| Le château d'Arenberg |
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C'est
le 20 octobre 1834 que le duc Prosper d'Arenberg acheta le
château ainsi que les forges de Jaumenne.
Il l'aménagea en villa de campagne et le mit à la disposition
du chanoine honoraire, le prince Philémon-Paul d'Arenberg, son frère. A
la mort de Philémon-Paul, en 1844, c'est le fils de Prosper d'Arenberg,
le duc Antoine d'Arenberg qui s'installa au château.
Il ordonna de démolir les forges et les hauts-fourneaux entre
1856 et 1859 tout en conservant les étangs et les chutes d'eau qui
actionnaient les roues motrices. Il
aménagea notamment les parcs et améliora ses forêts.
La famille d'Arenberg finança également la restauration
de l'église paroissiale de Marche-les-Dames en 1904. Antoine décéda en 1910 et les propriétés des Arenberg à
Marche-les-Dames revinrent à son quatrième enfant, la princesse
Pauline. Peu
de temps après la pénétration des troupes allemandes en Belgique, le
château fut incendié. C'est
en toute hâte que la princesse Pauline confia la
reconstruction du château à l'architecte Lange, auteur de la
remarquable restauration de l'église paroissiale de Marche-les-Dames en
1904. Sa reconstruction fut
achevée en février 1916. A
son décès, en 1921, et en vertu de l'arrêté-loi du 10/11/1918, ses
biens revinrent en partie à l'État Belge.
C'est ainsi que les domaines de Marche-les-Dames et de Champion
deviennent propriétés publiques. C'est
pour cette même raison, qu'après la deuxième guerre mondiale, le château
revient à l'armée belge qui y établit un quartier général de
para-commando en 1947. Les
bois de la rive droite de la Gelbressée appartiennent à l'État,
tandis que ceux de la rive gauche appartiennent conjointement à Il est important de signaler la grande générosité de la famille d'Arenberg pour la population locale qui entreprit à ses propres frais la restauration de l'église de Marche-les-Dames en 1904 et fit don de plusieurs fontaines à la commune, comme celle représentée à gauche et située à quelques mètres de l'ancienne maison Jaumenne |
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