel de ville de Paris. L'insécurité est, devant le vol, le principal frein à l'essor du vélo en ville.
La place du vélo en ville est davantage question de courage politique que de moyens : un arceau posé revient environ à 110 € et un emplacement vélo sous abri entre 250 à 500 €, à comparer à une place de stationnement de voiture à 2.300 €, et un emplacement en parc souterrain à 14.000 €.
Plus d'infos : club français des Villes cyclables : www.villes-cyclables.org/ A consulter aussi : les fiches du CERTU/CLUB "Le vélo, un enjeu pour la ville". A voir surtout la Fiche N°9 : Vélo et transport public

Agenda

TOTOP.gif (977 octets)