Histoire de Hermalle-sous-Huy Le Syndicat d'Initiative de Hermalle-sous-Huy vous conte histoire et folklore de Hermalle-sous-Huy

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Toponymie

Histoire

Folklore

Orientation bibliographique

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Remerciements

Toponymie :

Le village est cité dès 779 sous le nom d'Harimala. Plusieurs étymologies sont avancées : teuton hari (armée) et thiois mael (moulin ou tribunal) ou mallum (terre pour le rassemblement des troupes).
Les appellations Hermalle devant Flône ou Hermalle devant Flône Saint Martin disparaissent dès 1800 au profit de Hermalle-sous-Huy.

Blason / cri : Le blason était de sable aux 6 fleurs de lis d'argent. Le cri était "Donmartin".
Ci-dessous : sceau de Hermalle



Histoire :

Les premières traces d'occupation humaine de la région sont celles de l' "Homme de Néanderthal" (40.000 à 25.000 ans avant J-C.) : bipède imparfait, avec flexion des genoux et projection des bras vers l'avant, au crâne volumineux et allongé, au front fuyant et énormes arcades sourcilières, taillant la pierre, vivant dans un climat froid et humide.
On aurait dû d'ailleurs l'appeler l'Homme d'Engis :
Deux crânes, des vestiges de squelettes humains et animaux (tels que le mammouth ou le rhinocéros laineux), et des outils de cette époque furent trouvés dans les grottes d'Engis par le Docteur Philippe-Charles Schmerling dès 1830.
La découverte de l'Homme de Néanderthal date de 1886, et celle de l'Homme de Spy de 1856.

L'originalité de Schmerling fut de déduire de ses trouvailles que "les ossemens humains ont été ensevelis à la même époque et par la même cause que ceux des restes des races
[animales] éteintes."
La paléontologie humaine était née.


Schmerling (1790-1836)

A Hermalle-sous-Huy même, des fouilles ont révélé la présence de l'homme au lieu-dit "Thiers d'Olne" depuis le
paléolithique moyen; furent retrouvés haches et silex taillés.

Vers
300-600 av. J-C, la campagne de Gerée devait être occupée par des Celtes - ce que laissent supposer les fragments de céramiques trouvés en 2003 lors de sondages préventifs réalisés par la Région wallonne dans le parc d'activités industrielles.

Dans la seconde moitié du
IIe s. et au début du IIIe, on y trouve un établissement de tuiliers gallo-romains
L'occupation romaine (traces d'un vicus belgo-romain à Ombret) précède l'établissement des Mérovingiens avec une famille aristocratique au Thiers d'Olne, colline isolée qui domine la Meuse à proximité du gué et du pont romain. Position idéale par l'exploitation de la plaine alluviale en aval, la récolte des produits de la forêt bordant le plateau condruzien et le contrôle de la navigation sur la Meuse avec possibilité d'en percevoir un tonlieu (taxe).
L'habitat est modeste, en pierres, bois, torchis, chaume, entouré d'un enclos au centre duquel se trouve le mausolée où l'on a trouvé 2 sarcophages, les seuls d'une trentaine de tombes. La présence de motifs chrétiens sur l'un des sarcophages laisse penser qu'une partie au moins de la population était christianisée - pour mémoire, le
VIIe s. est nommé le "siècle des saints". D'autres sépultures ont été mises en évidence en dehors de l'enceinte palissadée.
Dans la seconde moitié du
VIIIe s., le mausolée est remplacé par une chapelle chrétienne construite avec un soin particulier : murs de pierre recouverts d'enduits peints et vitrail. L'habitat s'étend.


