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Communiqué de presse du collectif "place au vélo" mars 2000
17 mars 2000: 1ère action contre le parking
sauvage
"Placeovelo fait le trottoir".
Ce vendredi 17 mars entre 12h30 et 13h00, des cyclistes du collectif "placeovélo" aidés par des membres de NoMo et de Piétons à Bruxelles tenteront d'occuper symboliquement le trottoir avec leurs vélos au coin de la chaussée d'Ixelles et de la rue Prince Royal. C'est de cette façon qu'un commerçant de la rue essaye quotidiennement de protéger le trottoir des voitures qui voudraient venir stationner jusque contre sa vitrine. Nous démontrons que l'on peut parquer 8 vélos sur un emplacement de voiture.
Pendant
ce temps-là, des tracts seront distribués aux passants et aux commerçants pour
expliquer l'action. Nous profiterons de cette action pour inaugurer le nouvel autocollant
"L'auto encombre, pollue et tue" sur les pares brises des voitures garées sur
le trottoir. 5000 autocollants ont été produits en collaboration avec NoMo (les
non-motorisés), Piétons à Bruxelles et Inter-Environnement. 
Ceux-ci de dimensions 7 X 8 cm à utiliser avec des faux PV explicatifs, seront largement diffusés. Grâce à des actions médiatiques, nous voulons rappeler aux autorités communales qu'il est temps qu'elles agissent plus énergiquement contre le parking sauvage. En effet, Il nous est impossible matériellement de scotcher toutes pares brises des voitures parquées en infraction sur les trottoirs ou pistes cyclables à Bruxelles, tellement le parking sauvage est devenu la règle. Plus de 3.000 voitures sont en infraction chaque jour dans le Pentagone.
Le pourquoi de l'action
Si les communes bruxelloises souffrant de plus en plus du parking sauvage, à Ixelles on atteint des summums. Dans le quartier de la chaussée d'Ixelles, il y a des trottoirs qui disparaissent totalement tous les jours sous les voitures sans aucune répression de la police communale (ex. rue Alsace-Lorraine). Des piétons s'étant plaints de cet état de fait auprès de policier se sont vus menacer de recevoir par ceux-ci une amande. La police se limite à contrôler les parcmètres.
Mais en plus, les vieux parcmètres ixellois ne permettent même pas d'assurer une rotation des voitures parquées. On peut bloquer l'enclenchement du chronomètre de ceux-ci en ne tournant qu'à moitié la poigné, après y avoir mis seulement 5 FB. Les policiers ont la consigne de tourner à fond la poigné sans verbaliser. Beaucoup de commerçants ayant compris la combine, s'accaparent les places devant leurs propres magasins quotidiennement. Ceux-ci sont pourtant les premiers à réclamer plus de parkings pour leurs clients. Si l'on sait que l'équation "vitalité du commerce = accès en voiture" est loin d'être vérifiée dans les faits, la congestion à Ixelles en tout cas fait la clientèle automobiliste vers les grandes surfaces périphériques (le parking Tulipe est à moitié vide).
L'invasion d'Ixelles par l'auto est donc croissante, mais le bourgmestre n'est cependant pas pressé de prendre des mesures afin de limiter cette invasion en favorisant les moyens de transports durables (transports en commun, marche et vélo). Cet immobilisme mène à la congestion du quartier.
Si à Ixelles comme dans d'autres communes, certains trottoirs ont été équipés de poteaux pour empêcher le parking sauvage. Le modèle utilisé (bille de chemins de fer) trop hauts pour savoir passer au-dessus est plus une gêne aux déplacements des piétons. Ils empêchent les piétons de se croiser ou de se dépasser sur le trottoir (ex : rue de Dublin. Ceux-ci sont presque aussi gênant que la voiture parquée en infraction. Des petits potelets en fonte comme ceux de Bruxelles Ville auraient bien mieux valu (aller voir le quartier St Jacques juste réaménagé).
