IIII
   

11 DÉCEMBRE 2005 :

Élections présidentielles au Chili

 

 

La gauche allendiste a son pacte politique :
Juntos podemos más !!!
(Ensemble, nous pouvons plus !)

et son candidat :
Tomás Hirsch

 
  II
     
   
11 Décembre 2005 : Élections présidentielles au Chili
Page d'accueil
Fête-présentation de "Juntos podemos más" à Liège
Concert de Patricio Anabalón au Théâtre "Le Moderne" à LIège
Qui est Patricio Anabalón ?
Site officiel de"Juntos podemos más" au Chili
Attac Chili s'implique dans la campagne présidentielle
Archives 
Chili 2003 :  30 ans déjà
Page d'accueil
Présentation
«La terreur est descendue du ciel»
Le Programme de la Quinzaine
Les expositions
Les débats
 Les spectacles
Cantate «Santa María de Iquique» aux Chiroux
Commémorations officielles
En Belgique
Au Chili
Dans le monde
30 ans après: l'impunité
Le Chili de Pinochet
Chili: lorsque le rêve s'inscrivait sur les murs
Les dernières paroles du président Allende
Allende vit
Le site de l'Association des Familles de Détenus Disparus au Chili
Documents et liens
 
 

Une campagne d'Amnesty International:
cliquez sur l'image
Lire aussi: «Esmeralda: The torture ship»

 


Comme les tenants du "NON" lors du référendum français sur la "Constitution" europénne, la candidature de Tomás Hirsch a été victime du blocage systématique de la droite, des officiels et de la grande presse chilienne

Malgré le fait que le pacte politique "Juntos Podemos Más" ait obtenu plus de 9% des voix lors des dernières élections municipales, la candidature de Tomás Hirsch ainsi que celles de ses camarades à la Chambre et au Sénat ont bénéficié d'un espace infime dans les media et au niveau de l'ensemble de la publicité électorale de cette campagne.

L'explication est simple, et s'il fallait trouver un élément de comparaison avec la réalité européenne, on pourrait dire que "Juntos Podemos Más" est victime d'un blocage analogue à celui subi par les tenants du "NON" durant la campagne précédant le référendum français sur la "Constitution" européenne. En effet, le message de Tomás Hirsch est aussi bloqué systématiquement par les officiels ainsi que par les media qui, au Chili –mais cela n'est pas une exception ailleurs au monde à l'heure de la mondialisation–, sont contrôlés par les grands groupes économiques.

Il y a pire : par moments, ce blocage est devenu de la persécution ouverte. Ainsi, par exemple, la présentatrice des quelques spotss électoraux télévisés de Tomás Hirsch –la journaliste Pamela Jiles, veuve du journaliste José Carrasco Tapia, assassiné par la dictature–, fut licenciée de la chaîne de télévision TVO pour le seul fait d'avoir exprimé publiquement son adhésion citoyenne, et ce en dehors de toute référence à ces activités professionnelles, à la candidature de Tomás Hirsch?
Visionner video

Par ailleurs, il y a seulement quelques jours (le 7 décembre) la police militarisée chilienne (carabiniers), par ordre du gouverneur de Santiago (au Chili les gouverneurs sont désignés directement par l'Exécutif) a démonté l'un des deux panneaux publicitaires géants (oui, seulement deux) dont dispose "Juntos Podemos Más" à Santiago pour cette campagne. Déjà il y a trois semaines les carabiniers de Santiago-Centre avaient tenté d'enlever l'autre de ces "géanto-graphies" de la campagne de Tomás Hirsch, mais cela a pu être évité de justesse grâce à l'intervention rapide des dirigents de "Juntos Podemos Más". Comme l'a signalé le candidat à la Chambre Juan Andrés Lagos, l'un des affectés directs par cette agression à la liberté d'expression : "Nous n'avons pas les moyens pour ce type de "géanto-graphies" et s'ils nous en enlèvent seulement une, c'est presque comme s'ils nous enlevaient toute notre publicité."
Lire

Cela nous ramène à la deuxième explication du fait que Tomás Hirsch apparaisse moins dans les media durant cette campagne: la disproportion flagrante au niveau des moyens dont disposent les candidats dans la course. Là où, par exemple, Tomás Hirsch ne dispose que de deux de ce type de panneaux, les trois autres candidats ainsi que leurs candidats à la Chambre et au Sénat disposent de centaines ce ceux-ci. Et la même situation se répète à la TV, à la radio, dans les media en général.

Là aussi l'analogie avec le référendum français est pertinente car ce qu'on ne peut pas dire à la TV, dans les journaux, à travers des panneaux publicitaires géants, dans des spots passées à répétition tout au long de la journée à la TV et dans les radios, on doit le dire à travers d'innombrables réunions dans les viles, dans les villages, dans les quartiers; on doit le dire à travers la contribution des artistes qui, très nombreux, adhèrent au projet de Tomás Hirsch; on doit le dire avec de la peinture, en dessinant sur les murs, ou à travers des affiches, ou par par l'utilisation d'Internet ou du courrier électronique, utilisation dont les partisans de Tomás Hirsch ont fait montre, avec des moyens dérisoires, de beaucoup de créativité, beaucoup d'ingéniosité, comme l'ont même recconu certains de leurs adversaires.
Lire

L'analogie avec le référendum français est pertinente, donc, jusque y compris le fait que, malgré tout cela, malgré le blocage systématique par les officiels et par les media, malgré la disproportion au niveau des moyens, tout comme le "NON" en France, la candidature de Tomás Hirsch grandit dans le cœur des Chiliens passant, en quelques semaines dans les sondages, d'environ 2%, à 7, 9, voire 10%.

Avec une différence cépendant : là où le "NON" français a pu continuer à progresser jusqu'à la victoire, "Juntos Podemos Más" et son candidat sont conscients que Tomás Hirsch ne sera pas élu président du Chili en ces mois de décembre ou en janvier et que cette "bataille" n'est qu'une de plus parmi les nombreuses qu'il faudra continuer à mener si l'on veut réellement que le Chili romps entièrement et définitivement avec l'héritage du passé dictatorial (la Constitution pinochettiste, le système électoral "binominal", les pouvoirs "de facto", les abus tels que celui commis par les "carabiniers" à l'encontre du candidat Hirsch, l'abîme séparant les plus riches des plus pauvres (malgré les bons résultats sur le plan "macroéconomique"), l'impunité dont jouissent la plupart des violeurs des droits de l'Homme de la dictature, etc.) et parvienne une fois pour toutes à (re) construire une véritable démocratie.

Jorge Palma

Liège, le 9 décembre 2005

 
     
     
     
     
     
     
     
     
         
 

Liège: Quinzaine de commémoration du 30ème anniversaire du coup d'État militaire au Chili

Une initiative du Rassemblement Liégeois pour la Paix et de la Coordination des Exilés Chiliens de Liège, avec le soutien de la Région Wallonne, de la Communauté Française, de la Province de Liège, de la Ville de Liège et d'une quarantaine d'associations

Mise à jour le 09/12/05

Responsable du serveur: J. Palma <j.palma@laposte.net>