Manufactures, Commerces et P.M.E.

LES AUTRES SECTEURS ECONOMIQUES
MANUFACTURES, COMMERCES ET P.M.E.


La Bruyère de Badeau.
Anciennement, la seule activité économique mentionnée à Lillois était l'extraction, peu intensive, de la marne: à la Bruyère de Badeau, elle se trouvait à fleur de terre, sur d'autres points il faut la tirer à 10 ou 12 mètres de profondeur. La Bruyère des Badauds, comme on 1 'appelle aujourd'hui, est ensuite devenue une carrière de sable exploitée jusqu'à la moitié de notre siècle.

Le Moulin à vent.
En 1860, on reconstruit à Lillois un moulin à vent qu'un ouragan avait détruit en 1857... mais il a cessé depuis bien longtemps de tourner: il a perdu ses ailes et sa machinerie a été démontée.

L.es autres usines de la région sont, à cette époque :

Delmotte Frères,
usine de Barattes (aujourd'hui siège des activités de M. Remy et de son atelier d'ébénisterie), fondée en 1865, qui a également produit des lessiveuses.

M. Delmotte père avait reçu le ler brevet pour ce genre de fabrication en 1855. Ce sont des machines en bois (Chêne , acajou, pitchpin, teck et acacia) avec des mécanismes en acier et robinets en bronze...
En 1910, ils avaient produit 2019 pièces, 2.221 en 1913.

En 1931, elle n'occupait plus que 25 ouvriers et produisait 1.000 pièces et, au début des années 5o, la production était tombée à 200 pièces faute d'avoir pu suivre l'évolution technologique et résister à la concurrence.

Monsieur Detry, petit-fils de la dernière propriétaire, a bien voulu nous prêter des extraits de ses archives ...


La manufacture de chaussures "ECLAIR".
M. Ghion, qui habitait au château GHION (actuellement château des Belles Pierres) a racheté la ferme Jourez pour y établir une fabrique de chaussures dont le nouveau bâtiment porte la date de 1924. M. Kleinkenberg en était le directeur.

Il a engagé des ouvriers flamands et, pour les loger, il a comtruit 6 maisons rue Ste- Gertrude (anciennement rue de la Manufacture), 3 maisons rue du Cours d'Eau et 2 à la Grand'Route. Le reste de l'actuelle rue Ste Gertrude était une prairie réservée aux ouvriers pour pratiquer le tir à l'arc.

En 1950, la société anonyme a été mise en liquidation car le Conseil, assez âgé, ne désirait pas investir l'argent nécessaire pour moderniser les installations et résister à la concurrence. Mm Pietquin, veuve du comptable de l'entreprise occupe toujours la maison, corps de la ferme Jourez. Elle a bien voulu nous raconter ses souvenirs.

M. Ghion, le fondateur de la manufacture, est devenu bougmestre et installé la maison communale dans la grange restaurée de la ferme. On peut encore lire 1'inscription "maison communale" gravée dans la pierre, sur cette maison située rue René Francq, n°1.

La brasserie Boxus.
On parle également de la brasserie BOXUS (au bas de la côte de l'église où passait le ri du Badeau) qui, vers 1860, avait 2 cuves (l'une de 23 hectolitres et l'autre de 10 hectolitres 56) ... et a cessé ses activités depuis la guerre. Faut-il lui attribuer le fait qu'on recensait à Lillois, en 1940, 52 bistrots pour 1200 habitants ?

Une fabrique de chicorée
était installée, au début de notre siècle, où se trouve aujourd'hui le café Ie Lido. On y voyait autrefois une grange avec une haute cheminée qui a brûlé entièrement. La maison du maître était celle qui abrite aujourd'hui la famille Moutteau, à côté du garage. Les ouvriers étaient logés dans l'ancienne petite maison rose accotée au Lido et agrandie récemment.

Usine Marie Thumas.
Marie Thumas a installé provisoirement à Lillois une usine de battage de pois, ouverte uniquement un mois en été et occupant 6 ouvriers logés sous tente pour toute la durée du travail.

L'atelier de couture Ballant.
En 1950, Mme Ballant, qui habitait le Château Ballant, rue René Francq (école primaire), a à vendre des tissus : toile, popeline, coton déjà traité pour en faciliter le repassage. Puis, en manipulant ces matières colorées et attrayantes, elle a eu 1'idée de créer et de réaliser des vêtements pour les magasins. Elle a d'abord installé l'atelier à l'intérieur du château ; ensuite, vu 1'immense succès de son entreprise, il a fallu envisager la construction d'un atelier à l'arrière du château.- Ce bâtiment qui jouxte la salle onnisports de l'école communale, sert aujourd'hui de classe. Pour signer ses vêtements nous a-t-elle expliqué, madame Ballant a pensé à ses trois filles ; en effet, elle a utilisé les deux premières lettres de chacun des prénoms.La marque MOCOMA (Monique, Colette , Martine) était connue et appréciée en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg. Pour faire connaître son entreprise, Mme Ballant a exposé au salon du vêtement à Bruxelles. Ses représentants visitaient régulièrement les magasins pour proposer les nouveautés et prendre note des commandes. Pendant près de vingt ans, cet atelier dynamique a offert du travail aux femmes de la région (Lillois, Braine-l'Alleud, Houtain-le-Val). Certaines avaient été engagées comme apprenties et avaient donc appris le métier dans la maison ; d'autres étaient qualifiées, c'est-à-dire qu'elles avaient acquis une formation à l'école.

Aujourd'hui, le rez-de-chaussée du château Ballant accueille les enfants de l'école communale avant et après les cours.


Comme autrefois, les autres habitants du village utilisent les nombreuses infrastructures routières et ferroviaires pour se rendre à leur travail soit vers Nivelles, soit, plus souvent, vers Bruxelles. Et si l'on comprend que le charme des paysages de notre contrée attire de nombreuses familles, on le regrette un peu lorsque l'on rejoint les longues files de navetteurs quiparcourent les routes chaque matin vers Bruxelles.