Le
centre historique de Liège, c'est la place Saint-Lambert.
Ci-dessous, une vue obtenue grâce à
Live
Search Maps de Microsoft :
Vue
personnelle prise depuis le dernier étage de la Cité
administrative :
Cet
endroit, autrefois, n'est qu'une petite île verdoyante au milieu
des méandres capricieux de la Meuse. Des fouilles archéologiques
y attestent l'existence d'un site préhistorique, puis d'une
villa romaine, et enfin d'un hameau à l'époque franque,
au tout début du Moyen Âge (voir
cette
page consacrée à l'histoire de Liège).
Cliquez
ICI
pour découvrir, en popup, davantage de renseignements
sur les fouilles archéologiques effectuées depuis
un siècle dans le sous-sol de la place Saint-Lambert.
C'est
dans ce hameau, au
cours d'une mission d'évangélisation dans son diocèse,
que l'évêque Lambert, du diocèse de Tongres-Maastricht,
est assassiné en septembre 705 par les hommes de main
d'un seigneur rival.
Le
martyre de saint Lambert représenté sur un panneau
peint du XVème siècle
Son
successeur, l'évêque Hubert, fait édifier
un sanctuaire sur le lieu du drame, pour y recevoir les reliques
du martyr. Le site devient un lieu de pélerinage, et
la bourgade se développe si rapidement qu'en 720, le
siège du diocèse y est transféré
: la ville de Liège est née.
À
la fin du Xème siècle,
l'évêque Notger reçoit de tels pouvoirs
temporels de l'empereur germanique Otton II que Liège
devient la capitale d'une principauté épiscopale
qui va perdurer jusqu'à la fin du XVIIIème.
Un
proverbe exprime l'importance du rôle que ce personnage
a joué dans le développement de la ville : «
Liège, tu dois Notger au Christ et le reste à
Notger ».
Notger,
moine originaire de la Souabe germanique et apparenté
à l’archevêque de Cologne.
Notger
fait bâtir un palais épiscopal et une cathédrale
à l'emplacement de l'actuelle place Saint-Lambert. C'est
lui aussi qui entoure la cité de remparts.
Dédiée
à Saint-Lambert, l'église est consacrée
en 1015. Une crypte recueille les reliques du martyr.
Maquette
de la cathédrale romane de l'époque notgérienne,
réalisée par Gustave Rubl-Hauzeur (1856-1929)
La
reconstitution ci-dessus présente
les bâtiments du culte, mais aussi le cloître où
séjourne la communauté des chanoines qui assistent l'évêque
dans l'administration du diocèse.
Dans
la nuit du 28 au 29 avril 1185, un incendie se déclare
dans l'une des maisons accolées au cloître. Il
se propage rapidement et dévaste le coeur historique
de la cité, détruisant une grande partie du
complexe religieux et endommageant même le palais.
Place Saint-Lambert, sur le mur à droite de l'Archéoforum,
figure une ligne du temps résumant les grandes périodes
de la
cathédrale.
On
commence immédiatement à reconstruire la cathédrale,
dans le style gothique du temps. En 1189, l'avancement des travaux
est suffisant pour que l'archevêque de Cologne se déplace
pour venir consacrer l'édifice. En 1197, les reliques de saint
Lambert, mises à l'abri lors de l'incendie, réintègrent
les lieux. Mais désormais, le chantier va s'éterniser
par manque d'argent. Des processions sont organisées dans tout
le diocèse pour récolter des fonds, et le pape Innocent
IV, au XIIIème siècle, accorde même des indulgences
à tous ceux qui contribuent au financement des travaux !
En
1391, commence l'édification (à l'emplacement de l'actuel
espace Tivoli) d'une tour de 134 mètres, dont le clocher culmine
à la même altitude que la colline de Sainte-Walburge.
Un veilleur, chaque nuit, s'en sert comme poste d'observation pour
repérer le moindre départ de feu.
