2 avril : 2ère Masse critique de 1999
Le pourquoi de l'action
A Bruxelles, des pièges à cyclistes se rencontrent pas à chaque coin de rue, mais presque. Grilles glissantes, taques d'égout, avaloirs, bordures casses roues, pavés, nids de poules, macadam défoncé, aménagements cyclables mal conçus, etc sont le lot quotidien du parcours des cyclistes.
Il y a un an, des plaques métalliques avaient été boulonnées sur les grilles d'aération des tunnels autoroutiers à Schuman et dans les environs. Les têtes de ces boulons, mal vissés et dépassant la surface du sol de 2-3 centimètres rendaient le passage des cyclistes très inconfortable et encore plus glissant.
Il avait fallu que Jésus Christ à vélo (1er avril 98) s'y étaler trois fois pour attirer l'attention d'Eric André sur le danger de celles-ci. Les plaques ont été retirées à Schuman mais pas à la rue Froissart, ni à la place Jamblinne de Meux. Le changement des grilles toujours dangereuses n'est pas encore à l'ordre du jour. Les choses changeront peut-être lorsqu'un cycliste se blessera et déposera plainte pour négligence contre la Région et le cabinet des travaux publics.
Sur la toute nouvelle piste cyclable de la Toison d'or, trois grilles ont été placées en plein milieu de celle-ci. De toute façon, la piste est presque toujours envahie par les voitures malgré la présence de policiers à la porte de Namur pour régler le trafic (contrat de mobilité). A quoi, cela sert de réaliser des aménagements cyclables, s'ils sont de si faible qualité ou non fonctionnels parce que non respectés ?
A Bruxelles, les pavés de porphyre (chouchous des Monuments et Sites) sont utilisés à toutes les sauces dans les nouveaux aménagements. Si leur valeur historico-esthétique est incontestable, ceux-ci n'améliorent pas le confort des cyclistes. Il y avait la place des Palais et le parvis Ste Gudule avec ses pavés biseautés. Il y a maintenant la place du Trône avec ses bunkers, le site propre du tram de l'avenue Rogier et de la rue de la Régence (il n'y pas de place sur la chaussée pour les cyclistes). Si cela continue, essayez le VTT avec fourche télescopique.
Et ne parlons pas des nids de poules qui se forment constamment dans les rues bruxelloises. Pas étonnant, l'usure que l'auto inflige au macadam est 1.000 fois plus important que celle due au vélo. Avec le trafic en perpétuelle augmentation, Bruxelles devient un immense chantier autoroutier permanent et perpétuel. Il faut toujours réparer les routes, celles-ci se dégradant à vitesse grand V à cause de l'excès de trafic. Pas étonnant que le budget des travaux soit en explosion.
Et encore, nous ne parlons pas ici des nouveaux aménagements cyclables mal conçus. Quelques exemples :
L'action "le calvaire du cycliste" vise à d'attirer l'attention sur quelques-uns des trop nombreux pièges à cycliste. Mais sans monsieur vélo au service B1 de l'AED (travaux publics), comment mener une politique cyclable à Bruxelles. Un ville vélos admis (sans voitures) coûte moins cher à la collectivité.
Le timing de l'action
Résumé de la masse
1 avril 98 : la toute première masse de Placeovelo : un poisson d'avril ? |
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Avec Jésus-Christ, les cyclistes ont fait trois
sit-in pour protester contre des grilles anti-cyclistes près de Mérode.
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Nous étions 15 cyclistes avec Jésus-Christ à vélo alias Jean-Michel au départ de la masse. Les fonctionnaires européens étaient déjà partis en congé, les policiers chargés de la circulation aux carrefours sur la petite ceinture aussi. Le trafic était très faible si pas nul.
Après distribution de tracts, des faux PV et du Pavé n°6, la masse s'ébranla, Jésus-Christ en tête. Jean-Michel avait encore été loué une fausse barbe, mais il a refusé les lunettes de soleil. Sa croix avait été équipée d'une roulette à direction fixe. L'année passée, celle-ci zigzaguait trop car la roulette était multidirectionnelle. Mais la croix sautait encore trop sur les pavés. C'est promis l'année prochaine, on l'équipera d'une vraie roue.
Après une premier chute sur les grilles des tunnels autoroutiers de la Place Jamblinne de Meux (si dessous Hasquin nous promet une gare avec la jonction Schuman-Josaphat), le groupe descendit la rue Franklin presque déserte. A Schuman, la masse prit directement la rue de la Loi et se limita à occuper une seule bande. L'année passée, les 10 cyclistes présents avaient occupé les 5 bandes. Une masse ne ressemble pas forcément à une autre. Au carrefour avec la rue Ducale, un photographe du Soir nous attendait pour une photo de groupe sur la piste bidirectionnelle. Mais si la rédaction du Ville-à-Vélo veut des photos, celle-ci peut demander André.
Jésus-Christ avec les cyclistes subi le martyre en passant sur les pavés de la place des Palais. Pourtant, ceux-ci ont été refaits, il y a un an. Dans le Vlan, on peut lire que pour beaucoup d'échevins des travaux, refaire apparaître ceux-ci, serait la solution pour éviter les travaux perpétuels de voiries auxquels sont confrontées les communes bruxelloises. Le matin, en tout cas, sur les 4 cyclistes observés, 2 ont pris le trottoir le long du Palais des Académies, des "goujats d'automobilistes" selon la rédactrice du Ville-à-Vélo.
Enfin pour finir, les participants ont été mettre des faux PV sur les voitures parquées sur la toute nouvelle bande cyclable de la Toison d'Or. Le montant de l'amande est Copier 230 fois "Je dois respecter les emplacements réservés aux bus, cycles, piétons et handicapés En général, il y une vingtaine d'autos en permanence. Même, une Smart, la solution pour la mobilité urbaine comme on nous dit, a eu son lot de PV.