Pas de panique

 

A nouveau célibataire ! (18-02-02)

Comme annoncé, j'ai été passer une semaine sur les pistes de ski quelque part en France. C'était génial de prendre l'air, de quitter les soucis et le boulot. En cinq jours, je n'ai pas eu d'attaque de panique et en plus j'ai pu en discuter avec les personnes avec qui je suis parti. C'est la meilleure des thérapies.

A mon retour, j'avais un mariage. Aller en célibataire à un mariage c'est toujours marrant, à la fois t'as des questions qui te tombent de partout du genre "c'est toi le prochain?". Et à la fois tu sais que d'autres célibataires sont là, avides d'une aventure ou de plus, et très motivés par l'atmosphère nuptiale du jour. J'ai effectivement croisé une très jolie jeune fille, un peu trop jeune mais très jolie. J'ai sympathisé, sans plus. En fait je n'étais pas tout à fait célibataire et j'avais pas la tête à ça. Je sortais depuis 6 mois avec une très bonne copine mais qui n'est assurément pas la femme de ma vie. J'utilise l'imparfait parce que depuis hier j'ai définitivement tourné la page. C'est un peu dur pour elle et je le regrette. Mais bon, en fin de compte je me sens un peu libéré.

Alors maintenant je fais quoi? Je sors comme un fou et drague tous ce qui bouge? C'est pas mon genre, et ce genre de passages ne m'ont pas laissé les meilleurs souvenirs. Je sombre dans l'alcoolisme, non merci je n'ai de toute façon aucun chagrin à noyer. Non, j'ai décidé de me consacrer à ma seule raison de vivre actuelle : mon boulot. Accèssoirement je vais essayer de tenir ce site à jour le plus souvent possible. Je suis sûr que tu te dis que c'est con de n'avoir que ça dans la vie. Peut-être, mais en tant que paniqueur professionnel, je dois m'estimer heureux d'avoir quelque chose à quoi me rattacher. Beaucoup de gens sont tellement bouffés par cette maladie qu'ils n'osent plus sortir de chez eux! Je me suis déjà senti cloîtré, ne sortant qu'en longeant les mûrs.. mais aujourd'hui ma situation se stabilise et je peux te dire que je suis en fait presque heureux et notamment grâce à mon boulot.

Je suis convaincu que cette maladie me permet de profiter pleinement des moments où je vais bien. J'en suis pas au point de remercier le ciel de ce qui m'est arrivé, mais j'essaie de positiver tout ça, avec le recul. Je crois que c'est la seule manière de supporter les attaques de panique : je dois les accepter et même les positiver. C'est une question intéressante que j'approfondirai, demain sans doute. Si tu veux réagir, ça me ferait plaisir... pasdepanique2002@yahoo.fr.