Rencontres : Tristan Alleman


Retour


Au gré de nos découvertes, de nos "rencontres" (comme l'indique le titre), de nos retrouvailles, de nos visites, de nos surprises, se retrouveront ici ceux qui utilisent l'écriture, la forment, la transforment, la déforment, l'épousent, la défendent ou même la combattent. Ces gens d'aujourd'hui ou d'hier, venus à nous par le grand biais du hasard, viennent à vous pas à pas, au rythme de leur offre. Avec patience, réserve et surtout modestie, voici quelques lignes de ou à propos de...

Tristan Alleman (Ca, c'est un autre Pils !)







Ils seront des bateaux
Des ancres de vaisseau
De folles traces de voiles
De leur simple courage
Ils seront des flambeaux
Ils seront des orages
Des phares aux océans
Au devant des fléaux
L'élan d'un seul galop
Et insensibles aux vagues
Et aux courants du temps
Ils seront l'âme de l'eau
Et des sabots, le vent
Et du vent, les sabots
Ils seront des chevaux
Comme des fumées
comme des encens
Leurs doigts brûlent
leurs doigts vivent
Leur âme trime
d'une eau vive
D'une eau vive
comme un enfant
D'une eau vive
comme le sang
Où niche l'âme sans borne
Des vagabonds,
des errants ?

Chevaux

 



Françoise

Elle avait froid dans le train
Elle avait froid dans le dos
Elle a pris son manteau d’hiver
Elle l’a enroulé autour de ses épaules
Elle a souri en se réchauffant
Elle a fermé les yeux
Elle a imaginé la nuit roulant sous ses pas
Elle a senti le train s’envoler
Quand elle s’est réveillée
Le train était immobile
La gare n’avait pas de nom
Elle n’avait pas sommeil
Elle avait dû rêver