Le pourquoi de l'Action
Malgré que la SNCB transporte plus de 100.000 vélos par an (3% d'augmentation, +/- 25.000 vélo/mois en juillet et août), transporter son vélo en train en Belgique est le parcours du combattant. Ce chiffre est énorme quand on sait que les chemins de fer belge disposent que de rames avec 3 crochets. Mais essayez la combinaison train + vélo est souvent le parcours du combattant :
Dans d'autres pays (Allemagne, France, Luxembourg), l'accès libre et
aisé au train est signalé par un pictogramme en forme de vélo. Chaque wagon est
aménagé pour accueillir les vélos. Le cycliste l'accroche lui-même à un des nombreux
crochets disponibles. 
Le prix (150 FB par trajet, 300 FB pour un aller retour) est dissuasif. Cela vous coûtera plus cher pour votre vélo que pour votre propre transport si vous avez un Go-Pas. Le transport des vélos dans beaucoup de trains régionaux en France (TER : Trans Express Régional) est gratuit. En Alsace, l'offre deviendrait insuffisante tellement les cyclistes prennent le train, même pour des trajets quotidiens. Il ne coûte que 30 FL au Luxembourg.
Les jeunes préféreront donc vite passer leur permis de conduire, gage de liberté. Et cet été, ils seront nombreux, ceux qui préféreront mettre leur vélo sur leur voiture plutôt que d'essayer la combinaison Train + Vélo. D'ailleurs, à cause du TGV, il n'est plus possible de partir en voyage à Paris ou Londres avec son vélo. Essayez l'avion, c'est gratuit en plus pour le vélo.
Pour les cyclistes prenant le train pour aller travailler, les gares à Bruxelles ne disposent pas de parkings vélo convenables et la SNCB se permet de couper des cadenas des vélos parqués devant les gares (plusieurs cas signalés au Nord et au Midi). Il y a un an, le parking vélo de la place du Luxembourg a été supprimé lors du réamagement de la place Le parking vélo de 200 places à la gare du Midi a été supprimé lors de l'arrivé du TVG. Vive le Très Galère à Vélo.
Pour la combinaison train + vélo journalière, il est donc préférable d'acheter un bon vélo pliable du type Brompton (30.000 FB minimum) que de laisser un vélo devant une gare bruxelloise. De cette manière, vous êtes sûr d'avoir un vélo à votre descente du train. Pour 15 minutes de trajet de ou vers la gare, la surface d'attractivité à vélo est 16 fois plus important que la marche à pied. Fini les problèmes d'embouteillage ou de parking pour aller à la gare.
Si la SNCB n'assure pas de location de vélos à Bruxelles. Sachez que
le motif invoqué est que Bruxelles n'est pas un pôle vélotouristique. Non sans blague
et les vélotours de Pro Vélo. A quand une station vélo à la Gare du Midi (inscrit dans
le plan Iris) ? Bruxelles, Capitale culturel de l'an 2000, restera-t-elle non
vélo-touristique ? Strasbourg (l'autre capitale européenne) possède maintenant 5
vélostations avec 600 vélos donc deux à côté de la gare. 
Timing et plan de l'action
Résumé de la Masse
Nous étions une trentaine au départ de la Masse à Mérode. Et chaque fois, il y avait des nouvelles têtes. L'avant départ fut mis à profit pour distribuer les PAVé, pour faire la promotion auprès des cyclistes de passage ou pour tout simplement échanger des nouvelles. Un photographe de La Libre Belgique était présent. On lui donna rendez-vous au Midi pour faire des photos du sitting devant les guichets du TGV.
Après distribution des cartons, la masse parti directement vers la rue de la Loi où elle pris d'abord les trois bandes de droite, pour à l'avant dernier feu avant Art-Loi se rassembler sur la bande centrale afin de tourner à gauche sur la petite ceinture. On croisa beaucoup de camionnettes de police et les policiers aux carrefours, sans problème. Nous sommes le trafic. Des cyclistes en groupe deviendrait-il une chose naturelle ?
Ayant descendu la rue Béliard, on monta sur la dalle du chemin de fer (espace de silence) et traversa la gare du Quartier Léopold. Dominique (le seul malheureusement à avoir un appareil photo) pris 2-3 photos des vélos et cyclistes couchés devant la Gare. Claudio, Marc, Arlette et Thierry se rajoutèrent à la masse. Rue du Trône, les automobilistes pris dans des bouchons tiraient la gueule. La masse y reviendra pour réclamer la prolongation des bandes cyclables jusqu'à la place du Trône.
La masse descendit groupé, donc lentement
toute la petite ceinture en prenant deux bandes pour prendre l'avenue Fonsny et atteindra
la gare du Midi. On traversa à pied la foule en faisant résonné les sonnettes pour
aller vers les guichets du TGV. Enfin, à un endroit libre, les vélos furent couchés au
sol et les cyclistes s'assirent par terre le temps de faire des photos. Au gendarmes
attirés par le bruit des sonnettes, le pourquoi de l'action fut expliqué sans problème.
Une fois la masse terminé, beaucoup de participant allèrent boire un verre au Parvis de
St Gilles. Le communiqué de presse de la masse avec l'article de la Libre Belgique sera
envoyé à la direction de la SNCB. ![]()