Avant que le soleil ne se lève...

Demain, je partirai

Avant que le soleil ne se lève.

Le sac au dos.

L'âme conquérante.

A la recherche d'un trésor.

J'escaladerai les montagnes,

Pour y cueillir avec les yeux des Edelweiss.

Je plongerai dans les eaux chaudes,

Et je nagerai avec les poissons multicolores.

Je galoperai dans la savane avec les antilopes,

Laissant derrière moi un nuage de poussière.

Je grimperai au sommet des arbres du Grand Nord Canadien,

Pour approcher de plus près les étoiles.

Je traverserai les déserts avec les touaregs.

Avant d'en revenir chez moi,

Je passerai par la Laponie pour caresser les rennes du Père Noël.

Et quand enfin,

Repus de tant de beauté,

Je prendrai le chemin du retour.

Ce sera pour découvrir ce trèsor tant convoité.

Au fond de mon jardin...

Juste après que le jour se soit levé...



Copyright duterte 2001

Tes grands yeux noirs

Lorsqu'il n'y a pas assez de minutes dans une journée

Pour faire tout ce que je voudrais réaliser

Et que je m'agite dans tous les sens

Voulant brasser mille tâches à la fois

Soudain, j'aperçois tes grands yeux noirs

Qui me fixent avec obstination.

Je sens une bouffée de bonheur monter en moi

Toi qui ne comprend pas la raison de toute cette agitation

Et qui pourtant la respecte

Alors que le soleil brille

Et que tu serais mille fois mieux dehors

Tu te contentes de me regarder

Et cela suffit à ton bonheur

Alors pour moi aussi le temps cesse de compter

Et à toi qui ne réclame rien

Je t'offre ma liberté retrouvée

Remettons au lendemain ces tâches somme toute futiles

Profitons du moment présent

La vie nous appartient

A toi mon chien, qui m'a aimé au premier regard

Je t'offre ces quelques mots qui mit bout à bout

Forment un petit poême sans prétention

Mais qui veut dire tout mon amour pour toi

Copyright duterte 2001

Le vent d'automne

Ce matin, le vent a brisé les dernières attaches qui me reliaient au passé.

Portée par le brise d'octobre,

Je me souviens du jour de ma naissance, pas encore si éloigné...

Où légèrement engourdie je me dépliais sous les derniers frimas d'avril.

Je me souviens aussi des longues journées de juillet,

Où sous la chaleur accablante,

Je restais des heures immobile,

Faisant de l'ombre aux autres sans que ceux-ci m'en porte grief.

Puis vint le mois de septembre, brunie par le soleil mais encore verte en mon coeur.

Sous la pluie caressante, je regardais les oiseaux se préparer au grand départ.

Enfin, il y eût ce matin d'octobre...

Désormais mes souvenirs ne me servent plus à rien!

Poussée par le vent, je m'en vais vers une contrée inconnue.

Mémoires d'une feuille, automne 2000

Copyright duterte 2001