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Communiqué de presse du collectif "place au vélo" septembre 2000

22 septembre : Bike Party spécial :
Journée européenne "En ville sans ma voiture !"

AA600i.JPG (17007 octets)Ce jour symbolique pour la mobilité durable, les cyclistes accompagnés de rollers-bladers iront fêter un centre-ville sans voiture. Une masse critique en musique (Bike Party) démarrera vers 18h de Schuman pour descendre vers la rue Orts et aller participer à la fête de rue des habitants du centre-ville devant le Beursschouwburg (Streetsharing party). Mais avant cela, les cyclistes, piétons, habitants,... iront dérouler un tapis "bande cyclable" devant les cabinets bruxellois (Simonet, Tomas, Chabert, Gosuin) et rappeler leurs revendications pour une ville autrement mobile.

Le pourquoi de l'Action

Ce vendredi 22 septembre 2000 aura lieu la journée européenne "en ville sans ma voiture". Ce jour-là, plus de 500 villes interdiront une partie de leur territoire (le centre en général) à la circulation automobile. Objectif: encourager les automobilistes à laisser leur voiture au garage pour prendre un moyen de transport moins agressif pour l'environnement: marche, vélo, transports en commun...

Malheureusement, le programme bruxellois pour cette journée est réduit à une peau de chagrin. Alors que Watermael-Boitsfort, Schaerbeek et Evere y participent activement, Bruxelles-Ville c'est borné à fermer quelques rues du quartier européen. Mais ces zones "conforts" ne sont fermées à la circulation automobile seulement de 10h à 17h. L'effet sur la circulation sera donc très limitée, l'incitation à utiliser la voiture en dehors des heures fatidiques étant trop évidente.

Monsieur de Donnéa refuse de créer la moindre zone confort dans le Pentagone sous prétexte que cela nécessite trop de policiers. A défaut de participation ce vendredi 22, celui-ci ferme le centre-ville le dimanche 24 septembre pour organiser une braderie sur les boulevards du centre. Les bus seront détournés, les parkings auto resteront accessibles pour le public, une Zinneke-parade miniature et des forains occupent le macadam empêchant ainsi les cyclistes, piétons rollers, ...de circuler. Les comités de quartier du centre ont refusé de participer à cette mascarade.

Alors qu'à Gand, Mons, Malines... mais aussi Copenhague, Strasbourg et Munich la modération de la circulation automobile dans le centre-ville est devenue une réalité quotidienne. A Bruxelles, on n'ose même pas en tenter l'expérience un jour par an. Pas étonnant que Bruxelles soit synonyme d'embouteillage, insécurité routière, bruit, pollution de l’air, problèmes de santé...

En refusant obstinément de réduire le trafic automobile, les autorités bruxelloises contribuent largement à la dégradation des conditions de vie en ville. La logique du tout à l'auto bien que plus exprimée dans les discours officiels prime plus que toujours à Bruxelles.

Et les 3 ICRs par an promis par Chabert ? Leur réalisation traîne. Rien ne va plus à l'AED (Administration de l'Équipement  et des Déplacements Bruxellois). Jean-Michel Couvreur, l'ingénieur GRACQiste qui avait été engagé en juin au service B1 pour suivre la réalisation des aménagements cyclables vient de claquer la porte. Son chef de service le cantonnait dans des tâches administratives sans relation avec le vélo et sans pouvoir de décision. Les prévisions les plus optimistes donnent la réalisation de seulement 2-3 km d'Itinéraires Cyclables Régionaux par an alors que le réseau complet fait plus de 240 km. De plus, avec un budget vélo insuffisant (40 à 50 millions alors qu'il en faudrait plus de 300 millions), c'est pas étonnant que la réalisation des ICRs soit promise à de telles lenteurs. A Gand, le budget vélo représente 10% du budget des travaux publics.

Polbru refuse de laisser exécuter les travaux d'élargissement de la microscopique piste cyclable de la rue de la Loi, commandées par Jos Chabert sur recommandation de l'IBSR sous prétexte que cet élargissement est dangereux. On croit rêver ! La première phase du plan de circulation du Groep Planning doit pourtant limiter toutes les voiries du centre à une seule bande de circulation dans chaque sens. De Donnéa avait en son temps refusé la piste cyclable de la rue la Loi parce que soi-disant l'artère était trop polluée pour les cyclistes !