A Ixelles, le piéton doit slalomer pour
circuler tellement les trottoirs ixellois sont encombrés de mobiliers publics de toute
sorte (parcmètres, poteaux divers, poubelles publiques). A se demander, si les services
de l'urbanisme connaissent la marche à pied sinon pour faire du lèche vitrine chaussée
d'Ixelles. 
Et les aménagements cyclables ? Les cyclistes attendent toujours l'ouverture de contresens. En effet, il y a déjà 5 ans, le GRACQ Ixelles a fait une manifestation pour réclamer la mise à contresens de la rue de Dublin. Celle-ci ne l'est pas encore. Si la rue du viaduc a été mise à contresens (inauguration par le Placeovelo le 5 novembre 99), l'ouverture d'autres contresens n'est apparemment pas encore à l'ordre de ce printemps.
L'installation de bons parkings vélos dans des endroits stratégiques aussi se fait attendre. Le GRACQ là aussi avait déjà trois ans remis une liste de ces endroits stratégiques au collège. La commune n'a presque rien fait. Lors qu'il a été question de mettre un parking vélo en voirie (à la place d'un emplacement auto), le projet reste bloqué.
Sans aménagement, on comprend qu'il sera difficile de convaincre les ixellois à utiliser le vélo. Dans ses conditions, le transfert modales auto - vélo aura du mal à se faire. Un vélo en plus, c'est une auto en moins. Ce principe, le bourgmestre malheureusement ne l'a pas encore compris. Le collège préfère dépenser 1.500.000 FB pour une barrière amovible pour le parking auto des échevins. On voit bien que là que le collège est plus préoccupé par sa propre mobilité, que par celle de ses propres concitoyens.
Résumé de l'action
La Police, la BSR et beaucoup de médias étaient présents. Tout cela pour démontrer qu'il y avait moyen de mettre 8 vélos sur le trottoir à la place d'une voiture. Donc succès médiatique, du spectacle et fous rires du style "vous êtes les cyclistes - vous êtes la police". Et j'oubliais un commerçant heureux parce que lui a fait de la pub gratos.
Grâce à un tel
déploiement de force de l'ordre, les 4 voitures parquées sur le trottoir là où l'on
voulait mettre nos vélos sont partis en 10 minutes sans même l'intervention d'un agent
de police. Il y en avait un qui avait plus l'air de s'occuper du vélo de Frederik que des
voitures en infraction. La police aurait quand même pu profiter de sa présence pour
verbaliser le reste des autos
en infraction de la rue. On voit donc ici que le
bourgmestre n'a aucune volonté de combattre le parking sauvage. Après l'action, André
est allé mettre des faux PV, rue Alsace-Lorraine où tous les jours le trottoir de gauche
disparaît sous le capot de 40 voitures. C'est dans cette rue que se trouve le bureau du
premier échevin d'Ixelles, monsieur Jacques Degrave. On y passera sans doute.
Placeovelo est
passé sur Télé Bruxelles et TV Brussel. Ce samedi, il y a des articles dans 4 journaux
francophones (Le Soir, Le Matin, La DH et La Lanterne). On remettra cela dans un mois.
Mais d'ici là, on va envoyer une lettre à Yves de Jonghe. Celui n'a dit que des
conneries devant la caméra. Il se plaint de recevoir plus de lettres d'automobilistes
verbalisés que de piétons gênés quotidiennement par des autos sur le trottoir. Les
automobilistes lui écrivent pour que leurs PV sautent. Tandis que les piétons
n'écrivent plus sachant qu'à Ixelles, cela sert à rien. Donc on va rééquilibrer la
chose grâce à une cyber-action. Sur le site du parlement, nous n'avons pas trouvé le
mail du bourgmestre. Mais ceux de ses collègues échevins oui : Willy Decourty wdecourty.depute@parlbru.irisnet.be
et Jacques Degrave : jdegrave.depute@parlbru.irisnet.be
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