|
Francis Gris, les cris Imaginez une tempête, immense, vaste, sans fin aucune... Des murs d’eau, des creux, des pentes... Les hurlements rageurs du vent, aussi les subits silences !... Tout est mouvant, tournant, rien n’est solide, Toutes les teintes des gris, Relient ces masses sombres aux ciels changeants... Mer et ciel sont étroitement imbriqués... Rien n’est fixe, aucun repère... Cet infernal processus ne connaît pas le temps... Les jours s’enchaînent aux jours... Torsades infinies... Les nuits aux nuits... Noires ou blanches ! Cette planète de douleurs, A-t-elle une terre où l’on pourrait venir se reposer ?... Rien que quelques jours !... Car notre fatigue est au-delà de l’imaginable...
On est nu... Pataugeant pour l'éternité dans ce non-repérable... Les aides possibles sont cachées loin derrières ces mouvances. Hors d’atteinte...
Ah! S’il y avait bateau... Il y aurait cabine, couchette... Et sommeil réparateur... Hélas !
La syringo n’est jamais fatiguée... Elle. Elle est telle une eau salée, qui peu à peu vous ronge, vous affaiblit et vous désespère...
|