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Marieke
Marc Menu


Poème pour Marieke 

Ailleurs, il doit pleuvoir.
Dru, en biais,
avec tout ce vent.
Ici, les nuages restent en suspens,
accrochés au clocher.
Gris sombre,
au dessus d’une mer vert sombre
et de cette plage oubliée de Dieu
- mon chez moi.

Trois voix,
entremêlées
autour d’une chanson de Jacques Brel.
Les paroles résonnent, familières,
toujours aussi poignantes.
La mélodie – revisitée,
rayonnante
de sensualité.

Marieke danse en mon âme,
reflet
de trois voix féminines.
Plus de plage déserte,
plus que cette salle comble.
Envoûtée.

Et là,
si belles et si émouvantes,
trois jeunes femmes qui chantent

 (à Laïs)

Gedicht voor Marieke

 Elders moet het regenen.
Hard en schuin,
met al die wind.
Hier blijven de wolken hangen
aan de kerktoren.
Donker grijs,
over een donkergroene zee
en dit strand van God vergeten
- mijn thuis. 

Drie stemmen,
aan elkaar gebonden
rond een lied van Jacques Brel.
De woorden klinken bekend,
en nog steeds even grijpend.
 
De melodie – hernieuwd,
gloeiend
van sensualiteit.

Marieke danst in mijn ziel,
weerspiegeling
van drie meisjesstemmen.
Geen leeg strand meer,
alleen die zaal vol mensen.
Betoverend.
 

En daar,
zo schoon en zo ontroerend,
drie meisjes die zingen.

(aan Laïs)

 

Ce petit texte est venu tout seul, après avoir entendu les jeunes femmes du groupe « Laïs » interpréter sur scène leur version de « Marieke » de J. Brel… Petite trace d’un instant de magie… Quant au dessin qui l’accompagne, il est de la plume d’Albert Yssackers  (1899-1981), dessinateur de la Campine, qui habitait un village tout proche de celui d’Annelies, Jorunn et Nathalie.