L'industrie du fer (du XIVème au XIXème siècle)

Subdivisions : Oui, mais comment ?  -  l'historique

 

Introduction

Dans l'histoire de l'industrie du fer au pays de Namur, le nom de Marche-sur-Meuse, comme on disait autrefois, se détache en lettres d'or.

Le minerai de fer oligiste se rencontre sous divers états minéralogiques.  C'est seulement à l'état oolithique, c'est-à-dire formé d'une agglomération de petits grains arrondis de la grosseur d'une tête d'épingle.  Cette agglomération a en quelques sortes une ressemblance avec celle des oeufs de poisson.  C'est cela que l'on exploite en Belgique.

L'affleurement septentrional, à partir d'Isnes-les-Dames, se dirige à l'est en passant par Rhisnes, Emines, Marchovelette et Vezin où il se replie brusquement au sud-ouest pour se diriger vers Marche-les-Dames, où il disparaît.

Trois facteurs géographiques ont été prépondérants pour son exploitation.  Tout d'abord la présence du minerai de fer.  Ensuite, le ruisseau de la Gelbressée, qui par sa pente assez élevée en certains endroits permettait d'actionner les roues hydrauliques, seuls véritables "moteurs" de la métallurgie jusqu'au XIXème siècle.  Et enfin, la présence de forêts qui permettaient la fabrication du charbon de bois utile lors de la fonte du fer.  Ne négligeons pas non plus la structure géologique qui permettait également l'exploitation de la houille comme combustible, quoique peu présent dans notre région.

Cette richesse du sous-sol, les hommes de l'âge du fer l'exploitaient déjà.  A l'extrémité ouest du plateau recouvrant les rochers, on a, en effet, découvert d'antiques fourneaux ainsi que des accumulations de scories de fer au voisinage de curieux cercles de grosses pierres irrégulière, entourant chacun une cuvette. Sans doute les bases d'abris temporaires pour ces primitifs forgerons comme on peut le supposer au vu des fragments de poteries et d'ossements brisés d'animaux, restes de repas humain.