1800
7-9 : Garnier, préfet de Jemappes, proteste contre l'ouverture d'une classe par le père Jean Laveine, et d'un pensionnat par les chanoines Gaspard et Guillaume Piré.

1801
16-7 : Signature du concordat entre Pie VII et Napoléon.

1802
1-5 : Loi sur l'enseignement en France et dans les pays annexés : l'initiative privée a désormais le droit d'ouvrir des écoles secondaires. Elles en auront le titre officiel à condition de compter au moins 3 professeurs et 50 élèves.
6-5 : Réorganisation des diocèses : Soignies passe du diocèse de Cambrai à celui de Tournai.
21-5 : Le maire Plétain propose de réouvrir le collège, devenu la propriété du commissaire Maxime Queneulle, en l'échangeant contre d'autres biens communaux.
20-9 : Mgr François-Joseph Hirn de Strasbourg est désigné comme évêque de Tournai.
29-10 : Le vicaire général Godefroy vient vérifier l'authenticité des reliques de St Vincent, qui réintègrent deux jours plus tard la collégiale.

1803
29-5 : Le corps de St Vincent est transféré dans une nouvelle châsse, oeuvre de Gaspar Sagemans de Bruxelles.

1804
17-8 : La ville loue le collège pour 27 ans, moyennant un loyer annuel de 500 francs, avec possibilité d'achat à 9500 francs. 
7-10 : Ouverture de l'école secondaire communale, sous la direction du père Hyacinthe Demeuldre, oratorien de Soignies.
15-11 : Le gouvernement reconnaît l'école secondaire de Soignies, qui compte déjà 50 élèves.
11-12 : Le bureau d'administration de l'école secondaire est formé, et comprend : 

le maire Pierre-Joseph PLETAIN;
le juge de paix Pierre-François ELOY;
le curé de la paroisse Jacques DERVEAU;
le directeur du pensionnat, Hyacinthe DEMEULDRE;
Philippe-Joseph HUVELLE, avocat;
Martin FRANÇOIS, rentier;
P. MAROUSE, rentier,
P. CARLIER, greffier.

1806
10-5 : L'Université Impériale s'arroge le monopole de l'enseignement. Le chanoine Corneille Stevens, vicaire général de Namur, attaque violemment cette institution "impie et gallicane".
16-9 : La commission des hospices civils rachète le couvent des Franciscaines, en échange d'autres biens spoliés.

1808
22-8 : Mgr Hirn fait établir un rapport sur les différents collèges de son diocèse : celui de Soignies est particulièrement élogieux.

1809
1-2 : Entraîné par le mouvement stéveniste, le P. Demeuldre refuse de poursuivre la direction du collège.

1810
1-10 : Le P. Jean-Vincent Bouillard, ex-directeur du collège de Mons, qui vient de fermer, reprend la direction du collège de Soignies, avec un corps professoral laïc.

1811
-7 : Napoléon interne à Vincennes, Mgr Hirn, évêque de Tournai, et Mgr de Broglie, évêque de Gand.

1813
Napoléon remplace Mgr Hirn par l'abbé de Saint-Médard.

1814
6-4 : Abdication de Napoléon.
Des blessés et des prisonniers français séjournent plusieurs semaines au collège.
1-8 : La Belgique est annexée à la Hollande.
1-10 : Le P. Demeuldre rouvre le collège, avec un corps professoral ecclésiastique.

1815
12-4 : Deux brigades de l'armée néerlandaise sont cantonnées à Soignies : celles des colonels d'Aubremé et de Ghigny.
12-6 : La 3me division anglaise du général Alten est cantonnée à Soignies. Elle sera, six jours après, à Waterloo.
15-7 : La cure de Soignies est érigée en doyenné.

1817
-6 : Mgr Hirn propose de transformer le collège communal de Soignies en petit séminaire diocésain.

