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Pas de panique
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Les symptômes... c'est mon corps qui parle. (02-03-02) Pas facile de décrire ce qu'on ressent en pleine attaques. Pour un non initié, c'est plus du ressort de la science fiction que la psychologie. Entre les murs qui bougent, les gens qui deviennent des ennemis ou des juges à l'affût de notre moindre faille ou encore l'impression de mourir... on est pas sorti de l'auberge. Je crois que le plus important c'est avant tout d'arriver à supporter les symptômes pour pouvoir ensuite maîtriser ses mécanismes de perception en cas d'attaques de panique. Pour parler simple, il faut arrêter de complexer sur ces attaques afin de pouvoir en diminuer la fréquence et l'intensité. Parmi mes symptômes, c'est le fait de transpirer qui m'a toujours effrayé. En cas d'attaque, je souffre d'hyperhydrose, du coup je dégouline de partout comme si je faisais un jogging. Je te dis pas comme c'est classe dans une file d'attente! Encore heureux que c'est complètement inodore... en fait on dirait de l'eau, c'est bizarre. Mais je n'accèpte pas ça. Surtout après avoir du encaisser des réflexions humiliantes à ce sujet. Pourtant c'est une réaction naturelle, j'ai peur, la température de mon corps augmente et je transpire. Mon corps réagit en me donnant des impulsions sensées m'aider à affronter un danger imminant. Le problème c'est qu'il n'y a pas de danger. Mon niveau de sensibilité est trop bas. Et je panique dès que je suis dans une situation où je me sens coincé et où le fait de m'en extirper serait remarqué par tout le monde et considéré comme anormal. Typiquement, une file d'attente bondée rassemble toutes ces caractéristiques. Oui c'est mon corps qui parle, mais j'aimerais parfois qu'il se taise! Il y a bien des petites solutions et je les évoquerai ces prochains jours. Mais pour la transpiration on ne sait pas faire grand'chose sinon d'accepter la réputation d'être quelqu'un qui transpire beaucoup. Il ne faut surtout pas se braquer sur ce phénomène, même si on sait que les gens sont étonnés. C'est dur mais c'est un apprentissage comme un autre. Il existe des crèmes aussi pour lutter contre l'hyperhydrose, mais elles ne sont pas efficaces sur le visage, donc ça ne m'est pas utile puisque c'est l'aspect visuel qui me dérange. Alors voilà, je me suis résigné et j'ai appris à accepter et je t'assure que ça aide. J'ai appris à laisser parler mon corps si il le veut, ou en tout cas j'ai appris à l'écouter et je sais maintenant quelles seront les conditions physiques qui seront propices à ces attaques : la fatigue par exemple, ou le manque d'air, le stress... alors j'anticipe. J'essaie de considérer ces crises comme un appel de mon corps qui me dit STOP, tu t'y prends mal, tu veux trop en faire, vas-y doucement, progressivement, ménage-moi, occupe-toi de moi, apprend à m'aimer comme je suis, à me comprendre et ton esprit sera apaisé. Tu vois bien, tout est dans la tête, et c'est pas facile tous les jours, c'est même un combat permanent pour éviter d'être dans le rouge.
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