Ecole Liégeoise d'Occlusodontologie et de Prothèse Implantaire
Liège, Belgium

 

LE TRAITEMENT DES EDENTATIONS GRAVES A LA MACHOIRE INFERIEURE

 

Le cadre de stabilisation tripodique

 

Une spécialité liégeoise

 

( Des solutions simples pour des cas compliqués accessibles au plus grand nombre )

 

Depuis plus de vingt ans,

l'ECOLE LIEGEOISE D' OCCLUSODONTOLOGIE et de PROTHESE IMPLANTAIRE,

un enseignement privé à ne pas confondre avec la section "implantologie" attachée au Centre Hospitalier Universitaire ( C.H.U.), a mis au point des formules simples permettant aux invalides de l'édentation et en particulier les plus anciens de recouvrer le confort associé à la stabilité occluso-fonctionnelle permettant le fonctionnement harmonieux des mâchoires.

FINI LES DENTIERS MOBILES et INCONFORTABLES !

En effet, si les prothèses supérieures bien faites donnent en général satisfaction dans 80% des cas chez la plupart des patients équipés depuis longtemps et qui s'y sont habitués progressivement, il n'en est pas de même en ce qui concerne les prothèses inférieures qui demeurent instables malgré l'utilisation d'adhésifs et finissent rapidement dans le tiroir en y venant rejoindre une quantité importante de ses congénères rejetées par le temps.

Depuis sa fondation en 1983, l'ECOLE LIEGEOISE d'OCCLUSODONTOLOGIE et de PROTHESE IMPLANTAIRE s'est spécialisée dans le traitement des cas difficiles, à savoir les infirmités des patients ne disposant plus d' un potentiel osseux suffisant pour créer les rétentions nécessaires au maintien en bouche de leurs prothèses lors du processus de mastication.

Parallèlement aux travaux de l'école suédoise et très tôt avant que ne s'installent des policliniques spécialisées en la matière, le Professeur STREEL, Fondateur de l'Ecole, après un séjour aux Etats Unis qu' il fit en 1981, fut intéressé par le placement d'implants dans les régions postérieures de la mandibule (os de la mâchoire servant de support aux dents inférieures).

Il faut savoir que ces régions s'avèrent rapidement dépourvues de dents suite aux caries précoces au niveau des dents de lait, dont les soins ont été négligés pendant longtemps.

La dent de six ans ou première molaire de la dentition définitive est en effet en contact direct avec la deuxième molaire de lait, la dernière apparue de la première dentition; elle s'abîmera ainsi plus rapidement que les dents antérieures apparues beaucoup plus tard.

La perte prématurée et progressive des dents postérieures entraîne inévitablement une bascule des dents précédentes en étant à l'origine des problèmes d'occlusion ou de mauvais engrènement des dents les unes sur les autres (fig. 1).

Ces "malocclusions" ont été particulièrement bien étudiée au niveau de l'Ecole créée par le Dr. STREEL qui a pu, au fil du temps bénéficier de l'apport clinique et technologique de spécialistes de tous horizons, plus de quatre vingt au total qui furent accueillis à sa tribune depuis le CONGRES DENTAIRE du MILLENAIRE de la Principauté de Liège, en 1980.

L'étude poussée du fonctionnement des mâchoires et des maladies qui sont la conséquence des malocclusions (1) (2) et une grande expérience dans ce domaine a permis ainsi à l'ELOPI de mettre au point des solutions fiables pour chaque type d'édentation en supprimant la toute grande majorité des troubles consécutifs à ces déficiences qui sont aussi à l'origine des problèmes posés par les reconstructions sur implants.

(1) Occlusion : mécanisme de fermeture. Pour une information plus détaillée, voir : http://occlusion.be/
(2) Malocclusion dentaire : contact nocif entre dents antagonistes lors des mouvements de déglutition et de mastication.

Combien nombreux en effet sont les patients qui souffrent de troubles variés ayant leur origine dans la sphère bucco faciale ( maux de tête , vertiges, migraines etc. ) et qui sont ballottés de spécialiste en spécialiste sans qu'aucun intérêt ne soit porté aux contractures consécutives aux malocclusions dentaires responsables d'une grande partie de ces symptômes et qu'il est si facile de traiter efficacement par des procédés simples et peu onéreux.

En effet, si un traitement des gencives, aussi sophistiqué qu'il soit , effectué par un PARODONTOLOGUE n'est pas seul en mesure de régler définitivement un problème de déchaussement, il ne faut pas croire que l'utilisation d' implants dentaires est la solution miracle pour traiter tous les cas d' édentation et qu'un seul modèle d'implant peut répondre à toutes nos préoccupations tel d'aucuns l'imaginent encore naïvement aujourd'hui.