1818
17-8 : Le bureau d'administration du collège comprend le doyen Jacques DERVEAU; le bourgmestre Pierre-Joseph PLETAIN; le commissaire de district LEBRUN; le docteur Arnould DUBRULE; maître Philippe HUVELLE, avocat.
23-9 : Le gouvernement hollandais refuse des subsides au collège, parce qu'il le considère comme un petit séminaire établi selon la règle de l'Oratoire.

1819
28-8 : La ville devient propriétaire du collège.

1820
19-10 : La ville rachète à Maxime Queneulle l'enclos des capucins et le transforme en hospice de vieillards.

1821
21-1 : La régence (administration communale) accepte que le collège communal soit considéré comme petit séminaire. 
24-5 : La ville rachète la partie sud du cloître de la collégiale et la fait démolir pour élargir la rue de la Régence.

1822
6-9 : Le chanoine Jean LE CANCELIER (1753-1834), ancien doyen du chapitre, remplace maître Huvelle, décédé, au bureau d'administration du collège.

1823
27-8 : André Descamps, de Masnuy, ancien du collège (Rh. 1809), et curé de Neufvilles, est nommé principal du séminaire de Soignies.

1824
11-2 : Les Hollandais réforment l'enseignement, et exigent de tous les professeurs des diplômes universitaires.
1-10 : Le nombre d'élèves est tel qu'on doit séparer les classes, jusque là jumelées.

1825
14-6 : Le gouvernement hollandais décide de laïciser les collèges et de regrouper tous les séminaires de Belgique en une seule institution, le " Collège philosophique de Louvain ".

1826
23-8 : Le vicaire général Godefroy invite à Tournai les rhétoriciens candidats au sacerdoce, sans passer par le collège philosophique. Le baron de Beeckman, gouverneur du Hainaut, vivement irrité, en avertit les autres gouverneurs.
13-11 : Le gouverneur rappelle l'obligation de faire 2 ans au collège philosophique avant d'être admis au grand séminaire. 
2-12 : Le collège refuse de communiquer aux élèves l'arrêté du gouverneur. L'abbé Louis Leclercq publie un pamphlet intitulé " Irai-je au collège philosophique ? "

1827
3-3 : Les Hollandais font révoquer le principal André Descamps, qui redevient curé de Neufvilles, et l'abbé Louis Leclercq, qui est nommé curé d'Herquegies.
Aucun principal n'est désigné, et l'abbé Misonne, professeur de 4me, est chargé d'en assumer provisoirement les fonctions. 
25-7 : Signature d'un concordat entre Léon XII et Guillaume d'Orange. Celui-ci refuse catégoriquement l'abbé Louis Leclercq comme évêque de Tournai.

1828
Le bureau administratif du collège comprend le bourgmestre Jean-Baptiste DUFOUR; le commissaire de district Benoît VANDERSTOCKEN; le docteur François DEVER; le docteur Arnould DUBRULE;
M. Denis du BOIS.

1829
Le gouvernement hollandais exige que tous les professeurs de l'enseignement secondaire connaissent le néerlandais.
13-6 : Un laïc, Vincent Dubois, de Chaussée, est nommé principal.

1830
4-5 : L'abbé André Descamps ouvre le petit séminaire de Bonne-Espérance, pour qui il choisit quatre anciens professeurs de Soignies : Bonaventure Vinchant, Maximilien Lefebvre, Augustin Gérard et Louis Leclercq.
25-8 : La représentation de "La Muette de Portici" au théàtre de la Monnaie à Bruxelles, déclenche la révolution du peuple belge contre le prince Frédéric.
5-9 : Denis Bersou, écrivain public, arbore le drapeau belge sur le perron de l'hôtel de ville, et affiche la proclamation du Gouvernement Provisoire, qui appelle la population aux armes. Alexandre Chappuis enfonce la porte du magasin d'armes.
Des volontaires isolés rejoignent Bruxelles; parmi eux, le docteur François Dever et Louis Pourbaix qui dérobera des archives militaires hollandaises.
24-9 : Incités par le docteur Henri LEROY, ancien du collège et savant de réputation internationale, un premier contingent de volontaires sonégiens rejoint Bruxelles.
Ce groupe est sous les ordres de Joseph PLASSCHAERT (1795-1876), commerçant.
25-9 : Un second contingent de volontaires quitte Soignies pour Bruxelles où il restera jusqu'au 23 octobre.
26-9 : Le Gouvernement Provisoire proclame l'indépendance de la Belgique.
3-10 : Le docteur Henri Leroy est nommé bourgmestre de Soignies. L'abbé Jean-Michel Kleyr, de Neumühl, est nommé principal du collège.

