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1 septembre : 7ème Masse critique 2000
Les cyclistes veulent être des rois à Bruxelles !

PCRoyale.gif (5640 octets)Le ministre Chabert promet des 3 ICRs par an, mais en plus d'un an de législature, il n'a pas réussi en créer un seul. Le pont de Laeken et l'axe royal sont très révélateurs de la non-volonté de donner de l'espace pour les cyclistes. La masse ira se balader sur l'axe et fera un aller-retour sur le pont de Laeken. On tentera peut-être même de peindre une bande cyclable, avec des logos vélo et des couronnes, une bande cyclable royale ! Les cyclistes pour la circonstance porteront de couronnes.

Le pourquoi de l'Action
Grâce à l'argent de la coopération Etat-Région, le réaménagement de l'Axe Royal (Palais de Justice - Palais de Laeken) est pratiquement fini. Les cyclistes y ont été oubliés des nouveaux aménagements. Tout le long de cet axe majeur, aucune place ne leur a été réservée pour leurs permettre de circuler de façon plus aisée.

Les cyclistes qui ne veulent pas rester coincés derrière les autos doivent monter sur le site propre du tram, à leur risque et péril (pavés de porphyre, bordures). Cette manœuvre compliquée (et périlleuse pour le cycliste débutant) est quasi obligatoire lors qu'une voiture stationne en double file, vu que la bande macadamisée est trop étroite. A la place Liedts où la place était suffisante, aucune aménagement n'est offert aux cyclistes pour leurs faciliter l'accès au tout nouveau rond-point.

Il y a plus deux ans, la rénovation du pont de Laeken (rebaptisé Pont Hervé Hasquin, le 30/8/98) se terminait après des années de travaux. Aucun aménagement cyclable n'a été prévu sur le nouveau pont malgré 75 cm de large en plus. Pire, celui-ci était devenu une autoroute urbaine de plus à Bruxelles (2 x 4 bandes) et une barrière infranchissable pour le cycliste non aguerri. Depuis les cyclistes attendent une solution comme ils attendent toujours les prochains Itinéraires Cyclables Régionaux.

3 futurs ICR (Itinéraire cyclable Régional) doivent justement y passer. A cet effet, la ville de Bruxelles a même déjà réaménagé la rue Marie-Christine et la chaussée d'Anvers en faveur des cyclistes (bandes cyclables, plateaux).

Pour remédier au problème, les ingénieurs de l'AED ont imaginé d'accoler au pont une passerelle "piétons + cyclises" comme s'il n'y avait pas assez de place déjà sur le pont. Ceux-ci sont plus aptes à dessiner des ponts et tunnels que des bandes cyclables. Le ministre Chabert lui vient d'accepter les 80 millions du Fédéral (accord de coopération Etat - Région) pour ce projet dont aucune association n'en veut mais refuse de l'argent pour faire l'ICR 5 (le long du canal).

Mais pourquoi faire compliquer lorsqu'il y a moyen de faire simple en repartageant un peu de l'espace accaparé par l'auto en faveur des cyclistes (suppression d'une bande voiture pour créer deux bandes cyclables). A voir la qualité des bordures des trottoirs, la mobilité de handicapés en siège roulant n'est pas non plus sa priorité.

Le ministre préfère investir dans un projet de prestige au lieu de réaliser rapidement des petits travaux comme de la peinture ou des modifications de bordures. Il compte sans doute sur cette solution compliquée et coûteuse pour raffermir son image de grand ami de la bicyclette comme lorsqu'il pose à côté d'Eddy Merckx.

Les cyclistes bruxellois connaissent les logos vélos marqués au milieu de la chaussée comme à l'avenue de la Couronne et sur l'ICR 13 rue de la Loi. Essayer de passer devant le parlement belge à vélo quand c'est l'embouteillage. C'est impossible à moins de prendre le trottoir ou la bande de gauche à contresens. Ces logos ne délimitent aucun réel espace pour les cyclistes. Ce sont des vrais aménagements leur réservant une place sur la chaussée (des bandes cyclables, des sas devant les feux, ..) que les cyclistes réclament. Le ministre refuse d'élargir la piste cyclable de la rue de la Loi.