Au
XVème siècle, la cathédrale apparaît comme
une splendeur de l'art gothique, comparable en dimensions à
Notre-Dame de Paris. En 1468, elle échappera à l'incendie
de la ville ordonné par le duc de Bourgogne Charles le Téméraire.
Le
site de l'actuelle place Saint-Lambert au XVIème siècle.
En
1979 (André DRÈZE, 100 vues aériennes d'une
ville millénaire).
Voici une représentation de la cathédrale et du
palais épiscopal à la fin du XVIIIème siècle
:
Le
palais des princes-évêques et la cathédrale
Saint-Lambert (gravure de 1734).
Le
même endroit en 2005.
La
cathédrale au XVIIIème siècle, vue du palais.
Le
même perspective en 2007.
La
gravure ci-dessus à gauche nous montre la place du Vieux Marché,
qui séparait autrefois le palais et la cathédrale. Cette
esplanade complétait la place du Marché dans sa vocation
marchande, la plupart des immeubles servant au commerce. Au Moyen
Âge, c'est là aussi qu'avaient lieu les tournois, les
concours de tirs à l'arc, les duels judiciaires, les spectacles
d'acrobates ou ménestrels...
*
* * * *
Les
multiples péripéties de la révolution liégeoise
(1789-1794) aboutissent à la fin de la principauté de
Liège et à son incorporation, en 1795, à la république
française.
La
destruction de la cathédrale Saint-Lambert débute dès
1794, les révolutionnaires voyant en elle le
« repaire du tyran mitré », le symbole de la puissance
abusive de l'ancien régime.
Ruinesde la cathédrale Saint-Lambert (aquarelle de 1815).
Echafaudage
entoilé (2001) censé représenter le choeur
de l'ancienne cathédrale.
Les
pylones métalliques implantés place Saint-Lambert
symbolisent les colonnes
intérieures de l'ancienne cathédrale
Sur
ce tableau représentant Napoléon Bonaparte premier
consul ( Ingres, 1804), on aperçoit les coteaux de la
citadelle et une partie de la cathédrale Saint-Lambert
(en réalité, déjà en ruines à
cette époque).
Cette
inscription « LOIX PUBLIEES DANS LE DEPARTEMENT DE L'OURTE
», sur la façade du palais des princes-évêques,
rappelle l'appartenance de Liège à la France
de 1795 à 1815.
Le
plan ci-dessous a été dressé sous le régime
français ; il représente les alentours des ruines de
la cathédrale. Promenez dessus le curseur de la souris pour
comparer le site avec ce qu'il est devenu :
Photo
de 1970 : l'étroite rue Sainte-Ursule (trait rouge) sépare
la façade droite du palais d'un pâté d'immeubles.
Photo
de 2008 : la rue Sainte-Ursule, pourtant toujours signalée
sur les cartes routières, fait partie de l'espace vide
Tivoli.
*
* * * *
Du
XIème au début du XIXème siècle, la place
n'a donc pas existé réellement, puisque cet endroit
a été occupé par diverses cathédrales
successivement détruites, reconstruites et agrandies.
Sous
le régime français, l'espace
encombré de ruines porte un moment le nom de place Napoléon
le Grand. Il est déblayé en 1827, sous le régime
hollandais, et c'est en 1829, un an avant l'indépendance de
la Belgique, qu'une place publique est officiellement aménagée
sous le nom de place Saint-Lambert.
Dans
la seconde moitié du XIXème siècle, l'endroit
se met à connaître un trafic important grâce à
l'ouverture de la rue Léopold (associée à la
construction d'un nouveau pont des Arches) et à la circulation
des premiers tramways.
Le
percement de la rue Léopold dès 1876, baptisée
ainsi pour rendre hommage au fondateur de la dysnatie royale
belge (Léopold 1er de Saxe Cobourg Gotha, au pouvoir
de 1831 à 1865).
