Pas de panique

Des nouvelles du front. (10-02-02)

Hier après-midi, j'ai encore eu une attaque. Dans une file d'attente, dans un magasin. Comme d'habitude je ne pouvais pas me sauver et comme d'habitude j'ai eu l'air d'un con, transpirant, mal à l'aise. Manque de bol, il y avait un problème à une de mes chaussures et la vendeuse a appelé une de ses collègues pour changer de paire... c'est fou comme le temps paraît long dans ces cas-là. J'avais envie de prendre mes chaussures, de partir et qu'on me foute la paix.

En partant, comme d'habitude, j'ai dis un gentil au revoir à la dame, j'ai joué le type hyper sociable pour essayer de récupérer un peu le coup. Une crise de plus à afficher à mon tableau de chasse. C'était pas une énorme, j'ai connu bien pire. Ce qui est intéressant, c'est que je sais pourquoi j'ai eu cette crise. La fatigue et une grasse matinée perturbant mon rythme de sommeil m'ont rendu très sensible nerveusement. Le sommeil joue un rôle important dans notre équilibre. Mais je suis du genre à aller me coucher tard et à avoir difficile à m'endormir (comme tous les anxieux). Ce qui fait que je me fragilise parfois.

Demain je pars cinq jours dans les Vosges. Je vais skier avec ma soeur et mon beauf. Il y a 4 ans je n'aurais pas osé je pense. Par contre aujourd'hui je sais que je vais passer une bonne semaine et que je n'aurai sans doute peu ou pas d'attaque. J'ai réappris à apprécier des choses de la vie que j'avais mis de côté. En plus je pars avec des rares personnes qui soient au courant de mes petits problèmes et avec qui je peux même en parler, chose très rare.

Bonne semaine, je te tiens au courant.