Avec un budget vélo insuffisant (40 à 50 millions alors qu'il en faudrait plus de 300 millions), la réalisation des ICRs est promise à des lenteurs. "Cyclistes, nous créons votre espace", disait l'IBSR il y a un an. En 1977, c'est M. Chabert alors ministre fédéral de la circulation qui supprima la possibilité de prendre des sens interdits pour les cyclistes. Placeovelo ne croit pas que le ministre bruxellois Chabert en 20 ans, ait re-cyclé sa conception de la mobilité basée sur le "tout à la bagnole". A Gand, le budget vélo représente 10% du budget des travaux publics. plan21.gif (4139 octets)

 

Timing et plan de l'action

 

Résumé de la masse
Comme c'était attendu, les forces de l'ordre (BSR, gendarmerie et Polbru) étaient présentes au départ afin d'encadrer la masse. A Mérode, on était +/- 60 cyclistes équipés de couronnes, d'autres cyclistes nous rejoignant en cours de chemin. La masse partie avec un peu de retard, des motards devant nous encadrer étaient coincés dans un embouteillage.

La masse démarra lentement malgré que Polbru fermait les carrefours au fur à mesure pour laisser passer les cyclistes. Après avoir fait un tour à Shuman, la masse aborda la rue de la Loi par la gauche afin d'aller directement au rendez-vous fixé avec Olivier Colla, le chef de cabinet d'Isabelle Durant. Là, une petite dizaine de gendarmes avec casque nous attendait. Quoi ? C'est pour nous ce dispositif. Une délégation de 5 cyclistes aurait pu entrer dans le cabinet, alors que la masse occupait 3 bandes de circulation. Mais tout ce que l'on voulait, c'est juste dire bonjour à Olivier. Celui-ci posa avec un vélo et une couronne pour la photo. Après cela, la masse redémarra pour aller longer la petite ceinture vers la droite. Deux combis de gendarme barricadaient l'accès de la zone neutre.

La balade ressemblait de plus en plus à un Dring Dring pour adultes. L'ambiance était décontractée et les cyclistes jouissaient du macadam en toute liberté. Après une pause improvisée place Lieds pour un concert de sonnettes, la masse alla directement traverser une première fois le pont de Laeken libéré des autos par Polbru. Après une boucle par la rue Marie-Christine, la masse retraversa le pont de Laeken en direction de la chaussée d'Anvers. On aurait bien aimer faire une courte pause symbolique, mais c'était difficile à réaliser. Le reste de la balade se déroula paisiblement jusqu'à la place St Géry pour un apéro-vélo dans la bonne humeur.

Bien qu'en surnombre, le travail des policiers a été applaudi par les cyclistes. Cet encadrement a du coûter plus de 100.000 FB. A ce tarif par masse, de Donnea comprendra peut-être que cela lui coûtera moins cher d'ouvrir des contresens.

L'apéro-vélo permit dégager des nouvelles idées de cette première expérience de masse "encadrée" par la police. On écrira officiellement pour réclamer des policiers à vélo pour l'encadrement de la Bike Party du 22 septembre. Grâce à ceux-ci, les enfants, les débutants,…n'auront plus aucun complexe à ne pas venir rouler à vélo avec nous. Ulric est nommé chef d'orchestre de la chorale vélocipédique. Les chansons seront envoyées par mail avant la masse pour que tout le monde puisse les apprendre.

L'inventaire complet de la presse n'a pas encore été fait. Le journal Le Soir a fait deux articles sur le sujet. La journaliste était parmi nous à vélo. Dans l'article du vendredi, on apprend ainsi que c'est le bureau Espace Mobilité (2ème étage de la Maison des Cyclistes) qui a été chargé de réaliser les plans des aménagements autour du pont de Laeken. Pour les passerelles, il paraît qu'il ne faut pas trop être contre. C'est un plus. OK, mais un plus de 50 millions qui démontre bien l'impossibilité mentale du ministre Chabert de repartager l'espace accaparée par l'auto.

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