La
rue Léopold en septembre 2003. Jadis bourgeoise, elle
est devenue une artère très cosmopolite, avec
de nombreux bâtiments délabrés. Récemment,
une partie de la rue a été détruite pour
aménager une gare des bus.
Les
trams à traction chevaline en 1899.
Les
bus en 2007.
Les
trams électriques vers 1905.
Les
bus et cars en 1971.
SÉRIE
1 : le palais des princes-évêques.
Depuis
que Liège est devenue au VIIIème siècle le siège
d'un diocèse, il est logique qu'une résidence épicopale
ait existé sur le site de l'actuelle place Saint-Lambert, près
de l'endroit où a été assassiné l'évêque
martyr à l'origine de la fondation de la ville. On parle déjà
d'un palais sous le règne de l'évêque Hartgar
(840-855), mais on ignore tout de l'aspect que devait présenter
cette construction, détruite vraisemblablement par les Normands
en 881.
L'évêque
Éracle (959-971) se rappelle que c'est la Meuse, au siècle
précédent, qui a amené les envahisseurs normands.
Cette Meuse dont les crues, régulièrement, inondent
les îlots de la cité. Les hauteurs du « publicus
mons » (la « montagne publique », aujourd'hui le
« Publémont »), colline occidentale de la ville,
lui paraissent un site « abrupt et rassurant ». C'est
là qu'il rêve d'installer son palais et une cathédrale
dédiée à saint Lambert.
Le rêve d'Éracle tel qu'imaginé dans
la bande dessinée « Pays de Liège, vie
d’une Église » (DUSART/VINK, ISCP-CDD,
Lg 1984).
L'église
dont Éracle ordonne la construction sur le Publémont,
en 965, ne deviendra pas la cathédrale de Liège,
mais la basilique Saint-Martin.
Notger
(972-1008), contrairement à son prédécesseur,
veut faire battre le coeur de la cité dans la vallée,
à l'emplacement de l'actuelle place Saint-Lambert . Il y fait
construire une cathédrale (cf. plus haut)
et un palais digne de son rang de prince-évêque, à
la fois forteresse, résidence et siège administratif.
Le bâtiment est probablement construit en colombage, sur un
niveau de pierre.
Ce
palais notgérien, considérablement agrandi sous le règne
de Henri de Leez, subit d'importants dommages lors de l'incendie qui
ravage la cathédrale et ses alentours en 1185. La restauration
des lieux se prolonge jusqu'à l'époque de Hugues de
Pierrepont (1200-1229). L'ensemble comporte trois cours, la première
flanquée de tours.
L'occupation
bourguignonne de 1467 à 1477, puis la guerre civile qui déchire
la cité de 1482 à 1492 (à la suite de l'assassinat
du prince-évêque Louis de Bourbon par Guillaume de la
Marck, le « sanglier des Ardennes »), ont fortement détérioré
la résidence épiscopale, qui tombe véritablement
en ruines. Comble de malheur, un incendie éclate en novembre
1505.
C'est
le prince-évêque Erard de la Marck (1505-1538)
qui entame la reconstruction du palais, chantier qui va durer
de 1526 à 1536. Le plan rappelle un peu celui du château
de Romorantin dessiné par Léonard de Vinci pour
François 1er (dessin ci-contre), et l'influence italienne
est incontestable.
L'œuvre
d’Erard de la Marck est poursuivie par ses successeurs. En 1615,
le chroniqueur
tournaisien Philippe de Hurges, grand voyageur de passage à
Liège, n'hésitera pas écrire que « la nouvelle
demeure est plus accomplye que n'est le Louvre et que ne sont les
Tuileries » !
Au XVIIème
siècle pourtant, exemple donné par Ernest de Bavière
dès la fin de son règne (1581-1612), les princes-évêques
délaissent de plus en plus le siège épiscopal
en faveur de leurs résidences allemandes, et le bâtiment,
ainsi que ses cours et jardins, « livrés à l'abandon,
présentent un aspect triste et lamentable».
