|
Pas de panique
|
|
Attaques de quoi? Je n'ai pas envie de m'étaler dans une définition scientifique des attaques de panique. De telles angoisses, ça se ressent... et c'est difficile à décrire. Ceci explique sans doute l'incompréhension que je rencontre souvent autour de moi. De toute façon, de me suis résigné. Je parle le moins possible de ce que j'ai puisque personne ne comprend. Symptômes. Imagine-toi en train de faire un jogging, un jour où tu n'es pas trop en forme. Ton cœur bat trop vite, tu sues abondamment, ta tête tournille un peu. Puis tu vois des promeneurs qui passent et qui se demandent ce qui se passe en te voyant à moitié KO sur un banc. Maintenant imagine-toi en plein concert ou en pleine réunion de travail. A un moment pour des raisons qui au début semblent inexpliquables, tu as les mêmes symptômes. Ton cœur bat, tu sues, les gens te dévisagent en croyant que tu vas faire un arrêt cardiaque. Voilà ce que c'est de subir une attaque de panique. Une seule solution s'offre à toi : fuire, quitter cet environnement hostile en priant pour que les gens ne te prennent pas trop pour un con. Le but du jeu, c'est d'apprendre à comprendre ces excès de peur, à apprendre à vivre avec et finalement à les dominer. Diagnostic. Le diagnostic est peu évident. Souvent on te sort que tu es un peu stressé, que tu dois faire du sport, maigrir, te reposer... et de spécialistes en spécialistes, de séances de relaxation bidons en cures de vitamines ou de calmants en tous genre, tu finis par tomber sur la bonne personne, souvent un psy spécialiste de la question qui décrira parfaitement ce que tu ressens. Cette recherche m'a pris plus ou moins 6 ans, avec des hauts et des bas. En fin de compte c'est moi - même qui ai trouvé ce que j'avais et qui ai été me le faire confirmer chez mon psy. C'est te dire à quel point c'est difficile à cerner pour un non initié. Un bon conseil, si tu connais un paniqueur, évite de lui dire que c'est psychologique, qu'il faut respirer et que ça va passer. C'est insupportable de constater à quel point on est incompris en entendant ce genre de réflexions. Traitements. La psychologie comportementale peut donner de bons résultats, ajoutée à des anti-dépresseurs (bien que ce ne soit nullement une dépression) et des calmants pour contrer une attaque foudroyante. Mais il faut aussi de la volonté et du soutien extérieur. Ca peut aller vite à disparaître, comme ça peut prendre des années. Et ça peut vous reprendre n'importe quand et n'importe où. Un des bons moyens de se relaxer en cas d'attaque, c'est de boire un verre d'alcool... c'est efficace mais ça n'arrange rien. C'est reporter le combat au lendemain. Je ne suis pas psy et mon rôle n'est pas de te proposer des traitements. Simplement, je suis bien placé pour savoir que ça fait beaucoup de bien d'en parler. Ce site est avant tout ma zone d'expression, mais tu peux intervenir en apportant des témoignages, notemment sur les traitements.
|