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Oratoire... et légende locale

Le socle de la chapelle

Dans le bois, au lieu dit Combiè-Mostî, le sentier passe sous le socle d'un édifice en ruine. Ce socle en grosses pierres calcaire, non équarries, imitant un rocher, porte une construction néo-gothique, qu'édifièrent, vers 1840, le comte Amédée de la Rousselière et Denis Deflandre, chef-garde du domaine. On était alors en pleine période romantique.

Les contemporains de l'ouvrage une fois disparus, une légende locale assimila la ruine de l'édifice à celle d'un ancien monastère …

En réalité, la structure des murs encore debout et un ancien croquis, révèlent une bâtisse dotée d'une pièce principale quasi rectangulaire (intérieur : 8m de long x un maximum de 3m05 de large) percée de fenêtres ogivales - la chapelle -, d'une tourelle (diamètre interne : 1m50, mur de 0m75 d'épaisseur) et d'une annexe latérale. Tous ces éléments étaient construits en moellons de grès, doublés en ce qui concerne la chapelle d'un mur interne en briques.

La structure même de l'édifice est peut-être symbolique. Un sentier assez raide donne en effet accès à une petite pièce obscure, une sorte de cave (4m30 x 1m75 environ) sous la chapelle. Dans un recoin de cet espace, un passage étroit permet de s'engager dans l'escalier en colimaçon de la tourelle et d'aboutir enfin à la lumière de la chapelle.

Dans les murs de cet édifice, les restes d'un tuyau de fonte suggèrent par ailleurs la trace d'une fontaine qu'évoqua, en 1853, un certain Grandgagnage dans "La légende de la tour de Fayenbois" :

Il fit sortir un filet d'eau bien claire
Qui jaillit vers le ciel, et replié soudain,
Retombe en humide poussière
Sur les flancs décharnés du rocher solitaire.

Aujourd'hui, cet ensemble en ruine n'est pas dépourvu de danger; des pierres menaçant de s'effondrer.