Le XVIIème
siècle est aussi marqué par l'opposition entre les Chiroux,
partisans du renforcement du pouvoir princier, et les Grignoux, partisans
de libertés communales accrues. À plusieurs reprises,
les affrontements entre ces deux clans proquent des mises à
sac à l'intérieur du palais épicopal.
En
mars 1734, un violent incendie ravage la façade sud du palais
et des habitations qui lui sont contiguës. Le prince-évêque
Georges-Louis de Berghes, soucieux de rendre sa grandeur au pays de
Liège, confie la restauration du bâtiment à l'architecte
bruxellois Jean-André Anneessens.
La
façade de style Louis XIV-Régence, imaginée
par Anneessens, est toujours celle que présente le
palais du côté de la place Saint-Lambert.
Ce
sont les armoiries du prince-évêque Georges-Louis
de Berghes qui surmontent l'entrée de la première
cour du palais
À
la suite de la révolution liégeoise et de l'intégration
de la principauté de Liège à la France, le palais
subit pillages et dégradations. Il subsiste néanmoins
(contrairement à la cathédrale Saint-Lambert), et les
régimes français puis hollandais le réquisitionnent
pour abriter leur administration.
Ce tableau peint en 1878 par Charles Soubre (musée
de l'Art wallon Liège) montre l'avocat liégeois
Charles Rogier et les volontaires qui se joignent à
lui, dans le cadre de la révolution belge de 1830,
pour aller combattre à Bruxelles contre les Hollandais.
La scène se déroule dans la cour du palais des
princes-évêques, pour insister sur l'origine
de ces patriotes.
Après
1830, la Belgique devenue indépendante, le bâtiment
est affecté aux services de la justice.
La
façade méridionale du palais de justice vers 1830
et en 2003 :
La
première cour du palais dans les années 1830,
siège d'un marché quotidien.
Le
même endroit en 2006, avec un parking réservé
aux instances officielles.
Les
marchands de draps
en 1833.
Les
préparatifs des fêtes de Wallonie en septembre
2003.
En
1912.
En
2008.
Les
60 colonnes de la première cour, remontant au XVIème
siècle, sont ornées de décors exubérants,
tous différents !
Ces
colonnes ont nécessité d'importantes réparations
dans la seconde moitié du XXème siècle.
Des fragments originaux non réutilisés se retrouvent
dans ces reconstitutions qui ornent la cour intérieure
du domaine militaire Saint-Laurent.
*
* * * *
De
1849 à 1853 , une nouvelle aile est ajoutée
au palais, dans un style s'inspirant de l'ensemble, pour y
loger les bureaux du gouvernement provincial. Il s'agit de
la façade occidentale que l'on découvre en descendant
de Saint-Martin et du Cadran. Elle est l'oeuvre de l'architecte
Jean-Charles Delsaux.
De nombreuses sculptures, de 1879 à 1884, rehausseront
la décoration de cette nouvelle façade.
Au
tout début du XXème siècle.
En
février 2007.
SÉRIE
2 : la place Saint-Lambert en direction du palais.
En
1900.
Entre
1905 et 1914.
Carte
affranchie en 1930, mais datant des années 1920.
En
2007 depuis la verrière des galeries Saint-Lambert.
À
la charnière des années 1950 et 60.
En
2007.
Dans
les années 1950
À
la fin des
années 1960, la mode en matière d'urbanisme est de détruire,
pour remplacer par du moderne et privilégier la circulation
automobile. Des quartiers entiers sont défigurés, et
la place Saint-Lambert n'échappe à cette frénésie.
Dès
le milieu des années 1970, la place et ses environs sont saccagés,
les bulldozers et pelleteuses se lançant à l'assaut
de divers endroits chers aux Liégeois. Puis les désaccords
politiques et les projets successifs, les problèmes financiers,
les mécontentements populaires, vont entraîner, pendant
près de trois décennies, ce qu'on a surnommé
« la saga du trou béant » de la place Saint-Lambert.