Vue actuelle de la Meuse (vers Ombret) depuis le sommet du Thiers d'Olne, en bordure des fouilles. Coll.BMG

Ce complexe aristocratique est l'objet d'une transformation importante dans le courant du
IXe s. Il comprend alors une église et un vaste édifice seigneurial carolingien avec domus, camerae, porches, cellier, étable ou écurie, etc., implanté à une vingtaine de mètres de distance de l'église, relié à elle par un mur limitant une cour intérieure.
Ce centre domanial dut être abandonné - sans traces des destruction violente - aux environs de l'
an mil au profit d'un autre site de hauteur, le rocher d'Engihoul (à Clermont-sous-Huy).

Hermalle-sous-Huy fut le siège de l'
une des plus anciennes seigneuries de la vallée de la Meuse relevant d'une cour féodale et censale dès le Moyen âge et jusqu'au XVIIIe s. ; l'histoire du bourg se confond donc avec celle de son château et de ses seigneurs...

Au
XIIe s., le centre actuel d'Hermalle-sous-Huy possède un donjon entouré de fossés, de murs d'enceinte et de tours, dont l'une subsiste toujours.
En 1131, Giselbert d'Esch (fils de la comtesse Ermengarde de Clermont) réside à Hermalle; ses descendants en ligne directe sont Renard de Hermalle, Henri de Hermalle, puis Ruxela qui épouse Thomas de Warfusée dit de Hermalle (petit-fils de Libert Suréal de Donmartin); leur fils aîné, Henri, donnera naissance à Louis de Hermalle, père de Henri II de Hermalle, maréchal de l'évêché de Liège et chef du parti des Waroux, connu pour ses exploits dans la guerre des Awans et des Waroux qui dévaste la contrée pendant 40 ans et entraîne la destruction du château en 1315.
A peine reconstruit, le château est redétruit en 1346.
Le domaine, au fil du temps, passe - par mariages ou acquisitions - à différentes familles : de Lummen (par le mariage d'Alix, fille de Henri II), de Salme, de Horion, de Rougrave, de Goisbeck, de Berlo...
Au Moyen âge, la population est taillable et corvéable à merci;
au
XIIIe s., elle subit la famine ; de même au XVe, où la peste règne de Huy à Liège.

Au
XVIe s., Lucas I Van Valckenborgh nous livre l'image plaisante d'une fête à Hermalle, gros bourg avec maisons en colombages et torchis près de l'église et sur la colline :


"Fête paysanne" (détail), Musée Royal des Beaux-Arts, Copenhague

Au XVIIe s., le Comte d'Ursel fait rénover et agrandir le château, , en moellons de grès, calcaire et briques, à 2 tours cylindriques à trois niveaux et 2 carrées, disposé en fer à cheval autour d'une cour d'honneur - à laquelle on accède par le porche de la ferme castrale contiguë, millésimée 1642 - et défendu par un fossé rempli d'eau.
La configuration actuelle du village se dessine avec des bâtiments couverts d'ardoises, dont les encadrements ( baies), les chaînages et les soubassements sont souvent en calcaire de Meuse, les murs extérieurs étant réalisés en briques à partir de l’argile et du limon régionaux, les murs intérieurs en colombage et briques :
- La cense Cassal, dite Ferme aux Deux Tours, est bâtie en 1610 autour d'un noyau des XVe ou XVIe s.
- La maison vicariale date de 1610.
- La ferme Dacosse, érigée en 1630, sera habitée jusqu'à la fin du XXe s. par la même famille.
- A l'extrémité du village, on édifie un ensemble de bâtiments, aujourd'hui connus et classés sous le nom de maison de la Héna. Ce domaine dépendait de l'Abbaye de Flône, sise de l'autre côté de la Meuse, fondée vers 1092 par des chanoines de l'ordre de saint Augustin qui exploiteront un riche domaine foncier au moyen de fermes cultivées par des frères convers, comme celle de Hottine.
Comme au Moyen âge, la majorité des villageois est pauvre; certains habitent une chaumière en colombage et torchis, cultivent un lopin de terre pour eux-mêmes et sont employés par les grandes fermes en saison. D’autres n’ont que le travail saisonnier et le petit artisanat. La situation empire lors des guerres de Louis XIV, l'armée française réquisionnant rations et fourrages (1693).

