26 mai : 4ème Masse critique 2000
Bike Party contre autosoliste
Plus de 60 cyclistes ont fait les 18 tours de Montgomery en avril. Pour cette masse, on espère atteindre 100 cyclistes. Nous allons prendre de l'espace que l'on réclame pour les cyclistes. Le thème de l'action est justement le repartage de l'espace accaparée par l'auto. Deux vélos équipés de cadre en bois (1,5 m sur 3 m) matérialisant la place que prend une bagnole (une très petite) seront de la partie (voir photo de la masse de juin 99). Tous les cyclistes qui possèdent des remorques sont invités à défiler avec celles-ci.
Comme à Genève, la masse critique se fera en musique. C'est la bike party. Grâce à une remorque équipée d'une sono, un programme musical "spéciale vélorution" sera diffusé durant le trajet de la balade. La masse, c'est avant tout pour s'amuser. Une heure de délire musicale qui n'empêche pas les cyclistes de manifester pour plus d'espace afin de pouvoir rouler à vélo avec plus de sécurité et de plaisir.
Le pourquoi de l'action
Les retards perpétuels de la politique cyclable de M. Chabert montre bien qu'il n'y a Bruxelles aucune volonté de repartager l'espace accaparée par l'auto en faveur des moyens alternatifs et durables de déplacement dont le vélo. Plus que des millions, placeovelo demande que l'on accorde une vraie place aux cyclistes à Bruxelles. Ce n'est pas des logos vélos marqués au milieu du trafic auto qui vont remettre les cyclistes en selle (av. de la Couronne, rue de la Loi).
La politique régionale de mobilité basée sur une fluidification du trafic (contrat de mobilité) ne s'attaque nullement aux vrais problèmes de mobilité. Il y a trop d'autos à Bruxelles. Elle ne fait que retarder un peu l'issue fatale. Avec l'augmentation actuelle du nombre de voitures (+/- 20 voitures par jour), Bruxelles va droit vers la paralysie totale. Les nouveaux parkings autos seront que des nouvelles pompes à bagnoles aggravant encore un peu plus le cahot sans résoudre véritablement le problème du parking sauvage déjà généralisé.
Plus de place pour l'auto, c'est plus d'autos. Les accords de coopération Etat-Région montre bien que l'on n'est pas encore sorti de la logique du "tout à l'auto". Les projets de travaux d'autoroutes urbaines (mise en sens unique autour de la VUB-ULB, tunnel autoroutier bd Léopold III) ne s'attaquent pas aux véritables problèmes.
Plus qu'une politique "pro vélo", il faut mener une politique efficace de diminution du nombre de voitures à Bruxelles. Cela n'est possible qu'avec la promotion d'un véritable transfert modale qui donne la place aux piétons, cyclistes et transports en commun de surface.
Les moins encombrants d'abord, le reste ensuite. Moins de place pour l'auto, c'est moins d'autos.
Les vraies solutions à la mobilité s'appèlent : obligation des plans de déplacements d'entreprises, car-pooling, car-sharing, limitation de l'accès et du trafic de transit aux voitures dans le centre-ville, bandes bus + vélo, bandes cyclables sur les grands boulevards et ICRS, oreilles aux carrefours pour les piétons, zones 30,
On aura beau faire un Dring Dring chaque année, le vélo ne démarrera vraiment que lorsque l'on aura donné à celui-ci de la place. Le potentiel du vélo dans la résorption du trafic auto et des embouteillages (> 50 % des trajets font moins de 5 km) est pourtant considérable.
Mais pour mener une telle politique, il faut le courage ou bien rouler à vélo. Nos décideurs bruxellois ne roulent pas à vélo. Le maire de Strasbourg, lui il roule à vélo.
Timing et plan de l'action
Résumé de la masse
Comme programmé, une centaine de cyclistes étaient au rendez-vous de la masse. Il
faut dire que pour nous aider il y avait 25 québécois en renfort et que la promotion des
néérlandophones (de Jongen Agalev et Isolde) avait marché du tonner. On est parti à
l'heure (désolé pour ceux qui ont couru derrière la masse). 100 cyclistes cela prend de
la place surtout si deux de ceux-ci sont équipés de cadre en bois et d'autres de
charrette dont un avec la sono diffusant un programme vélorutionnaire (merci à Fred le
DJ).
A Mérode, on a pris presque tout le rond-point. 2-3 photographes délégués par les quotidiens y attendaient les cyclistes. Après deux tours, toute la masse a pris la direction vers le bd Général Jacques. Devant les feux rouges, Isolde en profitait pour peindre des logos vélo au sol (case avancée) et les cyclistes distribuaient des tracts "nous sommes navrés" aux automobilistes. Dans l'ensemble, ceux-ci étaient compréhensibles. La bande de gauche leur était laissée, les deux autres étant réservés aux cyclistes. A Ixelles, en croisant les flics chargés du trafic (contrat de mobilité), les cyclistes criaient" la police à vélo".
Après l'abbaye de La Cambre, la masse a poursuivi par l'avenue
Louise pour arriver à la place Stéphanie. Pendant que les cyclistes faisaient quelques
tours, un logo vélo fut peint devant l'entrée du cabinet du Ministre Chabert. Après le
goulet Louise, des autocollants et des faux PV furent placés sur les voitures garées en
infraction sur la piste cyclable de la Toison d'Or. On termina la masse dans un café de
la Place du Luxembourg. La prochaine fois, on prendra une sono plus puissante. Mais
pourquoi pas imaginer un groupe comme "Jour de Fête" à vélo. Il faudra aussi
améliorer la cohésion du groupe. Cela est possible avec l'aide de sifflets. Tous les
cyclistes étaient contents de l'ambiance et fiers d'être parvenu à se réapproprier la
voie publique. Le décompte des articles parus est encore à faire. Les photos seront
mises sur le site-web. ![]()
Au départ à Mérode
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Un logo, bd Général Jacques |
Av. de Mot
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