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place Saint-Lambert est le coeur historique de Liège, avec le palais
des princes-évêques et la cathédrale Saint-Lambert.
Cet endroit, autrefois, n'est qu'une petite île verdoyante au milieu des méandres capricieux de la Meuse. Des fouilles archéologiques y attestent l'existence d'un site préhistorique, puis d'une villa romaine, et enfin d'un hameau à l'époque franque, au tout début du Moyen-Age. En 705, l'évêque Lambert, du diocèse de Tongres-Maastricht, y est assassiné par des brigands au cours d'une mission d'évangélisation dans son diocèse. Son
successeur, l'évêque Hubert, fait édifier un sanctuaire
sur le lieu du drame, pour y recevoir les reliques du martyr. Le site
devient un lieu de pélerinage, et la bourgade se développe
si rapidement qu'en 720, le siège du diocèse y est transféré:
la ville de Liège est née. Le martyre de saint Lambert représenté sur un panneau peint du XVème siècle. Le palais des princes-évêques et la cathédrale Saint-Lambert (gravure coloriséedu XVIIIème siècle) Du XIème au début du XIXème siècle, la place n'existe pas réellement puisqu'elle est occupée par diverses cathédrales successivement détruites et reconstruites face au palais. Les multiples péripéties de la révolution liégeoise (1789-1794) aboutissent à la fin de la principauté de Liège et à son incorporation, en 1795, à la république française. La destruction de la cathédrale Saint-Lambert débute dès 1794, les révolutionnaires voyant en elle le symbole de la puissance abusive de l'ancien régime. Ruines de la cathédrale Saint-Lambert (aquarelle de 1815). Echafaudages entoilés représentant le choeur de l'ancienne cathédrale (2001). Sur ce tableau représentant Napoléon Bonaparte premier consul ( Ingres, 1804), on aperçoit les coteaux de la citadelle et une partie de la cathédrale Saint-Lambert (en réalité, déjà en ruines à cette époque). Cette
inscription «LOIX PUBLIEES DANS LE DEPARTEMENT DE L'OURTE»,
sur la façade du palais des princes-évêques, rappelle
l'appartenance de Liège à la France L'espace encombré de ruines porte un moment le nom de place Napoléon le Grand; il est définitivement déblayé en 1827, sous le régime hollandais. C'est en 1829 qu'une place publique est officiellement aménagée sous le nom de place Saint-Lambert. Dans la seconde moitié du XIXème siècle, l'endroit se met à connaître un trafic important grâce à l'ouverture de la rue Lépold (associée à la construction d'un nouveau pont des Arches) et à la circulation des premiers tramways. Le
palais des princes-évêques en 1830 et 2003: Dans la Belgique indépendante d'après 1830, le palais est affecté aux services de la justice. En 1849, une nouvelle aile, dans le même style que l'ensemble, est ajoutée pour y loger les bureaux du gouvernement provincial: Au
tout début du XXème siècle. Les passants sont fascinés
par le charmeur de pigeons! Fondé en 1868, le théâtre du Gymnase vit ses derniers moment dès 1975. 1885:
ouverture par Auguste Thiriart, place Saint-Lambert, d'un magasin nommé
le Grand Bazar. Tout début du XXème siècle: le Grand Bazar s'est agrandi, et sa façade, de style Renaissance, est inspirée du palais des Procuraties de Venise. Cette façade, classée depuis 1985, vient d'être restaurée en 2004, le bâtiment comprenant des magasins au rez-de-chaussée et des lofts dans les étages. On
ignore toujours ce qu'il va advenir de l'«espace Tivoli»,
cette aire poussiéreuse qui sépare la place Saint-Lambert
de la place du Marché. Certains voudraient y voir un théâtre,
d'autres une zone verte, d'autres encore une annexe du palais de justice... En attendant une destination définitive, cet endroit sert épisodiquement pour l'une ou l'autre exposition ou manifestation folklorique. La
bulle de l'exposition «Simenon» Le
village de Noël en Le
petit avion de la place Le
petit avion «new look», Tchantchès, plus qu'une marionnette, est le héros emblématique de la cité de Liège. Découvrez sa légende en cliquant sur la photo ci-dessous: |