Au
milieu des années 1970.
En
1982.
Cette
photo aérienne de 1979 (André DRÈZE, 100
vues aériennes d'une ville millénaire) montre
suffisamment l'ampleur du ravage.
SÉRIE
3 : du côté de l'ancien théâtre
du Gymnase.
Sur
la carte postale ci-contre, du début du XXème
siècle, le cercle entoure le théâtre du
Gymnase, qui a marqué la vue culturelle liégeoise
de 1868 à 1975.
En
1904.
Au
milieu des années 1970.
Au
tout début du XXème siècle. Les passants
sont fascinés par le charmeur de pigeons !
Fin
juillet 2008. C'est le ministre Michel Daerden qui attire l'attention
en participant à une émission TV dans la cadre
du « Beau vélo de Ravel ».
Dans
les années 1950.
En
2007.
Dans
les années 1960 et 1970
Le
théâtre du Gymnase et ses alentours ne survivront pas
aux démolitions de la fin des années 1970. L'endroit
restera un chancre urbain pendant près de trente ans !
Le
théâtre du Gymnase vit ses derniers moments dès
1975.
Le
chancre urbain en 2004.
Octobre
2006. Commencé en septembre 2005, le chantier de l'extension
du palais de justice progresse considérablement. Consultez
les rubriques « Gare
du Palais » et « Pierreuse
» pour davantage de renseignements à ce sujet.
En
mars 2007.
En
août 2008.
SÉRIE
4 : la place du côté de l'ancien Grand Bazar.
C'est
en 1884 qu'Auguste Thiriart acquiert le bâtiment de la banque
Dubois de Mélotte de Noirdans. Il réaménage les
lieux, faisant notamment construire, sur l'avant-cour, une façade
métallique vitrée à l'étage et surmontée
d'un fronton qui porte ses initiales. En 1885, il y ouvre le premier
grand magasin de la place, et comme on y vend de tout, il l'appelle
le « Grand Bazar ».
La
banque Dubois avant 1884.
La
façade métallique dès 1885.
En
1895.
Au
milieu des années 1970.
Le
grand Bazar vers 1900.
Les
galeries commerciales Saint-Lambert lors de l'inauguration en
septembre 2004.
De
1885 à 1900.
En
2005.
En
1900, vu le succès croissant, le commerce s'agrandit
dans l'immeuble situé à sa gauche, hôtel
particulier conçu en 1853 par l'architecte Jean-Pierre
Cluysenaer, qui s'est inspirée du palais des Procuraties
de Venise.
En
1904, alors qu'on se prépare pour l'Exposition
Internationale de 1905, la façade métallique,
ainsi que la bâtisse à sa droite, sont démolies
et reconstruites par l'architecte Arthur Snyers dans le style
néo-Renaissance vénitien de l'ensemble.
Le
Grand Bazar agrandi dans la première décennie
du XXème siècle.
La
façade, classée depuis 1985, a été
restaurée en 2003-2004, le bâtiment comprenant
des magasins au rez-de-chaussée et des lofts dans les
étages.
Le
Grand Bazar s'étend encore en 1950, du côté de
la rue Gérardrie, mais cette fois, c'est le modernisme qui
prévaut.
Le
Grand Bazar dans les années 1930.
Le
Grand Bazar en 1950.
Le
Grand Bazar du temps de sa plendeur dans les années 1950-60.
2003
: seule la façade classée subsiste pendant les
transformations du bâtiment et la construction des galeries
Saint-Lambert.
Cliquez
ICI
pour ouvrir, en popup, une galerie de photos concernant la construction
des galeries Saint-Lambert.
Au
tout début du XXème siècle.
Dans
les années 1930.
Dans
les années 1950.
Pendant
les rénovations de 2004.
À
la fin des années 1950.
Le
piétonnier en 2006.