1831
21-7 : Léopold Ier de Saxe-Cobourg-Gotha prête serment et devient roi des Belges.
19-9 : L'abbé Paul Bourdeaux, curé de Béclers, est nommé principal du collège.

1832
27-9 : La ville de Soignies reçoit des mains de Léopold ler un drapeau d'honneur pour sa participation à la révolution.

1833
16-11 : Le collège passe sous la direction de l'évêque de Tournai. Les bâtiments sont mis à sa disposition par la ville, qui en assure les grosses réparations.

1835
13-8 : Une convention est signée entre le principal qui s'engage à enseigner les humanités latines et les sciences annexes, et la ville qui lui fournit les locaux et divers subsides.

1838
18-6 : Un arrêté royal confirme les armoiries de la ville de Soignies : " Ecu parti : à dextre, de sinople à une croix d'argent; à senestre, d'or à trois chevrons de sable; l'écu timbré d'une couronne d'or ".

1840
7-9 : L'abbé Jean-François Lizon, professeur depuis 1826, est nommé principal.
1-10 : Nouvelle convention entre la ville et le principal : elle reprend celle de 1835, en précisant que le collège est sous la direction de l'évêque de Tournai.
15-10 : Les Frères des Ecoles Chrétiennes ouvrent une école primaire à la rue de la Régence.
Le passage à Soignies d'une troupe de chanteurs pyrénéens amène la création de la chorale Gauthier.

1842
30-8 : Jean-B. Nothomb fait voter la loi organique sur l'enseignement primaire.
Le chanoine André Descamps, ancien principal du collège, est nommé vicaire général.

1845
1-9 : L'abbé Maximilien Lambilliotte, professeur de rhétorique, est nommé principal du collège.

1846
14-6 : Inauguration de la ligne de chemin de fer Paris-Bruxelles, via Soignies.

1850
20-4 : L'abbé Louis Baudelet, professeur de rhétorique, est nommé principal du collège.
1-6 : Walter Frère-Orban fait voter la loi sur l'enseignement moyen; elle désapprouve la cession au clergé des établissements communaux.
18-7 : Pour se conformer à la loi, la ville adopte le collège, sous réserve d'approbation par l'Etat.
9-10 : Suite à une cabale, l'Etat refuse de sanctionner l'adoption du collège.

1851
12-9 : L'abbé Luc Stamane, professeur à Bonne-Espérance, est nommé principal du collège.

1852
20-3 : La ville décide de transformer le collège en école moyenne laïque.
8-5 : Suppression du collège. Au cours de la cérémonie d'adieu, l'ancien bourgmestre Joseph Anthoine n'hésite pas à prophétiser " Le collège renaîtra; et plusieurs parmi ceux qui m'écoutent pourront voir son rétablissement ".
30-6 : Les Frères sont chassés eux aussi de leurs bâtiments, rue de la Régence.
-8 : Ouverture de l'école libre de la rue Henri Leroy.

1861
Le docteur Henri Leroy, ancien bourgmestre de Soignies, est reçu à l'Académie Belge de Médecine.

1865
Une épidémie de choléra fait 340 morts à Soignies.

1868
C'est vers cette année que se situe un fait-divers à l'origine des festivités folkloriques de "Mon Oncle Simple-et-Lourd ".

1871
16-7. Un pèlerinage aux intentions du pape Pie IX réunit 40.000 personnes au Marais Tillériaux, en présence du nonce Mgr Cattini. C'est le chanoine Frédéric Maton qui prononce le panégyrique de St-Vincent.

1873
Une nouvelle aile est adjointe à l'ancien collège devenu école moyenne.