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Communiqué de presse du collectif Placeovelo" 8 mail 2001
Vendredi 11 mai 2001
Après cette partie très officielle, un
cortège démarrera vers 17h 15 de la Grand-Place pour aller à
Koekelberg remettre le prix du vieux clou rouillé en mains propres à Monsieur Pivin.
Comme celui-ci ne se sera pas déplacé pour venir grand-place pour chercher son prix,
Placeovelo va à sa rencontre. Celui-ci sachant qu'il allait comme son père recevoir ce
fameux prix, a organisé à la même heure que la remise des prix pro vélo, une balade à
vélo avec les fonctionnaires communaux. Placeovelo sillonnera donc la commune à sa
rencontre. 
Le pourquoi de l'Action
Pro Vélo clôture chaque année son opération de promotion du vélo et faire l'état d'avancement des politiques cyclables aux différents niveaux (région, communes, écoles, entreprises). L'accent est chaque fois mis sur les bons élèves, jamais sur les mauvais. Il reste encore une bonne moitié de communes bruxelloises qui n'ont pas encore commencé la moindre politique cyclable. Ainsi, 7 communes bruxelloises n'ont toujours pas ouvert un seul contresens (SUL). Les parkings vélos modernes sont très rares.
Pour participer au prix du vélo d'or, les communes sont invitées à faire un rapport de la politique cyclable communale (aménagements cyclables réalisés, nombres de SUL ouverts, parking vélos installés, actions pro vélo,..). Celles-ci sont très peu nombreuses à pourvoir faire l'évaluation de leur politique cyclable ou future politique. La promotion, c'est bien. La réalisation d'aménagements cyclables donnant une vraie place aux cyclistes, c'est mieux. Une étude de Genève démontre bien que l'évolution du nombre de cyclistes est parallèle au nombre de km d'aménagements cyclables réalisés. D'où l'importance de réaliser le plus vite possible les ICRs et des itinéraires cyclables communaux si l'on veut vraiment développer le vélo à Bruxelles. Mais, Trop souvent, des communes prennent le prétexte qu'il n'y a pas de cycliste pour ne pas faire d'aménagements cyclables. Sans politique cyclable, c'est sûr, on ne parviendra pas à encourager les Bruxellois à (ré)enfourcher leurs vélos.
Si 12 communes se sont inscrites pour accueillir les cyclistes des entreprises lors d'un drink dring du midi, à part quelques exceptions, il faut plus parler de participations d'individus que de groupes vraiment structurés. En effet, sans obligation de réalisation de plan de déplacements d'entreprises (obligatoire au Pays-Bas, depuis 10 ans), la généralisation d'une mobilité durable vers le travail prendra encore beaucoup de temps. Les entreprises sont encore trop peu nombreuses à mettre sur pied des plans de déplacements d'entreprises, mais aussi à offrir les 6 FB par km, des bons parkings vélo aux cyclistes alors que celles-ci ont tout intérêt à avoir des cyclistes dans leur personnel en terme de productivité (les cyclistes sont moins absents, malades) et d'économie (un emplacement voiture coûte plus de 1.000.000 la place ou 5.000 FB par mois à la location),.
Les administrations communales doivent montrer l'exemple en matière de plan de déplacement. Ceux-ci ne sont possibles que grâce à la création d'une cellule mobilité au sein de l'administration.. Le vélo en complémentarité aux transports en commun est la bonne solution pour la ville durable. Encore faut-il changer les mentalités ! C'est ce qu'essaye de faire Pro Velo avec l'aide des communes lors de Dring Dring. Toutes y participent sauf Koekelberg (déjà lauréat en 99 et 00) qui refuse de s'inscrire dans le concept de Dring Dring, malgré la pression du secrétaire d'état en charge de la mobilité, M. Robert Delathouwer.
Pour la commune, le vélo c'est avant tout un sport et donc pas un transport. On comprend alors pourquoi, il n'y a aucun aménagement cyclable à Koekelberg. La commune n'a délégué personne pour suivre la formation piéton-vélo organisée par Pro Vélo et Inter-Environnement Bruxelles. On voit bien ici son désintérêt complet de la mobilité des usagers faibles. Elle interdit les écoles de participer à la journée des écoles. Aucune promotion de l'événement ou du vélo n'a été faite ni auprès de la population, ni dans l'administration, ni auprès des entreprises. Placeovelo ira donc à la recherche du bourgmestre ce vendredi après-midi. Au passage, nous irons aussi inaugurer à Molenbeek (lauréat 00) un contresens dans le parking auto de la police communale.
Dans le même ordre d'idée que le prix, Placeovelo s'associe avec l'association Piétons à Bruxelles pour inventer le prix du "trottoir défoncé". Ce prix revient à la commune qui fait le moins contre le parking sauvage. Pour cette première édition, le prix sera attribué à Monsieur Decourty, Bourgmestre d'Ixelles. Un autocollant géant "ceci n'est pas un parking u staat in de weg" lui sera remis (le rendez-vous n'est pas encore fixé). Ixelles est la commune bruxelloise où il y a le plus de parking sauvage sans aucune répression visible de la police (la compétence actuelle de Monsieur Decourty), ni aucune protection efficace des trottoirs (les travaux publics étaient l'ancienne compétence de Monsieur Decourty). Les travaux publics ont bien équipé certain trottoir de poteaux pour empêcher le parking sauvage, mais cela de façon non systématique et avec un modèle (bille de chemins de fer) trop haut, gênant les piétons presque autant que les voitures en infraction.
On avait espérer le changement avec l'instauration de la nouvelle majorité. Il faut déchanter. Le parking sauvage est encore pire qu'avant. Ce n'est plus seulement la piste cyclable de la Toison d'Or qui est envahie quotidiennement, c'est maintenant la place du Bastion alors qu'il suffit de remettre 3 poteaux pour refermer la place au stationnement sauvage. Mais, alors que penser de la rue Alsace-Lorraine ? Le trottoir de droite (rénové, il y a à peine 2 ans) est envahi quotidiennement par des 30-40 voitures sans aucune réaction de la police communale.