La seconde moitié du XIXème siècle connaît l'essor des chemins de fer. En 1865, on ouvre une ligne pour relier Liers à Vivegnis, tronçon qui permet de recevoir des convois en provenance des Pays-Bas, via Hasselt et Tongres. Voilà la lisière nord-est de Liège, industrielle, desservie par le rail ; on décide alors de la relier aux Guillemins (où une gare existe depuis 1842) par une voie ferrée de ceinture.

Cette jonction entraîne le percement d'un tunnel sous la colline de Pierreuse. Ces travaux d'envergure vont durer de 1871 à 1876.

Le première de ces deux vues date d'avant 1871 ; la seconde, de 1900. L'aménagement du chemin de fer de ceinture a profondément modifié les alentours du palais
 

Ce chantier colossal entraîne la démolition de nombreuses maisons, du bas de Pierreuse au faubourg Sainte-Marguerite, dans un quartier qu'on appelle alors le Fond-de-l'Empereur (le « Fond » par qu'il se trouve au bas des collines avoisinantes ; « de l'Empereur » en souvenir de Napoléon 1er).

En 1873.
En 2007.

 

Ci-contre, le Fond-de-l'Empereur au début des années 1870, vu depuis la rue Pierreuse :

(1) l'église Sainte-Croix
(2) la basilique Saint-Martin
(3) l'église Saint-Servais
(4) la future tranchée du chemin de fer.


Le même endroit en 1982 et 2006
(en attente)
 

Le tunnel vers 1880.
 
En septembre 2003.
 

SÉRIE 1 : la première gare du Palais.

Les Guillemins sont loin du centre-ville. Dès 1847, les autorités songent à établir une gare au coeur même de la cité, mais il faut attendre 1871 pour que le conseil communal décide de la faire construire près du palais des princes-évêques, dans le cadre des travaux relatifs au percement du tunnel sous Pierreuse.

La première gare, vers 1878, est une modeste construction de briques, bois et bitume.

La première gare du Palais à la fin du XIXème siècle.
 
Le même endroit en juin 2004.
 
Un train à vapeur sortant du tunnel sous Pierreuse, vers 1900.
 
Le même endroit en mars 2008.
 
Du côté des quais en 1904.
 
En octobre 2003.
 
En mars 2008, pendant les travaux d'extension du palais de justice


SÉRIE 2
: la gare de 1905.

À l'aube du XXème siècle, la gare du Palais est jugée indigne d'une ville qui se prépare à accueillir de nombreux visiteurs à l'occasion de son exposition internationale, prévue pour 1905.

La construction intiale est remplacée par un bâtiment néo-gothique, en harmonie avec l'aile du palais qui abrite le gouvernement provincial.

Sur cette carte postale « souvenir de Liège » de la fin du XIXème siècle, le bras de la dame s'appuie sur une vue du tunnel sous Pierreuse avant 1877-78, quand il n'existe pas encore de gare.
 
Le même endroit après 1905, avec la gare construite à l'occasion de l'exposition internationale.
 
La gare du Palais en 1905, due à l'architecte Edmond Jamar.
 
Le palais du gouverneur à la même époque.
 
Le même endroit en 2001. La gare inaugurée en 1905 se trouvait là où circulent les camionnettes jaune et orange
En 2006.
En 2008.

1909 : une carte colorisée de la gare du Palais.
2006 : un mur signalant une gare en contrebas.
 
Les quais de la gare au début
du XXème siècle.
 
Fin 2003.
 
Au début du XXème siècle.
 
En août 2008.
 

Le site de la gare du Palais vu de la place Saint-Lambert : un bâtiment néo-gothique en 1960 et des quais en contrebas en 2008
 

 

(Veuillez excuser le désordre qui suit, mais cette page est en cours de reconstruction)

Dès le milieu des années 1970, la place Saint-Lambert et ses environs subissent d'importantes modifications. La folie destructrice qui sévit à l'époque n'épargne pas la gare du Palais (du nom du palais de justice tout proche).

Début des années 1970 : la gare du Palais (à gauche, avec ses deux tourelles) va bientôt disparaître, pour être remplacée par un complexe souterrain.
 
2006 : la gare est « enterrée » depuis trois décennies, et le site un perpétuel chantier.
 

Mars 2008 : les travaux d'aménagement des extensions du palais de justice progressent rapidement, mais les nouvelles constructions masquent désormais Pierreuse et ses coteaux

L'entrée de la gare souterraine en 2006, indigne du centre-ville. 

 


Des travaux de peinture ont depuis rafraîchi les lieux. 


Un projet de réhabilitation, avec une nouvelle gare visible en surface, est heureusement en cours
(cf. le bas de cette page)
.






 




La rue de Bruxelles est l'artère qui relie la place Saint-Lambert au Cadran.

La gare du Palais, le palais du gouverneur et le début de le rue de Bruxelles en 1904.
 
En février 2007, pendant les travaux d'extension du palais de justice.
 
La gare du Palais et la rue de Bruxelles en 1904, en direction du Cadran, avec le pont d'Arcole.
 
En octobre 2006 (l'église Sainte-Croix est visible depuis la destruction des immeubles de la rue de Bruxelles dans le courant des années 1970).
 

La rue de Bruxelles dans la première partie des années 1970. A gauche, la plupart des immeubles sont consacrés à la prostitution. Tout a disparu, y compris les buildings du fond, situés au carrefour du Cadran.
 