A Bruxelles, on préfère continuer d'essayer de gérer le trafic (fluidification) au lieu de mener une véritable politique de réduction du trafic. Rendre Bruxelles vivable passe par une véritable limitation de l'accès de l'auto au centre-ville accompagnée d'un repartage de l'espace public accaparé par l'auto en faveur des piétons (zone piétonne élargie), cyclistes (contresens, bandes cyclables) et transport en commun de surface (sites propres). TOTOP.gif (977 octets)

 

Timing de l'action

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Résumé de la Bike Party du 22 septembre

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Départ de Schuman

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Polbru fait du surplace ?

Nous étions +/-150 cyclistes au départ à Schuman dont +/- 10 enfants et un rollers-blader (Peter). N'ayant reçu aucune instruction de la police et de Donnéa ayant refusé d'encadrer la masse par des policiers à vélo, la bike party roula très très lentement. Les motards de Polbru faisaient ainsi +/- du surplace sur la rue de la Loi. Par contre, l'ambiance était géniale avec la musique. La masse descendit la rue de la Loi, la traversa et pris la petite ceinture vers gauche, direction place Stéphanie et le cabinet Chabert (on ne s'arrêta pas finalement chez Tomas et Simonet).


Les cyclistes tournent pendant que Chabert fait son show pro vélo.

A la place Stéphanie, c'était +/- 200 cyclistes qui se sont arrêtés au centre du rond-point pendant que le tapis bande cyclable était déroulé devant l'entrée du cabinet. Pendant qu'une délégation des associations partenaires (GRACQ, Fietsersbond, NoMo, Piétons à Bruxelles) rencontra Monsieur Chabert, les cyclistes faisaient des tours du rond-point. Malgré qu'un an rien n'a quasiment été réalisé, Chabert se dit toujours pro vélo. Placeovelo testera la volonté politique de celui-ci de faire avancer la réalisation des aménagements cyclables. Placeovelo avec les autres associations va demander que l'AED aménage tous les carrefours régionaux de sas. Là, il ne pourra plus invoquer comme excuse que ce sont les communes qui freinent. De plus, il ne faut pas d'enquête publique pour peindre un sas.


Jacques (avec le drapeau du GRACQ), Jeroen et Isolde dans la Street Party à Art-Loi .

Après cette pause, la masse reprit le goulet Louise Monsieur Delathouwer en tête en trottinette. A Art-Loi, la bike party rencontra la street party au moment où celle-ci envahit la rue de la Loi pour la descendre à contresens. Après 5 minutes sur place, la bike party redémarra sur la petite ceinture vers Rogier mais avec quelques cyclistes en moins, Polbru étant totalement déboussolé. La masse arriva place de la Bourse vers +/-7h30 afin de participer à la Street Sharing Party avec les habitants du Pentagone et d'autres cyclistes. Plusieurs fanfares se produisant sur le podium de la rue Orts, l'ambiance était extraordinaire

Après une courte pause, un groupe plus restreint de cyclistes continua à promener Polbru du côté de la place Ste Catherine, St Gery.. pour revenir place de la Bourse. Des cyclistes, les plus acharnés alors firent toujours avec la musique des tours de la place, dans un sens puis dans l'autre fermant ainsi celle-ci au trafic auto pendant +/- une heure. La street party arriva elle seulement vers 10h30. La place de la Bourse resta fermée jusqu'à plus de 3 heures du matin. Plusieurs politiciens étaient sur place pour participer à la fête. Le texte de plate-forme de la street sharing party a été signé par plus de 100 associations. Des photos de la masse et de la manif du midi se trouvent sur le site suivant : http://www.ferrosteph.net

Lors du débat politique de mardi soir sur l'avenir des déplacements dans le Pentagone, de Donnéa était le seul politicien à rejeter le plan de circulation proposé par NoMo élaboré à partir de la 3ème phase du plan du Groep Planning. Celui-ci est disponible sur le site d'IEB. de Donnéa répète toujours les mêmes stéréotypes du style "c'est la faute à Dutroux si les parents déposent leurs gosses en voiture devant l'entrée des écoles ; il n'a pas encore assez de flics pour contrôler le parking sauvage ; fermer le centre au trafic de transit, c'est la mort du commerce; etc..." afin de justifier sa non volonté d'agir. Pour rejeter les accusations d'imobilisme, celui-ci invoque l'organisation d'un "référendum" sur la 1ère phase du Groep Planning vers l'été 2001. Le 6 octobre à deux jours des élections communales est encore une bonne occasion de manifester pour un centre ville sans trafic de transit.TOTOP.gif (977 octets)