C'est ainsi que de nombreux échecs ont été constatés, même dans les cas simples, lorsque le praticien ne se préoccupait pas suffisamment de l'impact de ces nouvelle racines artificielles sur le fonctionnement des mâchoires.

On ne peut évidemment pas demander à un implant davantage qu'à une dent placée au même endroit et qui a du être extraite.

Si l'implant vis cylindro-conique (fig. 2) a été particulièrement bien étudié par l'équipe du Professeur BRANEMARK qui a démontré la bio compatibilité (3) du matériau utilisé, à savoir le titane, et qui a mis au point des techniques de précision permettant son ostéo intégration, il ne peut malheureusement rendre service que dans ± 50 % des cas.

Fig. 2. Implant " HARPON "
(STREEL R., E.L.O.P.I., Liège, Belgique)

(3) Bio compatibilité : tolérance de l'organisme vivant à l'intrusion d'un matériau étranger.

En effet, pour traiter un patient avec ce type d'implants, il importe que celui ci dispose encore d'une quantité d'os suffisante, ce qui est presque toujours le cas dans les zones antérieures de la mâchoire et en particulier à l'arcade inférieure où la pose d'implants vis apparaît être la meilleure solution pour compenser la perte des dents absentes.

La consistance de l'os résiduel de la mâchoire inférieure est en effet d'autant plus importante que le processus qui entraîné la perte des dents est plus ancien.

Dépourvue d'obstacles anatomiques, la portion antérieure de la mandibule édentée permet ainsi le placement d'implants chez tout patient en bonne santé même très âgé qui appréciera d'autant plus le service considérable qui lui sera rendu pour lui permettre d'apprécier dans ses vieux jours les avantages d'une mastication confortable.

Si un grand nombre de patients complètement édentés peuvent ainsi bénéficier dans des conditions financièrement accessibles des avantages des implants selon des formules simplifiées, les études réalisées dans le cadre des activités de l'école du professeur STREEL qui intéressent de nombreux centres spécialisés à l'étranger, ont permis la mise au point d'implants adaptés au processus involutif (4) résultat des extraction anciennes dans la région postérieure de la mâchoire inférieure où l'os ne possède plus un volume suffisant pour mettre la mise en place d'implants vis trop volumineux.

(4) Processus involutif : état progressif de dégradation de l' os suite à la perte des dents et de leur support alvéolaire (fig. 3).

Fig. 3. Mandibules édentées

Dans le but d'éviter les problèmes liés à la réalisation des prothèses raccourcies complétées en arrière par des structures en porte à faux, tel le préconise l'Ecole Suédoise (fig. 4), les implants LIEGEOIS permettent d'assurer, dans tous les cas l'ancrage postérieur indispensable à la stabilité des prothèses et au fonctionnement harmonieux des articulations, et ce, avec une économie substantielle d'implants onéreux (fig. 5).

 
Fig. 4. Prothèses en porte à faux.
(© BRÅNEMARK P.-I., Ecole Suédoise)
Fig. 5. Cadre de stabilisation tripodique. - Confer : Fig. 9.
(© STREEL R., E.L.O.P.I., Liège, Belgique)

L'utilisation de ces implants "nouveau genre" bien qu'ayant rendu de nombreux services depuis plus de vingt ans, permet, dans de nombreux cas, de régler les problèmes de stabilité des prothèses supérieures qui se décrochent facilement quand elle ne sont plus soutenues par des structures rigides à l'arcade antagoniste et ce particulièrement lorsque les patients ont perdu depuis longtemps les dents de la zone d'appui postérieure et que les dents du secteur antérieur ont égressé au fil des temps en inversant la courbe d'occlusion au détriment de la fonction et de l'esthétique (fig. 6 et fig. 7).

 

Fig. 6. Mandibule : pertes dentaires, pertes osseuses et absence de pilier postérieur.

 

Fig. 7. Modèle de travail. Prothèse amovible clipsée sur le cadre de stabilisation tripodique.

 

Fig. 8. Mandibule : implants et cadre de stabilisation tripodique.

 

 
Fig. 9. Mandibule. Cadre de stabilisation tripodique. - Retour à la Figure 5 : cliquer ici.

 

Fig. 10. Mandibule. Prothèse fixée (" bridge ") sur un cadre de stabilisation tripodique.

 

CONCLUSION.

 

    La réalisation de cadres de stabilisation tripodique, cheval de bataille de l'Ecole Liégeoise d'Occlusodontologie et de Prothèse Implantaire, permet de résoudre les problèmes liés à l'instabilité des prothèses réalisées à la mâchoire inférieure en cas d'édentation grave et de différer le placement d'implants à la mâchoire supérieure, interventions plus problématiques, sujet qui ne sera pas abordé à cet endroit.

 

Ecole Liégeoise d'Occlusodontologie et de Prothèse Implantaire
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