Pas de panique

angoisse + panique = solitude??? (18-03-02)

Est-il encore possible de fonder un couple, un vrai, un solide, plein d'amour, tout en gèrant des attaques de panique au quotidien. Je perds de plus en plus espoir. C'est d'autant plus dur que j'ai déjà connu le vrai amour, avec et sans panique. Mais dans le premier cas, ce sont justement les paniques qui ont bouffé mon couple. Pourtant j'étais tombé sur une fille très patiente, compréhensive. Elle qui avait tant de joie de vivre et de spontanéité... un jour elle en a eu marre. C'était trop lourd à assumer. Elle ne méritait pas de devoir supporter mon fardeau.

C'est du passé, mon deuil est fait. Mais depuis 2 ans j'essaie de reconstruire qqch, en vain. J'arrive difficilement à m'investir. En plus c'est dur de rencontrer des gens intéressants quand on ose même pas sortir. ll y a bien internet, mais ça ne m'a pas vraiement porté chance.
Bref, je suis tout seul et je me fais chier. A mon âge, il serait logique de construire une famille. J'adore les enfants et j'en suis privé.

Je vous raconte ça parce que j'avais rencontré une fille chouette. J'ai même été au resto avec. Mais je sens que ça va foirer. A-t'elle senti mon angoisse. J'en suis pas sûr. C'est une fille spidante, comme je les aime. Mais le problème, c'est que j'ai peur de ne pas pouvoir assumer mon couple. Comment réagirait-elle si elle savait que pour moi, faire des courses, c'est une épreuve difficile. Enfin, je crois que de toute façon que je ne lui plaîs pas vraiment.
Pourquoi n'ai-ja pas droit moi aussi à une relation sérieuse. Nikky me disait récemment que des angoissés ont parfois été totalement guéris grâce à la force de leur amour.
Ma vie est déjà très dure. Dois-je aussi supporter une solitude pesante en plus de tout le reste. Vraiment, j'ai parfois une grosse boule dans la gorge quand je fais le point sur ma vie et que je constate tout ce cumul d'injustice.
Il ne me reste qu'une seule chose dans la vie : me battre. Un seul but : limiter ces paniques. C'est le seul moyen que j'ai pour m'épanouir un minimum. C'est bien malheureux d'en arriver là. Je répète souvent à qui veut l'entendre que la vie est belle. Mais au fond il m'arrive d'en douter moi-même.