Au
XVIIIe s., le château, son parc et son jardin fruitier sont dans toute leur splendeur. Ils appartiennent à la famille de Moreau.
Saumery en fait l'éloge dans le premier tome des "Délices du Pays de Liège" paru en 1738; Remacle Le Loup le représente dans l'une de ses gravures :


Le début de ce siècle voit la reconstruction de la ferme de Hottine, au pied du Thiers d'Olne, et la construction de la maison natale de Jean-Gilles Jacob au chevet de l'église Saint-Martin; la décoration intérieure de cet immeuble sera renouvelée par ce maître-maçon en 1753, à l'occasion de son mariage, et présente des peintures murales uniques en Europe.
Le plafond du bureau est orné de stucs avec médaillon portant équerre, compas, règle coulissante, truelle, marteau d'épinceur, fil à plomb, et un chronogramme (ci-contre). Le décor, aux instruments de la profession de maître-maçon, représente les activités des quatre métiers de la construction : charpentier, maçon, "bricqteur" et tailleur de pierres.
Autres oeuvres de Jean-Gilles Jacob :
- palais abbatial de l'abbaye du Val Saint-Lambert : ensemble conventuel de conception néoclassique qui remplace, à partir de 1750, le monastère médiéval de l'Ordre de Citeaux fondé en l'an 1200 sur les bords de la Meuse.
- Ancienne église, rue des deux églises à Neupré - Rotheux
- Château de Plainevaux (Neupré-Plainevaux) : Sa construction s'étend du XVIIe au XIXe siècle avec la participation de Jean-Gilles Jacob au XVIIIe siècle.
- Église paroissiale Saint-Joseph (Sprimont/Dolembreux)
- Église paroissiale Saint-Pierre et Paul (Flémalle/Ramet)
- Pont Saint-Nicolas sur le Hoyoux
- Château de Warfusée
- Hôtel de ville de Huy


LeVlter eXtrVCtuM fVIt eX stUDio atqVe Labore

"Monsieur de Jacob" fut également arpenteur, expert juré pour la cour censale, échevin de la dite cour, tenant de l'église paroissiale et échevin d'Hermalle. On lui doit vraisemblablement un autre immeuble du village, la maison Sacré.
En 1772, Jean-Joseph Hanson, poète et écrivain, fut lui aussi échevin de Hermalle-sous-Huy, avant de devenir professeur à l'Académie de peinture, de sculpture et de gravure fondée à Liège par le prince-évêque Velbrück, d'être agréé comme peintre héraldiste de la Ville de Liège et comme peintre officiel de la cathédrale Saint-Lambert.
La fin du siècle connaît les aléas de la révolution française (les villageois durent réquisitionner les grains pour ne pas mourir de faim) et ses conséquences qui concerneront davantage les ordres religieux (comme celui des chanoines de Flône) que la noblesse qui gardera ses châteaux et ses propriétés; elle perdra cependant le droit sur les passages d'eau.

Au
XIXe s., la propriété seigneuriale, qui a appartenu à la famille de Louvrex puis au baron de Warzée d'Hermalle, est vendue au baron Charles de Potesta (en 1853) qui installe dans la drève et dans le parc des arbres rares alors : séquoias, tulipier de Virginie... et fait édifier la "Tour Malakoff" en bord de Meuse. Cet ouvrage sera démoli en 1938 lors de la canalisation du fleuve.
L’habitat traditionnel des petites gens disparaît au profit d'habitations plus confortables, en briques et calcaire, construites le long de la chaussée principale (actuelle chaussée F. Terwagne).
Maçons et charpentiers sont les professions les mieux représentées à Hermalle.
La culture de la betterave se développe vers le milieu du siècle et certaines exploitations, comme la Ferme castrale, engageront des saisonniers "étrangers" (Polonais ou Flamands).
De 1880 à 1895, l’arrivée massive de blés américains provoque une grave crise qui oblige nombre de petits agriculteurs de la région à chercher des ressources dans l'industrie voire même à s'engager dans les campagnes de briqueterie à l'étranger ; femmes et enfants assument alors la charge des petites exploitations.

