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Donner pour apprendre à s'aimer. (25-04-02)
Le paniqueur se retranche souvent derrière ses murs. C'est dur de sortir, c'est
dur d'assumer, de s'accepter, de supporter le regard de l'autre et l'incompréhension
qu'il dégage. Comment lutter, comment dépasser cette dimension primaire qui
nous empêche de vivre de façon épanouie.
C'est à quoi j'essaie de m'atteler dans ma vie et aussi via "Pas de
panique".
Grâce à une personne extraordinaire qui m'a ouvert les yeux sur plusieurs
choses, je vais tenter une nouvelle expérience. J'ai toujours eu une certaine
fibre sociale, je me sens impliqué par les difficultés des gens qui
m'entourent. Peut-être parce que je sais à quel point c'est dur de se sentir
exclu. Mais c'est vrai que ces dernières années, je me suis recentré sur
moi-même. D'abord parce que j'avais pas vraiment le choix, et ensuite parce que
je me suis toujours dit que c'était dur d'aider les autres si on a soi-même
besoin d'aide.
Aujourd'hui, j'ai décidé de tenter de changer d'optique. Je me demande si
finalement le fait de se tourner d'emblée vers les autres ne me permettrait pas
de m'épanouir moi-même. Évidemment il faut se diriger vers des gens qui en
ont besoin, car je pense qu'ils seront plus à même de me tolérer et de m'apprécier
avec mes forces et mes faiblesses. Peu importe comment, j'ai eu un contact pour
passer un peu de temps bénévolement avec des sans abris dans une grande ville
de Belgique. Et c'est décidé, une à deux fois par mois, si tout se passe
bien, j'irai leur donner un peu de mon énergie, parce que je suis certain qu'en
conjuguant nos forces, elles peuvent se décupler!
En fait, je n'y vois que des avantages. D'abord, je serai utile à des personnes
qui en bavent sans doute beaucoup plus que moi. Ensuite j'espère m'y retrouver,
me redécouvrir en quelque sorte, réapprendre à aller vers l'inconnu plus
facilement. Enfin, j'espère apprendre à plus relativiser mes problèmes et
arriver à pouvoir toujours plus profiter de la vie.
Voilà, je te tiendrai au courant. Mais je ne saurais que trop t'inciter aussi
à sortir de tes murs, à aller vers les autres et à te redécouvrir dans leur
regard... ce regard qui n'est peut-être pas toujours aussi critique que ce que
l'on ne croît.
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