La rue de Bruxelles à deux voies, en février 2007. A l'avant-plan, à gauche et à droite, le chantier d'extension du palais de justice.
 
Juin 2006 : la rue de Bruxelles vue depuis Pierreuse.
 
Mars 2008 : la vue est complètement bouchée par les travaux d'extension du palais de justice.
 

La photo de gauche date de la seconde moitié des années 1970, quand on a rasé le
carrefour du Cadran, au sommet de la rue de Bruxelles. En arrière-plan derrière la grue,
une flèche indique le bâtiment qu'on retrouve marqué sur la photo de droite
(au-dessus de la rue Haute-Sauvenière)
 


SÉRIE 3



SÉRIE 4

Dès 1849, une aile est ajoutée au palais pour abriter les services du gouvernement provincial (cliquez ici pour accéder à la page consacrée à la place Saint-Lambert).

Les autorités communales décident bientôt d'agrémenter l'endroit d'un parc, qui serait « un lieu agréable de promenade et de rencontre ». Le square Notger (du nom du premier prince-évêque au Xème siècle) est cité dès 1875.

Au milieu du XIXème siècle.
 
Au début des années 1960.
 

En mars 2008

Le square Notger, la gare du Palais et le palais du gouverneur au début du XXème siècle
 


La gare du Palais et le square Notger
en 1911.
 

Un chantier et un peu de verdure
en 2007.

 
La gare du Palais et le square Notger au début du XXème siècle.
 

Un siècle plus tard (décembre 2007).

 

Regard vers la place Saint-Lambert
dans les années 1950.
 
en 2007.
 

Le square Notger au début des années 1970, avec son célèbre magnolia.
 
Tout début du XXIème siècle : un magnolia a été replanté devant la façade occidentale du palais.
 

Les degrés Saint-Pierre sont pratiquement contemporains du square Notger, vers 1875. Il s'agissait d'un escalier monumental permettant d'accéder à la rue Saint-Pierre et donc au mont Saint-Martin.

Les degrés Saint-Pierre au tout début du XXème siècle.
 
De l'autre côté du square Notger, la rue Saint-Pierre aboutissait rue de Bruxelles, en face de la gare du Palais (photo de la fin des années 1950).
 

Les deux photos ci-dessous montrent les degrés et la descente de la rue Saint-Pierre avant les démolitions entamées en 1974.

 

Ces vues m'ont été fournies par Jean-Jacques EYEN, un ancien étudiant sorti de Saint-Laurent en 1967, qui évoque son quartier d'enfance, aujourd'hui totalement modifié !

Sur cette photo de 2006, le rectangle rouge indique l'endroit où se trouvaient le square Notger et les degrés Saint-Pierre...

L'appellation « Saint-Pierre » est due à une collégiale dédiée au premier apôtre, existant là dès le VIIIème siècle et détruite en 1810.

Cette photo de la fin des années 1970 m'a été prêtée par André DRÈZE, auteur de « Liège, 100 vues aériennes d'une ville millénaire ». Les degrés Saint-Pierre et le square Notger ont disparu (1). Un chantier absurde (2) envisage la construction d'un bâtiment moderne qui cacherait la façade du palais provincial. La place Saint-Lambert et l'espace Tivoli, de 1977 à 1979, connaissent d'importantes fouilles archéologiques (3)


SÉRIE 5

 

Pendant des décennies, la rue Saint-Pierre, qui se termine maintenant en cul-de-sac, a surplombé une zone laissée à l'abandon.

 

 Dans le fond : la place Saint-Lambert et la bulle de l'exposition Simenon en 2003.

Mais depuis septembre 2005, de nouveaux travaux sont en cours de réalisation, dans le cadre de l'extension du palais de justice.

En avril 2006.
 
L'avenir promis.
 
En mars 2007.
 
En août 2008.
 

Cliquez ICI pour accéder au blog « Photos récentes de Liège », qui comporte de nombreuses vues concernant les travaux d'extension du palais de justice.

Le projet des nouveaux bâtiments de la justice et de la gare du Palais :

En août 2008.
 
Dans l'avenir.
 
En août 2008.
 
Dans l'avenir.
 

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En 1905, l’architecte Edmond JAMAR construisit une nouvelle gare du Palais en remplacement de la modeste construction de briques et de bois

La SNCB-Holding vient de terminer le relooking complet de la gare du Palais, à Liège. Résultat de 5.400 heures de travail effectué par les hommes de la division liégeoise Patrimoine de la SNCB, la rénovation a coûté 245.000 euros.

Idéalement située en plein coeur de Liège et à 100 mètres du Palais des Princes-Evêques, cette gare secondaire souffrait depuis des années de très gros problèmes de vandalisme et d'insécurité. Selon le porte-parole Carlos Lopez, cette ère est terminée: "Des escalators aux quais, en passant par la salle d'attente, les guichets et les toilettes, tout a été remis en état. Plus un tag, plus de coins sombres et d'odeurs nauséabondes."

Et pour éviter de nouvelles dégradations, 15 caméras veillent désormais au grain 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. De quoi permettre aux 3.000 voyageurs quotidiens de "prendre le train en toute sécurité". A terme, une toute nouvelle gare remplacera l'actuelle gare du Palais, dans le cadre de la construction des annexes du Palais de Justice, situé juste à côté. (belga/7sur7)