Le
XXe s., est marqué par le malheur :
En janvier 1926, suite à des pluies torrentielles, la Meuse déborde et inonde complètement le quartier Chaumont; on sauvera les villageois mais pas la totalité du bétail.
Les deux Guerres mondiales amènent comme partout leur lot de souffrance. Deux dalles commémorent la mémoire des héros villageois, (une sur le côté de l'ancienne maison communale - rue Wérihet, l'autre sur le flanc sud de l'église Saint-Martin - place des Combattants), une troisième sur le mur d'enceinte du château - chaussée F. Terwagne, rappelle le décès d'un résistant abattu par l'occupant allemand alors qu'il tentait d'échapper à la fouille de la Ferme castrale où il était réfugié. Fait peu connu (qu'attestent les archives de la Bibliothèque de la Gourmandise), le rexiste Léon Degrelle fut l'invité de la famille de Potesta avant la guerre.
Dans les années '70, l'activité agricole générée par le château s'arrête; aucun projet de rentabilisation des bâtiments (transformation en centre de détente et de loisirs ou en maison de repos...) n'aboutit. Les descendants de Monsieur de Potesta cèdent peu à peu leurs biens, terres et immeubles, et le château, aujourd'hui séparé de sa ferme castrale, n'est plus propriété d'aucune famille noble.
L'espace bâti s'accroît de part et d'autre du centre ancien, tout au long de la chaussée principale, et grignote peu à peu le contrefort du plateau condruzien en direction de Clermont-sous-Huy, sans trop de cohésion quant aux matériaux, plans et types de bâtiment.
La population a trouvé emploi dans l'industrie et les services. L'agriculteur est devenu une minorité.

Le 1er janvier 1977, Hermalle-sous-Huy "disparaît" sur le plan administratif : la fusion des communes décidée par le gouvernement belge réduit son territoire (la partie située sur la rive droite de la Meuse passe à la commune de Saint-Georges sur Meuse) et l'englobe dans l'entité d'Engis avec l'ancienne commune de Clermont-sous-Huy et une partie de Ehein.
Le village d'Engis, où se trouve centralisée l'administration, est situé sur la rive droite, à 4 km en aval; il n'y a pas de moyen de transport direct entre les 2 villages; le préfixe téléphonique est différent (donc le tarif plus élevé) et, surtout, les villageois n'ont ni la même mentalité, ni la même culture que ceux d'Hermalle. Pendant plus de 20 ans, les Hermalliens se sentiront frustrés et quelque peu négligés. Leurs anciennes archives officielles ne sont plus accessibles pour diverses raisons ; ils ont parfois l'impression que leur passé leur échappe.
En ce mois de janvier 2004, malgré de nombreux efforts - du Centre culturel notamment -, l'intégration des deux populations n'est toujours pas réalisée. Malgré plusieurs demandes depuis 10 ans, il n'existe pas encore à Engis de signalisation routière qui indique Hermalle et les automobilistes qui ne connaissent pas la région peuvent facilement tourner en rond pendant 20 kilomètres pour trouver Hermalle si par malheur ils se sont d'abord rendus à Engis...


