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Pas de panique
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Au fil du temps, les attaques de panique envahissent la vie. Le temps que tu découvres ce que c'est, et même si tu apprends à les dominer, ça influence forcément ton caractère et ton comportement social. J'ai eu envie de relever les différents impacts que ça peut avoir sur la vie d'un paniqueur. Qu'ils soient positifs ou négatifs. Evidemment ce n'est pas exhaustif. Mais ce sont des faits qui m'ont particulièrement marqués. Si ton expérience de paniqueur peut m'aider à compléter la liste n'hésite pas à m'écrire. Personnellement ça ne m'apporte pas grand chose, mais j'aurais été content de tomber sur ce genre de témoignages il y quelques années, à l'époque où je m'imaginais être seul au monde dans cette situation. Amour. J'ai perdu S. à tout jamais après cinq ans de bonheur. Elle m'a beaucoup aidé dans mon combat mais s'est épuisée à force. Ca restera l'un des plus sales coups que mes paniques m'auront joué! Amitié. Etant donné qu'on se replie sur sois, en tant que paniqueur on peut difficilement devenir la coqueluche du collège. Mais ça ne m'a jamais empêché de batîr de vraies amitiés. Celles qu'on compte sur les doigts d'une main. Mais entre ces doigts se sont évanouient de nombreuses relations avec des gens qui n'ont jamais su me comprendre. Tant pis pour eux. Travail. C'est dur mais j'ai toujours su faire en sorte que ça ne me bloque pas. Evidemment j'ai du compenser par un travail intensif, des heures sup et un investissement personnel important. Mais finalement ça paye. Ca vaut le coup de s'accrocher. De toute façon, il faut bien se raccrocher à quelque chose. Transport. Si tu fais partie de la grande famille des paniqueurs, tu dois savoir que les transports en commun sont à proscrire. En ce qui concerne, les bus sont pour moi un lieu d'attaque privilégié. Les courses. Ca m'est arrivé de laisser mon cadie rempli en plein rayon et de me sauver. Faire la file aux caisses a longtemps été impossible pour moi. Mais on réapprend. Je peux désormais faire mes courses sans trop de problème. L'image. L'image que je donne vis-à-vis de l’extérieur
est(était?) terrible, on me prend pour un asocial, un con, un taré, un gars
transpirant souvent, un coincé, un ours mal léché et un célibataire endurci
en prime. Or le plus con c’est que JE NE SUIS PAS CE QU’IL CROIENT! J’aime
la vie, j’aime rire, boire, déconner… j’aime les jolies filles, je suis
plus ou moins sportif… Depuis deux ou trois ans, je vais mieux et donc je
commence à changer cette image, mais c’est long, les gens sont tellement
compliqués.
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