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A l’époque, Jules César venait de traverser le Rhin et autorisa une tribu Ubienne de la rive droite du fleuve à s’installer en Gaule. L’ancienne forteresse celte du Titelberg venait d’être restaurée par les Romains et quelques-uns des colons allemands, recherchant la protection de l’occupant, vinrent s’installer au pied du camp romain afin d’y construire leurs fermes. C’est ainsi que naquit la jolie bourgade d’Athus. Cet embryon de population se composait alors exclusivement d’agriculteurs germains qui allaient, durant des siècles assurer le ravitaillement des habitants du Titelberg. Athus serait donc d’origine Germanique et non Romaine, comme la présence du « Tumulus » de la rue de Rodange semblerait le faire croire.
[Les tumulus sont des monuments funéraires et datent de six cents à quatre cents cinquante ans avant Jésus Christ. On suppose que leur origine remonte au premier âge du fer à l’époque de Hallstatt]

Vers 459, les francs, descendant de l’Eifel, chassèrent les Romains et s’établirent dans nos régions. C’est avec eux que christianisme, venant de Trèves allait s’étendre chez nous. Dès lors, suivant les caprices des puissants, Athus allait sans cesse passer d’un seigneur à l’autre, ou d’un état à l’autre pendant des siècles et sans prendre aucune extension. Entre 1360 et 1400, un cimetière sera toutefois créé, au lieu dit « Kirfich ».
Ce sera alors le début d’une population qui se groupera tout autour, dans les chaumières. La prise en charge d’Athus, par les seigneurs de Noedelange, vers 1500, verra alors la naissance d’une chapelle jouxtant le cimetière.
Depuis cette époque, l’évolution de la population est la suivante :
En 1538, Athus comptait sept ménages. En 1554, une épidémie de peste fit rage.
En 1570, on recensait septante habitants, une chapelle, trois fermes, un moulin et un four banal. En 1602, on nominait un chapelain qui deviendrait plus tard sacristain et instituteur. De 1636 à 1648, les épidémies et les guerres allaient décimer de nombreux habitants.
Le village allait quant à lui être abandonné. En 1649, il n’y avait que trois habitants à Athus. En 1664, on installa le premier fourneau d’Athus. Ce fut enfin le début du repeuplement. En 1720, il y avait à Athus cent huit habitants ;
en 1759, deux cent trente-trois ;
en 1787, trois cent treize ;
en 1818, quatre cents ;
en 1830, quatre cent trente-trois et on vit aussi la construction de la nouvelle église ;
en 1860, quatre nonante-deux habitants ainsi que la construction du presbytère ;
en 1878, neuf cent trente-cinq habitants et c’est à cette date qu’Athus devint commune libre et où commença réellement son histoire. Ce fut également le début d’un développement extraordinaire de la population.
De 1880 à 1976, Athus ne comptait pas moins de sept milles deux cent trente-cinq habitants.

On constate donc que de 1878 à 1970, la population a augmenté de huit fois. Mais les années qui suivront verront malheureusement cette population diminuer progressivement. La crise sidérurgique, puis la fermeture de l’usine en seront les causes. Et à ce jour, Athus compte six mille sept cents quatre-vingts huit habitants. Et pour l’ensemble de la commune, on recense quatorze mille sept cents soixante-huit habitants.

Athus n’est donc pas un grand village, mais il est très mignon à visiter croyez-moi !


Source: www.province.Luxembourg.be