Folklore :

La tradition orale rapporte qu'au Moyen âge, un manant reconnu coupable d'un grave délit, fut condamné à mort par le Seigneur de Hermalle, qui avait droit de haute et basse justice. Le bourreau allait lui passer la corde au cou devant la population assemblée lorsque surgit un cavalier annonçant la grâce du condamné. Le Seigneur lui-même vint préciser qu'il pardonnait en raison d'un heureux événement qui venait de se produire au château, et qu'il y aurait fête le dimanche suivant pour en remercier Dieu. Il ajouta qu'en souvenir de ce jour, les festivités se répéteraient d'année en année, le dimanche qui suivrait le 16 juillet.
Légende ? Crédible toutefois, puisque Hermalle eut sa Cour de Justice...
Quoi qu'il en soit, la Fête du Grand Pardon d'Hermalle respecte la tradition et se tient le week-end qui suit le 16 juillet...Voyez l'agenda !

Orientation bibliographique :


Saumery, le château de Hermal in Les Délices du Païs de Liège, Liège, 1738
Pety de Thozee (Jules), Le fief de Cassal à Hermalle-sous-Huy, in Chronique archéologique du pays de Liège, 1910
Collectif, Hermalle-sous-Huy in Les Sites mosans de Lucas I et Martin I Van Valckenborgh, Ed. Sté royale des Beaux-Arts de Liège, Liège, 1954
Lemeunier (A.), La Maison de Jean-Gille Jacob in La Maison d'Hier et d'Aujourd'hui, Ed. Association royale des Demeures historiques de Belgique, 1974
Bolly (J-J.), Hermalle-sous-Huy in Répertoire photographique du mobilier des sanctuaires de Belgique - Province de Liège canton de Huy I, Ministère de la culture française, Bruxelles, 1975
Collectif, Hermalle-sous-Huy - Monographie, Ed. Asbl Foyer culturel d'Hermalle-sous-Huy, 1981
Collectif, Hermalle-sous-Huy in Le Patrimoine monumental de la Belgique, Ed. Pierre Mardaga, Liège, 1992, T. 16/1, pp. 355-372
[Hanot (Nicole)], Hermalle-sous-Huy Village des Antiquités, de la Brocante et des Arts - Circuit du Patrimoine, Ed. Hermalle-sous-Huy VAP, Engis, 1994
Collectif, Hermalle-sous-Huy in Bulletins du Cercle Archéologique Hesbaye-Condroz asbl, Amay
Flagothier (Jean), Hermalle-sous-Huy in Si Clermont était conté..., Ed. Jean Flagothier, 1995
Verstraeten (Jacques), Moreau (Claire) et Charles-Xavier Ménage, la Ferme castrale d'Hermalle-sous-Huy in Le Patrimoine rural du Pays d'Amay, Ed. Ministère de la Région wallonne, 1996
Lemonnier (Arlette) & Cl. Marlaire, le Pont de Hermalle-sous-Huy - la Ferme castrale d'Hermalle-sous-Huy in Ponts d'hier et d'aujourd'hui - Le Pays hutois, Ed. MET, 1999
Baar (Armand), Hermalle-sous-Huy in A propos des bouteilles armoriées liégeoises, Liège, Imp. centrale, s.d.

Remerciements :
Nos remerciements à l'asbl Cercle archéologique Hesbaye-Condroz et, surtout, à Virginie Delvaux et Paul Renoir , Georges Plumier , Emile Desmet, Jules Feron, Léon Verdin, Cyrille Meunier, Patrick Hoyoux et Jacques Berten pour les documents qu'ils ont bien voulu nous offrir ou nous prêter, et pour les souvenirs qu'ils nous ont confiés.

Etant donné la disparition d'une grande partie des archives communales dans les années 1980, nous n'aurions pu, sans leur aide, reconstituer certains éléments de l'histoire récente du village.

Il va de soi que nous sommes toujours à la recherche de documents anciens sur Hermalle. Contact : info@hermalle-sous-huy.be.


 



 Asbl Syndicat d'Initiative de Hèrmåle-dizos-Hu (La Rawète)
divins li Ferme Castrale de Hèrmåle-dizos-Hu

province di Lîdge, inte Lîdge èt Hu, payis walon, Belgique