Le
mythique Grand Bazar a fermé ses portes en juin 1977
; son enseigne a été démontée
deux ans plus tard.
SÉRIE
5 : la place vue du square Notger.
De
la fin du XIXème siècle au milieu des années
1970, un petit parc nommé le square Notger (du nom de premier
prince-évêque à la fin du XXème siècle)
a agrémenté les abords de la gare du palais et de la
façade occidentale du palais (gouvernement provincial). Cet
écrin de verdure n'a pas survécu au plan de réaménagement
qui a modifié la place Saint-Lambert et ses alentours à
la fin du XXème siècle.
Découvrez
davantage de renseignements concernant cet endroit en consultant
la page consacrée à la
gare du Palais.
Carte
postale du début du XXème siècle : le square
Notger (1), la gare du Palais (2) et le palais provincial (3).
À l'arrière-plan : la colline de Pierreuse et
les coteaux de la Citadelle.
Photo
de 2008, pendant les travaux d'extension des services de la
justice. On aperçoit encore une partie de la façade
historique du palais, mais le site de Pierreuse est masqué
par les immeubles modernes !
À
côté du square Notger, un large escalier (les degrés
Saint-Pierre) permettait aux piétons, en provenance du Publémont
(Mont Saint-Martin), de descendre place Saint-Lambert.
Les
degrés Saint-Pierre peu de temps avant leur disparition
à la fin des années 1970.
Le
même endroit en 2007.
La
place Saint-Lambert vue des degrés Saint-Pierre au tout
début du XXème siècle.
Au
milieu des années 1970.
Au
tout début du XXème siècle.
Au
début des années 1980.
Au
début du XXème siècle.
En
2003 ( avec le chapiteau de l'exposition Simenon sur l'espace
Tivoli ).
SÉRIE
6 : du côté de l'espace Tivoli.
On
appelle l'espace
Tivoli, cette aire rocailleuse qui sépare la place Saint-Lambert
de la place du Marché.
L'espace
Tivoli vu de la place Saint-Lambert.
L'espace
Tivoli vu de la place du Marché.
À
la fin du XVIIIème siècle, cet endroit est occupé
par le choeur de la cathédrale Saint-Lambert (cf.
plus haut), avec la grande tour de 134 mètres, dont la
démolition a été mise en adjudication en 1795.
Les tours reconstituées en 2000-2001 étaient en réalité
situées à l’opposé, devant l’entrée
actuelle de la cour du Palais ; elles ont été définitivement
abattues en 1803.
La
cathédrale Saint-Lambert au milieu du XVIIème
siècle (la flèche désignant la haute tour
et donc l'espace Tivoli actuel).
Dessin
de la reconstitution entoilée , en 2000-2001, de la partie
inférieure des deux tours d'entrée.
Ce
n'est pourtant pas du souvenir de l'ancienne cathédrale que
provient l'appellation « Tivoli » ! Ce nom est tout simplement
celui d'une importante brasserie-restaurant qui se trouvait là
au XXème
siècle : un établissement de luxe évoquant un
lieu de villégiature au nord-est de Rome, où la villa
d'Este est considérée comme un des plus beaux exemples
de jardins de la Renaissance.
Le café-restaurant Tivoli-Bourse (1971), au rez-de-chaussée
du bâtiment que surmonte la publicité Croix Blanche.
Les
deux îlots que l'on aperçoit sur la photo ci-contre
étaient principalement voués au secteur Horeca.
La rue qui les séparait, bien qu'étroite et
courte (la flèche), s'appelait la rue Royale. Le tout
a été rasé à la fin des années
1970, préparatoirement à la saga des «
grands travaux » de la place Saint-Lambert.
