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Les différents milieux

Les différents sols du domaine

Carte des différents sols

Les sols du plateau sont le plus souvent limoneux et assez secs. Les pentes, par contre, présentent des sols limono-caillouteux plus ou moins chargés de débris de schiste et de grès. Dans le fond des vallées, on trouve des dépôts limoneux et parfois limono-caillouteux entraînés par ruissellement. A part les fonds des dépressions, les sols un peu plus humides se rencontrent sur les flancs Est et Sud Est des vallées.

Les milieux forestiers

Le domaine ne comporte pas de milieux tout à fait naturels. Si le relief est en grande partie l'oeuvre de la nature, les bois portent l'empreinte de l'homme, qui a planté une partie des arbres et qui a géré le domaine. Son aspect actuel n'est plus celui du XIXe siècle, ni celui du XVIIe.

Certains secteurs boisés reprennent une végétation, plus proche des milieux naturels. On trouve ainsi sur certains sols limoneux ou limono-caillouteux des fragments de chênaies à luzule des bois. Dans les fonds plus humides, les érables sont nombreux. Ils pourraient engendrer une érablière de ravin.

Par endroits, en revanche, on rencontre quelques marronniers d'Inde, une espèce exotique très à la mode sous Napoléon III. Les sous-bois dans ces secteurs ombrageux sont fort dénudés.

Lors de la vente du domaine, beaucoup de vieux arbres ont fini sous la cognée. Mais certains d'entre eux ont cependant été épargnés : on trouve ainsi encore quelques gros chênes et quelques hêtres de belle taille. Tous ces arbres offrent de nombreuses cavités aux oiseaux cavernicoles et sans doute aussi à quelques chauves-souris.

Les remplaçants des arbres abattus sont encore relativement jeunes. Ils forment une futaie avec un taillis qui commence à se développer et à se structurer.

>> Oiseaux du domaine (galerie photos)

Les plantations récentes

Plantation de hêtres

Dans sa partie nord, le domaine comporte deux petites plantations de feuillus : une de hêtres Fagus sylvatica, réalisée en 1987-88 et, au fond d'un vallon, une autre de frênes Fraxinus excelsior datant de 1994. La plantation de hêtres est encore dépourvue de sous-bois. Les arbres, d'une même classe d'âge, y sont plantés en rangs serrés comme dans une forêt de production, ce qui, dans un site classé, paraît discutable. D'autres modes de régénération de la forêt existent en effet. En Haute-Ardenne, dans la forêt du Rurbusch par exemple, l'ingénieur de la DNF a obtenu de bons résultats en laissant faire la nature à l'intérieur de parcelles clôturées. Ceci dans le but de soustraire les jeunes plants à l'abroutissement des cervidés. A Fayenbois, ce problème ne se pose pas, mais des clôtures seraient sans doute nécessaires pour empêcher que les humains ne piétinent certaines surfaces. Ce qu'ils n'ont déjà que trop tendance à faire.

Le ruisseau

Dans le principal vallon du domaine, s'écoule - surtout par temps de pluie - le ru du Fond du Bois, qui se dénomme en aval, le ruisseau du Coreu. Il se jette dans le ruisseau de Fléron.

Mares

Au XIXe siècle, lors de l'aménagement du bois, le baron de la Rousselière avait placé des digues à plusieurs endroits dans le fond du vallon. Le ruisseau était ainsi ponctué d'un chapelet d'étangs. Au fil des années, les sédiments ont comblé la plupart de ces pièces d'eau, et des digues se sont aussi fissurées. A la fin du XXe siècle, une digue a cependant été restaurée et une mare a ainsi été maintenue dans un but didactique et comme site de reproduction pour les batraciens.

>> Faune aquatique (galerie photos)