Photo
de 1979 (André DRÈZE, 100 vues aériennes
d'une ville millénaire) : des fouilles archéologiques
ont lieu sur le site de l'îlot Tivoli démoli
L'immeuble
dont on se souvient sous le nom de Tivoli a été construit
en 1828 pour abriter les locaux de la Société Militaire
(une association créée en 1822 et gérée
par une commission réunissant pour moitié des militaires
et moitié des bourgeois) ; en 1878, on l'agrémente de
balcons et d'un imposant fronton sculpté.
Sous
le timbre de cette carte postale affranchie en 1905 : la «
Maison Militaire », comme l'appellent alors les gens.
À sa droite : la rue de Bex qui mène place du
Marché (du nom de Pierre de Bex (1594-1651), Grignoux
notoire, bourgmestre décapité pour s'être
opposé au prince-évêque Maximilien de Bavière).
La
Société militaire vers 1905.
Le
Tivoli au milieu des années 1970.
Au
tout début du XXème siècle.
Un
parking au début des années 1980.
En
1913.
Le
même endroit en 2003.
En
1919, la ville de Liège rachète le bâtiment pour
y installer la Bourse du travail
et plusieurs services de l'administration communale. Ce sont aussi
les débuts, au rez-de-chaussée, de la brasserie-restaurant
baptisée le « Tivoli ».
Le
Tivoli en 1930, année du centenaire de l'indépendance
de la Belgique et de l'exposition internationale de Liège.
Le
Tivoli dans les années 1960, avec la brasserie au rez-de-chaussée
et l'office du tourisme du côté de la rue Royale.
L'espace
Tivoli en 2008, toujours en attente de son destin :
Que
va devenir le site ?
L'expérience
de la cathédrale de toile, en 2000-2001, a démontré
qu'il ne serait pas judicieux, à l'avenir, de séparer
à nouveau les places Saint-Lambert et du Marché
par un bâtiment imposant.
Les
autorités communales rêvent d'un projet architectural
novateur, à vocation touristique et culturelle, avec une nouvelle
entrée pour l'Archéoforum et un espace modulable capable
d'accueillir des activités festives ponctuelles.
En
attendant, l'endroit sert épisodiquement pour l'une ou l'autre
exposition ou manifestation folklorique, comme le village de Noêl
:
Cliquez
sur ce logo pour accéder au site officiel de l'organisation
:
SÉRIE
7 : du côté de la rue Léopold.
Au
tout début du XXème siècle.
En
1927.
Au
début du XXème siècle. Depuis 1878, le
bâtiment au coin de la rue Léopold et de la rue
de Bex s'appelle le « Drapeau belge ». Il s'agit
d'un magasin de tissus.
Dans
les années 1960. L'immeuble deviendra un Delhaize, puis
sera détruit dans les années 1980 ; il sera reconstruit
à la fin des années 1990.
En
2006.
SÉRIE
8 : du côté de l'îlot Saint-Michel.
Au
bas de l'actuel îlot Saint-Michel, existait autrefois une petite
place appelée « Verte » puis « Foch ».
Sur
cette vue vers 1905-1910, 1 = le théâtre royal
; 2 = l'hôtel Continental ;
3 = la place Verte ; 4 = Le Grand Hôtel.
Les
mêmes numéros reportés sur une vue de 2006
(obtenue à l'aide de
Live
Search Maps de Microsoft).
Les
trams dans les années 1930.
Un
trolley et un bus au début des années 1960.
Davantage
de renseignements figurent dans la page consacrée
à l'îlot
Saint-Michel.
SÉRIE
9
L'arrivée
des troupes allemandes
en mai 1940.
Le
même endroit en mars 2007.
L'arrivée
des libérateurs américains
en septembre 1944.
Le
même endroit en octobre 2003.
SÉRIE
10
Le
petit avion de la place
Saint-Lambert en 1948 (Eh oui, c'est moi !).
Le
petit avion « new look »,
avec Tchanchès et Nanèsse.
Tchantchès,
plus qu'une marionnette, est le héros emblématique
de la cité de Liège. Découvrez sa légende
en cliquant sur la photo ci-dessous :